09/09/2008

Un peu plus de vérité !

Voici le prêche d'un ami prêtre reçu par fax ce week end.  Ce constat est interpellant sur bien des points.

Toute ma vie durant, j'ai essayé de me montrer tolérant à l'égard de ceux qui ne partagent pas notre foi. Mais aujourd'hui, il y a quelque chose que je ne peux plus entendre dans leur bouche, c'est que "la religion ne sert à rien!" Et quand je lis le chapitre 18 de l'évangile de Matthieu, j'ai envie de dire que ce propos est celui de gens qui sont égoïstement très satisfaits d'eux-mêmes; comme il en existe tant aujourd'hui, et ne sont pas prêts à remettre en cause leur manière de vivre.

En juxtaposant une série de paroles de Jésus, Matthieu évoque la vie en communautaire harmonieuse./...     Dans ce contexte du chap. 18, l'auteur va alors ressortir la terrible  phrase déjà lue lors de la mission de Pierre : "Ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel..."  Le caractère radical de toute action accomplie envers nos frères, qui sera encore souligné dans les dernières paroles de la vie publique de Jésus : "Venez... ou allez-vous en,... j'ai eu faim, j'ai eu soif..."  Ayant parlé de nos relation entre nous, il en vient, en deux courtes phrases, à parler de nos relations avec Dieu, pour dire les effets de la prières communautaire.  Puis, en sommet de ce chapitre, il va dire l'exigence du pardon,  "Pardonnez jusqu'à 77X7 fois; et il terminera par la parabole du serviteur impitoyable.

La religion, ça ne sert à rien si "servir" veut dire vous être utile à vous dans la recherche de jouissance égoïste de ce que peut vous procurer ce monde.  Ça ne vous donne, par exemple, pas 17.000euros, soit quelque 700.000Fb pour passer des vacances avec votre dite "compagne", (évocation d'un fait d'actualité). Ça vous force, au contraire, à voir que c'est honteux de votre part, en un temps où ceux que vous prétendez protéger, les petits, n'ont plus assez d'argent pour s'offrir un seul week end de modeste détente. La vérité c'est que la religion, ça vous interpelle sans cesse sur ce que vous faites du plus humble des hommes; elle vous dit que c'est votre frère. Mais le mot "interpeller" vous dérange, vous n'aimez pas ce vocabulaire des chrétiens. Or, la religion, elle vous dit encore que tout ce que vous faites, ici sur cette terre, a une valeur d'éternité, dans un sens ou dans l'autre. Car Dieu s'est identifié au hommes. 

Mais il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre... Il est plus facile de dire que la religion, ce ne sont que des sornettes idéologiques... Et, plutôt que changer sa vie, il est tellement plus facile de ne parler de justice que dans le seul contexte de l'organisation de l'Etat! Le monde a tellement soif d'un peu plus de vérité !

Source : Un prêtre pas très romain       

 

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15/04/2008

Une histoire de tour

Pour une Église en devenir !

L'Église, après 21 siècles d'existence, est à un tournant de sont histoire. Enfermée dans sa tour d'ivoire, elle ne trouve plus la sortie.

Tel un haut parleur au sommet de son minaret, la voix de son "ayatollah" central trouve encore écho dans les médias (ceci n'est pas critique, n'y voyez que perception de la "visibilité"). Étant devenu pèlerin de l'infinitude et vagabond dans la réalité, j'ai pris définitivement distance avec cette partie de l'Église, nommée aussi Institution.

Mais (car il y a souvent des "mais")..., je suis dans l'impossibilité de prendre mes distances envers la personne de Jésus. En effet, Jésus, je le vois partout ! Petite précision : je le distingue particulièrement dans les quartier pauvres, voire "malfamés". Tandis que les personnes qui croient l'avoir "capturé" doivent se trouver également dans la tour d'ivoire.

Mon espoir, est de constater qu'il y a des clercs et laïcs qui prennent leurs responsabilités. Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de percevoir cette Église s'écroulant petit à petit. La renaissance viendra avec des personnes qui lisent, vivent et pratiquent les Évangiles, si j'ose parler : à l'endroit. En d'autres termes, je prends le pari d'une espérance placée à l'intérieur d'une nouvelle ère chrétienne évolutive. Cependant, ma principale crainte peut se résumer de cette manière : que cette nouvelle Église, se caractérisant par une réelle ouverture, se renferme, elle encore, au-dedans d'une nouvelle tour d'ivoire...

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11/02/2008

Le "Camp de Jésus"

Le « Camp de Jésus » Jesus Camp est un documentaire qui fait froid dans le dos.  Il permet de saisir la dangerosité grandissante des mouvements évangéliques aux Etats-Unis.  La caméra du documentaire Jesus Camp suit deux enfants de moins de dix ans, Rachel et Levi, qui se retrouvent dans les rets d’une prédicatrice évangélique, Becky Fisher. Derrière cette oratrice ébouriffée, aux allures de tantine-gâteau et dans les bras de laquelle on aurait presque envie de se faire consoler, se cache une manipulatrice particulièrement perverse.Elle sait pertinemment bien que c’est entre sept et neuf ans que les enfants sont les plus manipulables. Elle les instrumente littéralement pour en  faire de petits soldats de Dieu, prêts à donner leur vie pour la bonne cause. Elle utilise les moyens propres à séduire cette génération nourrie au son et à l’image : les médias, la musique et les jouets pour marquer les esprits par des images fortes.  Elle joue habilement avec leurs émotions pour les galvaniser et chacun de ses prêches, subtilement mis en scène, se termine dans un véritable déferlement de cris, de larmes et de transes, certains enfants se retrouvant même au sol secoués de spasmes. Le show se termine par une démonstration de danse où les enfants, déguisés en soldats, miment les combats d’une guerre sainte, dans une comédie musicale et guerrière.   Lorsqu’elle organise un camp de vacances, c’est moins pour les déstresser que pour les endoctriner. Ainsi, toutes les activités ludiques sont empreintes d’une religiosité superstitieuse.  L’on voit par exemple une petite fille au bowling prier en ces termes : « Boule, je t’ordonne, au nom de Jésus, de faire un lancer réussi. »  Ils sont également incités au prosélytisme, et les « meilleurs » sont entraînés à devenir eux-mêmes des prédicateurs. Miss Fisher les met en garde contre Satan à l’œuvre dans ce monde, contre Harry Potter, cet ennemi de Dieu qui, selon les lois de l’Ancien Testament, devrait être mis à mort.  Qu’on l’accuse de lavage de cerveau ne l’intimide guère, tant il est vrai que pour elle, la foi semble justifier tous les moyens. Si cette manipulation se cantonnait au domaine privé de la foi, ce ne serait encore qu’un demi-mal. Mais cette mouvance chrétienne, si l’on ose encore accoler cet adjectif à ses méthodes, joue un rôle politique de plus en plus grand. Le poids électoral des Evangélistes va croissant  et Georges Bush leur doit une fière chandelle. Il est d’ailleurs vénéré comme une idole et lorsque son effigie en carton est présentée aux enfants, ils sont priés de chanter sa gloire et de soutenir sa guerre en Irak. Homme pieux, il est vu comme le sauveur providentiel capable de rechristianiser l’Amérique le monde entier. Les mouvements pro-life trouvent là aussi un terreau fertile pour ancrer leurs discours anti-avortement, et ils emmènent des enfants prier devant le Congrès à Washington. « D’ailleurs, dit un prédicateur, pas besoin de parlement puisque tout est dans la Bible ! Pourquoi discuter encore des droits des homosexuels puisque tout est dit clairement ? »La désinformation bat son plein et des cours à domicile, doublés d’émissions de télévision, achèvent de convaincre les petites têtes blondes, au moyen d’images fortes et fausses, que l’école leur ment, que la science les trompe et les déshonore en les réduisant à l’état d’animaux évolués, puisque, en vérité, la création du monde remonte à six mille ans, au jardin d’Eden. Par ailleurs, on remet en cause le réchauffement climatique et l’écologie : on peut violenter la terre et profiter au maximum de ses ressources puisque Jésus viendra nous sauver. Aux Etats-Unis, où la séparation de l’Eglise et de l’Etat garantit la démocratie, une nouvelle génération est un train de monter, dont la foi et les convictions pourraient bien en faire vaciller les bases.

Source : L'appel 304 - Février 2008 (Jean BAUWIN)

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03/04/2007

Pilate n'avait-il pas raison ?

Dans la culture ambiante, jamais peut-être l'ambiguïté n'aura été aussi grande quant à tout ce qui concerne la vérité. Déjà, par les médias nous nageons dans des images et des pseudo-réalités que l'on appelle virtuelles; c'est devenu du pain quotidien. Les pouvoirs sont plus sournois que jamais pour nous faire avaler n'importe quelle couleuvre selon ce qui leur convient. Voyer comment les politiciens viennent nous leurrer à la T.V. avec des sourires angéliques pour mieux nous arranger à leur sauce. Comment les gestionnaires de la finance manipulent à leur profit les hommes comme les capitaux sous les prétextes les plus fallacieux de condition de survie pour leur entreprise. Voyez les flatteries et les mensonges simplets de toutes les publicités dont nous sommes matraqués en vue de notre usage de tant de produits plus ou moins utiles et efficaces. Comme si ça ne suffisait pas, il y a encore pour nous dérouter les boniments de marchands de religions ou autres idéologies de tout poil... Tout étant présenté comme vérités, on nage constamment dans l'a peu près, si pas dans le mensonge. Il nous faut faire grand effort pour déceler la vérité dans tout ce qui nous entoure et qui nous conditionne. Pour ne pas en souffrir et pour ne pas être ces irresponsables que l'on mène par le bout du nez, telles les foules qui ont suivi Hitler ou quel qu'autre dictateur, ou encore tels ceux qui, il y a 2000 ans, se sont laissé ameuter par les chefs des prêtres, scribes et pharisiens, et ont crié : "A mort, crucifiez-le!" sans trop bien savoir ce qu'ils faisaient. En disciples de la vérité, nous ne pouvons pas rester indifférents devant cette évolution de la société. Et tout en sachant que nous ne pouvons pas grand chose, nous ne pouvons surtout pas prétexter que cela nous dépasse pour ne rien faire... Nous avons à être suffisamment inventifs pour faire bouger les choses là où nous pouvons avoir quel qu'influence, si minime soit-elle.

 

Mais dans ce conditionnement déplorable, il nous faut aussi et surtout faire grand effort pour ne pas laisser influencer nos propres consciences, ou point où elles en deviendraient altérées quant à notre propre capacité de dire la vérité et d'agir en vérité dans nos vies. Jésus nous appelle sans cesse à être vrais. "Que chacun dise bien la vérité à son prochain" recommandait déjà le prophète Zacharie, "Que votre oui soit oui, que votre non soit non; tout le reste vient du démon" dit Jésus en Mt5,37 et Jac. 5,12 reprend textuellement la recommandation à son compte. "Ne nuisez pas à la vérité par vos mensonges" recommande le même apôtre. (3,14) "Petit enfant, n'aimons ni de mots ni de langue; mais en actes et en vérité. A cela nous saurons que nous sommes de la vérité" (Jn 3,18-19) "Je vomirai les tièdes", au aussi dit tout net Jésus qui, ne l'oublions jamais est mort pour avoir parlé trop clairement ! Or, il faut oser le dire, cette netteté du langage, est trop peu souvent l'apanage des qui se réclament du christianisme. Les milieux politiques qui en portent le nom se vouent trop facilement à un extrême centrisme qui devient du chèvrechoutisme inefficace. Les milieux cléricaux, au nom d'une douteuse sagesse, s'abstiennent tellement souvent de s'engager sans ambages. Tandis que la pratique, dite jésuitique, de la restriction mentale nous colle à la peau comme une caractéristique dénoncés par les milieux non-croyants. Enfants de Dieu, enfants de la vérité, dire clairement la vérité et agir de tout vérité devrait nous caractériser au contraire. Il nous faut faire bien attention à pratiquer la vérité selon l'évangile de ne pas être du clan si souvent dénoncé par Jésus, celui des Pharisiens.

 

Mais il y a un pas pas de plus à faire, c'est la vérité sur nous-même, tout simplement; ce à quoi Jésus nous appelle sans cesse. Dans la parabole du Pharisien et du Publicain, qui donc est déclaré juste, sinon celui qui connaît ses limites et peut les avouer? Repensons ici à  cette succulente histoire de la femme adultère... Avant que Jésus prononce cette fameuse parole : "Que celui qui n'a jamais péché lui jette les première pierre !" il avait observé un long silence, un silence qui agaçait ses interlocuteurs parce qu'à lui seul, il les forçait à faire un retour sur eux-mêmes. Cela, ils ne le supportaient pas; ça les troublait aussi et pour meubler ce silence, ils le harcelaient en exigeant une réponse. Oser se regarder soi-même, du fait d'oser se découvrir et s'accepter tel qu'on est, et à tout âge, cela demande beaucoup de courage. Il m'arrive de penser que le comportement pharisien (quand on sait que les Pharisiens sont des gens reconnus comme bien intentionnés) est le fait de ceux qui voudraient bien, mais n'arrivent pas à ce stade de vérité, et à partir de là se protègent derrière le paravent d'une attitude qui sonne faux.

 

"Qu'est-ce que la vérité?" avait répondu Pilate. C'était peut-être la plus belle réponse qu'il puisse faire en tant que païen. Car au moins lui n'a pas prétendu la posséder. Car de toute façon, parvenir à la vérité, c'est tout un programme; et c'est le programme toute vie et de toute vie chrétienne en particulier. Notre vie est un cheminement constant de recherche de la vérité qui devient en finalité recherche de Dieu. Qui croit posséder la vérité est nécessairement dans l'erreur et commence à s'adonner au sectarisme. Non, la vérité ne se laisse pas posséder, elle cherche au contraire des serviteurs. D'humbles serviteurs. La vérité s'accompagne toujours de l'humilité, dans nos vies comme déjà en Dieu lui-même. "Cherchez Dieu, vous tous les humbles de la terre... cherchez la justice, cherchez l'humilité, disait déjà le prophète. (Soph 2,3) "Heureux ceux qui ont une âme de pauvre" dira Jésus.  C'est pour cela que la vérité a tant d'affinités avec l'amour.  Lpv

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31/03/2007

Propos de carême (3)

Jésus Christ et la morale  

 

Toute l’ambiguïté des choix et relations humaines se retrouve dans la nébuleuse appelée « morale ».

 

Morale de ceci, de cela, patati et patata…

Les pharisiens n’ont jamais disparu, ils sont toujours les chantres moralisateurs d’antan.  François pensait que l’espèce était en voie de disparition, et sa conclusion penche maintenant vers une recrudescence.  De ce côté là, si Jésus revenait, il ne serait pas trop perdu !  La morale  est devenue trop souvent le repaire des hypocrites. 

Jésus a déclaré (Mc 12,31) : « Voici le second (commandement), tu aimeras ton prochain comme toi-même.  Il n’y a pas de commandement plus grand  que ceux-là ».  Avec ces quelques mots, Jésus réussit une synthèse d’une rare simplicité.  Les grands discours intellectuels peuvent retourner à leurs  chères études.

Une autre innovation de Jésus est le pardon, c’est sans aucun doute, l’acte le plus difficile à mettre en pratique.

Aimer son prochain sans avoir intégré le pardon n’est pas possible. 

Il faut ajouter un « ingrédient » : le partage.

Ce thème est abordé à plusieurs reprises durant la vie de Jésus.  Sans ces trois préceptes, le christianisme n’a plus de raison d’être. 

 

Pour le reste, Jésus n’est pas très bavard, les apôtres le seront plus.  Toutefois, la conformité de leurs propos au message-même de Jésus est parfois difficile a établir.  Au vingt et unième siècle,  il n’est plus raisonnable de déclamer une morale sur une tradition…   Il ne faut pas éclipser d’un coup de crosse magique l’évolution de l’existence.  A entendre les bonzes de Rome, l’homme serait incapable de penser ce qui pourrait être bon pour lui.  Il faut croire qu’ils nous prennent pour des débiles amoraux.  Par chance, il nous reste encore Jésus…  Il est plus facile  d’édicter une « morale » rigide et éternelle que de faire face aux défis présents et a venir.   

 

La dernière campagne électorale présidentielle des Américains a été le théâtre du retour de la  morale.  Le candidat le plus « vertueux » a gagné les faveurs des citoyens d’Amérique.  La morale la plus « vertueuse » a fait pencher la balance dans le camp de l’intolérance.  Ainsi, la guerre de l’axe du bien contre l’axe du mal a été conforté.  Cet exemple montre parfaitement la limite de la morale.  Comment est-il pensable que des millions de personnes croient faire partir de l’axe du bien ?  Il faut croire que leur Dieu est issu de l’époque des Croisades.

Cet état de choses ne satisfait pas François qui, lui, pense que pour adhérer à cette « croyance », il est nécessaire de concevoir le monde uniquement à partir de soi et pour soi.  Avec un peu de logique, il est facile de s’apercevoir que concevoir un monde à partir de soi-même est voué à l’échec ; cela équivaudrait à ce qu’ une partie des humains soit au-dessus de tout et tous.  Dans notre vie quotidienne n’est-ce pas déjà ce principe qui prédomine ?

Dans cet exemple, force est de constater que la morale mal interprétée est devenue immorale.  Ainsi donc la morale devient facilement une tueuse silencieuse…  

 

François a, comme beaucoup, des obsessions ; la sienne est la morale économique.  Ce sujet, nous préférons le rencontrer dans les livres, articles…  Et pourtant, Jésus dans sa vie publique, à bien essayé de convaincre de la nécessité d’établir une morale économique.  Mais, les puissants de cette époque ont vu le danger se rapprocher, nous connaissons l’option qu’ils ont préférée…   Les puissants de notre époque n’ont guère changé les méthodes.  Les procès ne sont même plus nécessaires.

Pour s’en convaincre, constatons simplement les « disparitions »  et « suicides », des personnes qui réclament plus de justice.  En Amérique du sud et Afrique, les Etats tiers n’hésitent pas à  prêter main forte.

Vouloir établir une morale économique est dangereux, pourtant le besoin n’est plus à prouver.  Jésus n’a jamais arrêté son combat pour plus de justice et équité.  C’est sans doute par manque d’intelligence, que François ne comprend pas qu’il soit possible d’être  chrétien et en même temps, être un puissant de ce monde. 

 

Jésus durant sa vie publique ne s’est pas permis d’ ériger une liste d’interdits moraux.  Il a montré au travers de sa vie terrestre la miséricorde du Père.  L’origine de la morale catholique ne trouve donc pas sa provenance en la personne de Jésus.  Elle a été établie par l’homme durant  vingt et un siècles.  Nous pouvons établir qu’elle a évolué durant cette longue période.  Pour ne pas perdre son emprise sur le clergé et le peuple des baptisés, la morale s’est endurcie, et un chapelet d’interdits vu le jour.

Le plus révoltant pour François, c’est que l’intolérance a pris de l’importance au nom de Jésus Christ.  L’objectif de vie fraternelle de Jésus a très vite été remplacé par une morale intolérante, et la libération de l’homme par l’homme renvoyé au placard… 

 

La morale tueuse et silencieuse, occupe une place en vue dans le fonctionnement de notre société actuelle.

L’enseignement de Jésus est détourné au profit de conceptions de vie intolérantes.  La science devient pour certains une œuvre du Malin, alors que son objectif est d’assister l’homme durant les épreuves de sa vie.

L’homme n’est pas immature. Lorsqu’il estime qu’un problème éthique peut survenir,  il prend le temps de réfléchir.  La connaissance du bien et du mal, les religions pensent en être dépositaires.  François comprend très bien cette position : les religions telles que conçues actuellement ont peur de perdre leur monopole.  Pour ma part confie François, je ne peux que me réjouir de cette situation.  Où est Jésus dans ce débat ?  Il ne faut pas le chercher : sa préoccupation est de rendre l’homme responsable face au choix qu’il doit effectuer.  Jésus n’a jamais enseigné sur : l’avortement qui existe depuis toujours, la procréation assistée, l’homosexualité…  Par contre, il n’a jamais caché son opinion sur les pauvres (matériellement et moralement), les gardiens de la doctrine, l’argent…

Bref, les préoccupations de Jésus ne sont pas les mêmes que celles des religions.  Lpv

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05/03/2007

Propos de carême (2)

L'omelette

On a l'habitude de dire : "Il n'est pas possible de faire une omelette sans casser des oeufs".  Je serai tenté de dire également qu'il n'est pas possible de traiter la problématique de la pauvreté uniquement sous l'angle de l'assistance.  Laissons cette manière d'agir au "monde politique".

L'illusion du bien être matérialiste nous entraîne vers une autre illusion : celle de la réalité perçue.  Cette dernière n'est pas uniquement ce qui est montrè à la télévision ; non, elle est pire !  Afin d'éclaircir les choses, parlons dès à présent de "réalité réelle".

Si nous espérons devenir un jour chrétien, nous devrons réaliser que (pour moi on ne devient pas chrétien par le baptème) devenir chrétien c'est le temps de l'existence terrestre.  En d'autres termes, être chrétien n'est jamais acquis, et que le "chrétien en devenir" doit se démarquer des autres. Traitons la pauvreté avec l'esprit de Jésus, c'est-à-dire, lorsque cela s'avère nécessaire, redevenons des rebelles.  Oui, j'ai bien dit REBELLE.Avoir les pieds et la tête dans la réalité réelle sans être rebelle, est pour moi chose impossible, et heureusement pour mon équilibre psychique...

Le capitalisme fonctionne en grande partie grâce au lobbying exercé sur les dirigeants de ce monde.  Le moins que l'on puisse écrire est que la formule a du succès et de beaux jours devant elle... mais les bénéficiaires de cette méthode sont une frange minuscule de la population globale. Il est grand temps que tous les "chrétiens en devenir" utilisent un égal lobbying sur les dirigeants politiques, mais surtout chez les décideurs économiques. L'authenticité du "chrétien en devenir" est à ce prix. Combattre la précarité dans son quartier ou à des milliers de kilomètres demande une telle organisation.  Alors une question me revient sans cesse à l'esprit : "Quattendons-nous pour casser des oeufs...?"    a+Lpv

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06/07/2006

C'est trop simple

C’est trop simple

 

C’était vrai hier comme aujourd’hui encore bien souvent.  C’était trop simple.

Les gens, il leur faut de l’extraordinaire, voire de l’exotique : on n’a jamais approfondi voire tout simplement lu les  Évangiles, mais on court vers le bouddhisme ; même si le Dallai Lama, lui-même s’en étonne, car, lui, trouve une grande sagesse en Jésus.  C’était un jeune homme comme les autres ; pour qui se prenait-il donc ?  On le connaissait trop bien, c’était le fils de Marie et de Joseph, le charpentier du lieu, le frère ou le proche de Jacques et des autres.  Il y a peu, il avait quitté le village pour se mettre à prêcher et guérir comme un prophète, il avait déjà fait des disciples autour de Capharnaüm où il s’était plus au moins établi…  Sa mère et ses frères ont déjà voulu aller le rechercher en pensant qu’il était devenu fou.  Ce n’est pas lui qui allait faire la morale, même si on reconnaissait quand même en lui une grande sagesse et art de guérir !

 

C’est qu’il n’y a rien d’évident à être prophète.  Un vrai prophète, n’est pas là pour plaire, mais pour parler au nom de Dieu.  Aussi doit-il parfois dire aux gens que leurs manières de penser et d’agir ne sont pas celles de Dieu, même si, eux, se considèrent comme de grands croyants.  Mais ce n’est peut-être là ce qu’il y a de plus difficile ; le plus ardu est de faire comprendre que Dieu n’est pas dans les manifestations de puissance, mais au cœur de l’homme dans le plus ordinaire et quotidien de sa vie et de ses relations…

L’homme, trop souvent il essaie d’échapper à cette intériorité qui l’oblige à dépasser les apparences et à percer les murs qu’il se construit autour de lui.  Des prophètes comme Amos ou comme Jérémie ont eu les pires difficultés à se faire entendre.  Ceux que les gens admirent, ce sont les auteurs des actions d’éclat.  Et au temps de Jésus, le sauveur qu’on attendait, c’était quelqu’un comme Moïse ou Elie.  On oubliait ce beau récit de la Bible disant que Dieu pour rendre visite à l’auteur de hauts-faits que fut Elie, Dieu n’était pas dans un grand feu, ni l’ouragan, mais dans une brise légère.  Jésus, il honore les enfants et la pauvre veuve, il s’intéresse aux malades et aux pécheurs…  Rien d’exaltant ! Quant aux miracles qui lui sont attribués, on sait comment il faut les comprendre : symboliquement.

 

Dans le message des prophètes déjà et de Jésus à coup sûr, l’extraordinaire ce n’est pas spécialement l’affaire de Dieu.  Il y aura beaucoup plus de croyants le jour où les gens comprendront que, contrairement à ce qui se colporte encore notre culture, Dieu, tel que nous en parle Jésus, c’est un Dieu « pour homme » au sens où c’est l’homme dans ce qu’il est, mais encore tout homme également, qui l’intéresse, dans tout ce qui fait sa vie et ses relations, les plus quotidiennes d’abord.  C’est cela qui, à ses yeux, a valeur d’éternité.

 

Mais après cette première clé qu’est la confiance, il y en a une deuxième : c’est que pour acquérir cette confiance, il faut la simplicité, l’humilité ; il faut que l’homme qui qu’il soit, le seigneur ou le dernier des manants, cesse de se prendre pour le nombril du monde !  C’est là la grande différence entre, d’une part, les fous qui ont suivi Jésus ou ceux qui, comme certains, contre vents et marées des modes contemporaines, continuent à le prendre pour référence… et, d’autre part, ceux qui –se disant croyants ou non- se promènent comme les scribes et pharisiens, très sûrs d’eux même, écrasent les autres de leur suffisance ; voire ces jeunes qui déambulent le nombril en l’air et cheveux dressés plein d’agumina, véritables pantins du capitalisme, son commerce et sa publicité, qui font tout pour leur faire croire qu’ils sont de petits dieux, les petits dieux du sexe, nés d’Eros ou Cupidon…, on retourne au paganisme le plus arriéré sous prétexte d’être moderne !

 

Le rôle du prophète, c’est de tuer chez l’homme l’orgueil qui l’enferme sur lui-même et l’empêche de s’ouvrir à Dieu et consécutivement aux autres.  Ce n’est que dans un cœur simple, devenu simple au plus souvent, que l'évangile peut parler.  Et, toute l’histoire de l’humanité le prouve, cette simplicité, elle ne va pas de soi.

La simplicité, c’est pourtant la condition pour tout véritables progrès.

 

Source : un de mes amis

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29/04/2006

La métaphysique de l'âne (fin)

La perception du temps, selon l’âne dépend de l’être.

Il est donc difficile d’avoir une définition exacte, encore faut-il que l’exactitude soit réelle !

Les scientifiques peuvent à peu près dater la création de notre astéroïde nommée terre.  Cependant, reste une inconnue, et pas la moindre : le commencement de l’univers.  Bon, stop !  On va se perdre, retournons à nos moutons…

 

Le temps n’a pas besoin de l’homme pour exister.

La terre d’un point de vue métaphysique fait partie du temps.

Elle n’a pas eu besoin de l’homme pendant des centaines de millions d’années.

Par contre, les habitants de la terre (inclus les animaux) ont structurellement besoin du temps pour s’organiser.

Dans l’état actuel de l’évolution, que ferrions-nous sans notre terre ?  La question se poserait de la même manière sur une autre planète.

 

La première occupation de l’homme est d’exister, voire subsister pour beaucoup.

Nous vivons à l’intérieur d’un univers qui naît et qui meurt : c’est pour moi, l’évolution de l’existence.  Nous pouvons ainsi sans fin nous masturber intellectuellement.

 

L’âne ayant banni les certitudes, il se contente de contempler les éléments de la terre et du ciel.  Cela s’appelle : la métaphysique de l’humble.

Par là, la terre n’est plus un objet, elle s’ouvre à une relation d’ordre spirituel ; ce que vivait François d’Assise.

 

Prochain post : le nihilisme

19:40 Écrit par Lpv dans Religion | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

27/04/2006

Métaphysique de l'âne

La métaphysique de l’âne 

 

Qui suis-je ?

Je suis un individu à l’esprit borné ; incapable de rien comprendre.

Mais aussi : Un être faisant l’imbécile pour obtenir ce qu’il veut !

 

Maintenant, reprenez votre souffle et respirez paisiblement, nous partons vers un voyage hors du temps.

Aïe, le mot est lâché, le temps existe-t-il en tant que réalité ou « concept sous convention humaine » ?

 

Avant de tenter une réponse, laissez-moi me reposer, il n’y a rien qui presse ; même pas le temps...

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22/04/2006

A l'attention des biens pensants

Dieu, un utopiste ?

 

 

L’incarnation de Jésus en l’homme  a pour conséquence d’être une évolution jamais accomplie.

 

Torturer, incinérer, électrocuter un homme, c’est recommencer la crucifixion de Jésus Christ.  En vingt et un siècles, le Christ a été tué  des centaines de millions de fois ; malgré cela, il a gardé sa pleine humanité.  Tout au long de cette même période, des hommes et femmes qui,  à la suite de Jésus, ont permis à une lueur nommée espérance, de briller et d’empêcher les ténèbres d’envahir notre vie.  Jésus n’a jamais brisé le  contrat avec les hommes.  Nous ne pouvons  en dire autant…  Après avoir crucifié Jésus, les puissants de cette époque là, pensaient sans doute en avoir fini…  Pas de chance pour eux, le contraire se produisit.  Jésus a toujours recommencé à s’incarner dans les hommes, parfois à leur insu. 

 

« J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir.  Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer, étranger et de t’accueillir, nu et de te vêtir, malade ou prisonnier et de venir te voir ?  Et le roi leur fera cette réponse : En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.  Alors il dira à ceux de gauche : Allez loin de moi, maudits dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges.  Car j’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à mangé, j’ai eu soif et vous ne m’avez pas donné à boire, j’étais étranger et vous ne m’avez pas accueilli, nu et vous ne m’avez pas vêtu, malade et prisonnier et vous ne m’avez pas visité.  Alors ceux-ci demanderont à leur tour : Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé ou assoiffé, étranger ou nu, malade ou prisonnier, et de ne point te secourir ?  Alors il leur répondra : En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez fait »   Mt 25, 35-45 

 

Ce passage de la Bible illustre, on ne peut plus parfaitement, ce que Dieu attend des hommes.

Le Christianisme n’est pas de tout repos, Dieu attend de nous une attention quotidienne envers nos frères humains.  Faut-il placer des limites ? 

La tentation de nous renfermer derrière nos barrières est vite acquise, mais l’évolution de notre Être doit servir à les repousser. 

 

Beaucoup de personnes pensent qu’il n’y a pas de différence entre une personne Humaniste, et une autre Chrétienne. L’humaniste choisira où et quand il agira.  Il n’a de guide que sa conscience personnelle.  Le Chrétien ne choisit pas, sa fidélité à l'évangile de Jésus lui impose de s’exécuter. 

Dans les faits, il est vrai que le Chrétien choisit souvent sur des critères très personnels.

Le jour ou nous arrêterons de faire un écart pour éviter de donner à un mendiant, n’est pas près d’arriver !  Pourtant, Dieu est aussi présent dans le mendiant ; malgré cela  nous l’évitons.  

Dieu, en choisissant de s’incarner au travers des hommes, aurait dû provoquer  un grand désordre social : il n’en fut rien.  Le pauvre, avec la mort de Jésus sur la Croix, est couronné  et devient à part entière un être au même titre que n’importe quelle Roi !    Il a fallu à François beaucoup d’années de recherches, pour comprendre et accepter l'incarnation comme étant au centre de la vie Chrétienne.  Essayer d’être Chrétien sans tenir compte des autres est mission impossible...  Qu’on se le dise !

Maintenant, nous confie François, quand j’ai envie de rencontrer Dieu, je pars me promener dans les quartiers pauvres ; j’ai plus de chance de le rencontrer là-bas.

Ce qui est paradoxal avec ces rencontres, c’est que j’en sors généralement  beaucoup plus fort ; eh oui, le plein d’espérance, je le trouve dans ces endroits « malfamés ».

Par contre, quand je me promène dans les quartiers bourgeois, j’attrape la nausée, et le risque est réel de perdre le peu de foi qu’il me reste.  La prise de responsabilité de ces derniers envers la pauvreté est quasi inexistante.  Je me garderai de les juger, mais bon ! 

 

Beaucoup de nos contemporains ont occulté l'incarnation de Dieu.   Et pour cause ! Il ne faut en aucun cas troubler leur bien-être.   Nous avons pris l’habitude de donner des  cacahouètes ; comme les enfants au zoo ! 

En Occident, les dirigeants, sont généralement Chrétiens, cela ne les empêche pas d’occulter cette dimension de la foi qu’est l’incarnation.  Le problème est que la tête et les pieds de la société ne sont pas ouverts à cette perspective.  En résumé, l’homme Occidental occulte Dieu par confort.  

 

L’homme qui ne peut aimer son prochain, se met dans l’impossibilité d’aimer Dieu, et aimer Dieu sans aimer  son prochain est impossible.

Aimer son prochain ne se limite pas à le tolérer !

L’amour de Dieu pour les hommes n’a pas de limites,  alors pourquoi laisse-t-il toute cette misère ?

Dieu n’est pas un magicien ; sans les mains de l’homme, il ne peut agir.  L'incarnation de Dieu dans les hommes,  selon François est souvent réduite à sa dimension mystique.  Pourtant, elle peut permettre la réduction de la pauvreté, ainsi qu’une véritable vie fraternelle.      

Dieu, en agissant de la sorte, a choisi l’utopie ; ce n’est pas innocent.  L’homme afin d'évoluer à un besoin vital d’utopie, sans cela, nous ne serions que des fonctionnaires « terriens » en quête d’un bonheur éphémère.

N.B.  Ce post est un extrait d'une future histoire.   a+ Lpv

13:52 Écrit par Lpv dans Religion | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

18/04/2006

La bombe à clous !

Merci à FIL http://filpresse.com/

Lorsqu'un état "démocratique" au nom d'une sois-disant vertu de libération attaque avec des bombes à fragmentations, il me fait penser au dessin ci-dessus.

14:31 Écrit par Lpv dans Religion | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/04/2006

Le reflet

L’homme reflet de Dieu

 

 

Chaque homme a potentiellement les mains et le visage de Dieu,  c’est l’après Jésus-Christ.

 

Sans les mains de l’homme, Dieu ne sait pas faire de miracles…     Lorsque nous voyons à la télévision des carcasses humaines déambulant devant les camions d’aide humanitaire, nous ne sommes pas uniquement en présence d’une tragédie humaine, nous sommes également  en présence de nouvelles crucifixions, et d’un  S.O.S. venant de Dieu.  Nous devons comprendre et voir Dieu à partir de la personne humaine : chaque personne possède une petite parcelle de Dieu. 

 

Jésus a été l’incarnation de Dieu sur terre, et l’homme a voulu montrer sa supériorité en le crucifiant !  Deux mille ans après, les crucifixions ont toujours lieu sous d’autres formes : passivité, inaction, chaise électrique, pendaison, décapitation…  Les bien-pensant ont pris l’habitude d’attendre Jésus ; François en eu marre d’attendre, maintenant c’est au quotidien qu’il voit Jésus partout : il lui suffit de regarder les nouvelles du monde.  C’est plus qu’une différence de conception de Dieu, ce n’est pas le même Dieu !  Le Dieu des bien-pensant, est le même que celui des pharisiens.

 

Ce qui devrait différencier les chrétiens des autres religions, c’est la proximité de  Dieu avec les  hommes. 

Nous ne devons pas attendre des signes extraordinaires venant de Dieu, cela a eu lieu il y a vingt et un siècles lorsqu ’il a envoyé son Fils Jésus au… casse pipe. 

Durant sa vie, Jésus a manifesté son espoir en l’homme, sa confiance  en son Père.  La libération de l’homme par l’homme est un des thèmes préférés du message de Jésus.  Un autre est le pardon ; en effet sans celui-ci, toute tentative de vie fraternelle est impossible.

A l’aube de ce troisième millénaire, le christianisme a plus que jamais sa place ; et si comme François, nous pensons que l’humanité doit se transformer en fraternité, ce n’est pas le travail qui manque.

 

N.B.  Ce post est un extrait d'une future histoire.   a+ Lpv

10:06 Écrit par Lpv dans Religion | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

15/04/2006

Pâques au 21° siècle

Pâques au 21° siècle

 

Hier soir, j’ai regardé les journaux télévisés pour me rendre compte de quelle manière le sujet de Pâques était traité.   Une fois encore, la principale question était éludée, à savoir : Pourquoi Jésus a été cloué sur une croix ?   Il avait pourtant la possibilité d’échapper à son sort.  Simplement il suffisait de foutre le camp !

La mise en scène des biens pensants de l’époque n’avait qu’un but : se débarrasser de cet « emmerdeur ».  A notre époque, malheureusement la tactique existe toujours.

 

Après la crucifixion, viendra la résurrection.

La résurrection…, une affaire qui aura fait couler beaucoup d’encre !

Beaucoup de théologiens, philosophes…, ont tentés une explication.

Il n’y en a pas, personnellement,  je pense que c’est le choix d’une "espérance en l’espérance".

 

Joyeuses fêtes de Pâques !

 

A bientôt,

Lpv

14:21 Écrit par Lpv dans Religion | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

10/02/2006

Avons nous peur de partager ?

 

Que de fois nous entendons dans les médias parler de : mondialisation, marché global…  La science économique est devenue une religion universelle « d’intérêts publics ».

Une alternative à ce système est apparue : l’altermondialisation, cette dernière est composée de personnes venant de tous les continents avec des cultures très différentes.  Sans rentrer dans les détails, nous pouvons affirmer que le but recherché est une fraternité mondialiste.  Le point commun entre ce mouvement et le message de Jésus est une volonté de vie et partage fraternel.  C’est à partir de ce point commun que nous pouvons également dire que Jésus était altermondialiste deux mille ans avant ce courant.  A partir de ce constat, les chrétiens du monde doivent résolument prendre position.  Il ne s’agit pas de créer une révolution, mais… une évolution passant de l’humanité à la fraternité. 

 

En ce début de troisième millénaire allons-nous  continuer d’être chrétien à temps partiel ?  Pour être honnête il faut séparer les chrétiens occidentaux des autres (pas par racisme), les préoccupations quotidiennes ne sont pas les mêmes pour tout le monde.  Pour les occidentaux, tant que leur principale occupation est de bien paraître, il y a de fortes chances que cela ne change pas.  Par contre, les pays émergents exercent presque un temps plein, ces peuples partagent même les miettes !   Ce qui est édifiant, c’est leur vie spirituelle, ils remercient  Dieu quotidiennement, pendant que nous (occidentaux), ne savons même plus dire merci.  Notre ami François, lorsqu’il a foulé le sol d’Afrique pour la première fois, s’est rendu compte que nous avons bien le même Dieu, mais nous vivons dans deux mondes différents.  Le monde le plus riche matériellement n’est pas le plus riche spirituellement.  

 

Depuis la crucifixion de Jésus nous savons que pour édifier un monde plus juste, Dieu a besoin des hommes.  Jésus n’a pas hésité à proclamer le choix préférentiel pour les pauvres.  Il n’y a donc pas de raison d’avoir peur de s’engager dans la même voie… Mais

l’homme occidental se replie en se persuadant qu’il s’engage assez vis-à-vis de la pauvreté.  Cette attitude correspond à de l’embourgeoisement calculé.   

16:25 Écrit par Lpv dans Religion | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

09/02/2006

Conformisme et fondamentalisme

Jésus et le conformisme

 

 

Les Pharisiens et quelques Scribes venus de Jérusalem se rassemblent auprès de lui, et voyant quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées (les Pharisiens, en effet, et tous les juifs ne mangent pas sans s’être lavé les bras jusqu’au coude, conformément à la tradition des anciens, et ils ne mangent pas au retour de la place publique avant de s’être aspergés d’eau, et il y a beaucoup de pratiques qu’ils observent par tradition : lavages de coupes, de cruches et de plats d’airain), donc les Pharisiens et les Scribes l’interrogent : « Pourquoi tes disciples ne se comportent-ils pas suivant la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec les impurs ? »  Il leur dit : Isaïe à bien prophétisé de vous, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : « Ce peuple m’honore des lèvres ; mais leur cœur est loin de moi.  Vain est le culte qu’ils me rendent, les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains ». Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes ».  Et il leur disait : « Vous annulez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition.  (Marc 7, 1-9) 

 

 

La tradition des Scribes et Pharisiens, Jésus s’assied dessus…  Il ne faut pas y voir une quelconque provocation ; non, il s’agit d’expliquer que la tradition des hommes n’est pas nécessairement conforme à l’enseignement des Prophètes.  Le même raisonnement s’applique à notre époque.  En effet, que de fois la tradition des hommes a pris le pas sur les enseignements de Jésus.  L’essence du message de Jésus a été détournée au profit de justifications institutionnalisées.

Jésus, qui a été crucifié, comme n’importe quel bandit de l’époque,  est toujours à l’heure actuelle emprisonné dans des tours d’ivoire !   Est-il si dangereux que cela ?  Il faut croire qu’oui.  Le danger vient du fait qu’il n’hésiterait pas à mettre à plat la tradition des Eglises !  Il est préférable pour la survie des Eglises de contrôler des doctrines édictées par des hommes, que de suivre les préceptes de Jésus, qui, il est vrai, sont souvent plus radicaux.   

 

 

Le catholicisme actuel est  moulé dans le conformisme.

C’est, pense notre ami François, la cause de l’autisme de certains dirigeants catholiques.   Jésus c’est autre chose que des discours stériles !  Toute cette énergie perdue, quel gâchis !  L’être humain est à une période charnière de son histoire, et il manifeste une soif de spirituel évidente. 

 

Le conformisme et le fondamentalisme articulent leur doctrine autour d’un point commun : la peur.  Peur de  l’évolution, de la différence, et même peur de soi.

A partir de ces peurs, le terrorisme et les guerres puisent leur justification.   Eh oui, en ce début de vingt et unième siècle, l’homme est retombé bas, très bas.

Le désespoir de centaines de millions de personnes, lorsqu’il est manipulé, devient incontrôlable.  C’est sur ce désespoir que l’homme doit déployer son énergie.

Pour y arriver nous avons un leader : Jésus-Christ en personne.  Chaque chrétien porte une énorme responsabilité sur ce qui se passe dans le monde.

Ce n’est pas une idée en l’air !   La responsabilité est le moteur de toutes actions.  Jésus ne s’embarrassait pas du conformisme des Pharisiens, nous n’avons aucune raison d’avoir peur, Jésus nous a montré le chemin. 

Jésus a besoin d’associés sur terre, si nous restons sourds à ses appels, l’histoire risque bien de mal se terminer.

L’Occident, qui est de culture chrétienne, est occupé à semer la…pagaille un peu partout sur terre.

C’est une « drôle » d’interprétation de la parabole du semeur !  En semant la haine, nous récolterons la haine.

Sortir du conformisme pour François, n’est pas une option possible, c’est une obligation devant aboutir.

 

Ceci est un post du 09-11-05

16:31 Écrit par Lpv dans Religion | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |