09/04/2008

Coup de gueule aux...

Coup de gueule aux coups de gueules

Pèlerin de l'infinitude et vagabond dans la réalité, je crie haut et fort : STOP !

Ces deniers jours, nous assistons à la "slogantisation virtuelle" de la prochaine Parodie Olympique devant se dérouler malencontreusement au pays des rizières et de la sous-humanité.

Notre faculté de révolte et notre compassion a repris du service à l'occasion du voyage "organisé" de la petite flamme olympique. Car "petite", elle l'est devenue dès l'année de l'attribution des jeux à cet État.

Personnellement, cette balade organisée m'amuse beaucoup. (J'ai même rêvé d'un hélicoptère déversant sont chargement d'eau sur la petite flamme)  Cependant, ce triste spectacle (les "Jeux" de Pékin) me fait réfléchir sur notre manière d'agir. Il me semble que nous somme toujours au stade de l'autosatisfaction citoyenne. C'est cette autosatisfaction qui est dangereuse. Outre le fait du problème tibétain, il y a une bonne partie de la population chinoise qui fait face à un semblant d'existence.  Mais..., elle n'a pas de Dallai lama pou défendre sa reconnaissance à l'existence !

Mon coup de gueule, je le dédie à tous les révoltés de la société bien pensante ! Un chat doit accoucher d'un chat et non d'une souris...   La mondialisation capitaliste nous berce dans un "certain bien-être" en nous aveuglant. Enfermée à l'intérieur d'une "inconscience tranquille", la personne humaine s'est perdue en ce labyrinthe de l'existence. L'homme n'a de cesse à chercher des "solutions" à ses propres problèmes, et, parfois aux problèmes des autres. "Cours toujours mon lapin", suis-je tenté de dire.

La dualité entre conscience et inconscience fait que : l'homme par inconscience est tueur et par conscience bienfaiteur. Nous somme plongés dans la "solidarité du paraître".

17:52 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/02/2008

Miroir

Miroir

Miroir que, qui croire?

Miroir noir plein d'espoirs

Contradictoire, n'est-il pas?

 

Misère noire en ce dépotoir

A croire n'est-elle pas?

Les restes sont à bouffer

En cette mangeoire du désespoir

 

La caméra-croire filme le miroir

Illusoire n'est-il pas!

14:29 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/07/2007

Partir ou revenir (suite)

Notre « bonne société » est donc atteinte du cancer nommé : capitalisme.  Outre les conséquences pour la « sous-humanité » (en opposition avec la « sur-humanité »), les prémices de la maladie également appelée « le tout aux profits » ont atteint la chair et les entrailles de la nommée Terre.   Et pourtant…

Rappelons une fois de plus que c’est l’activité humaine qui a provoquée cet état irrémédiable. 

En blessant la Terre, je blesse l’homme ! 

Dans ce cas il  n’y a pas de carrossier pour réparer la partie froissée : nous pouvons affirmer que la Terre est « immatérielle », en un sens ; en effet elle est le patrimoine des patrimoines.

L’homme connaît cet état de fait et, pour autant, il ne l’accepte pas dans sa globalité.

Connaître la maladie est une chose, l’accepter en est une autre…  Ne sommes nous pas devenus simplement « schizophrènes par défaut » ?

 

a+Lpv

 

15:49 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2007

Moralité

p1030055 (Small)

Source : inconnue

18:35 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mots, morale |  Facebook |

19/10/2006

Partir ou revenir ?

A la lecture des épisodes de la vie de François, nous pouvons affirmer que ce dernier essaye d'être chrétien.  Un chrétien pour qui l'espérance n'est pas synonyme de mièvrerie. Espérant l'espérance en ce que l'on nomme résurrection.  Néanmoins, il concède volontiers ne connaître personne qui est revenu de l'au-delà.
 
Restons temporel, la question qui torture son esprit est de savoir s'il est nécessaire de quitter une système de société ou d'y revenir pour y travailler de l'intérieur (cfr "saborder la tour d'ivoire occidentale).
Ce dernier dans "la tour" pensait qu'il était préférable d'être à l'intérieur.
 
Le pèlerin vagabond (Lpv) n'est pas de cet avis.  En effet l'omniprésence du risque de contamination au modèle capitaliste ruinerait tout espoir d'une véritable humanisation.
Le mode de production du "tout au profit" à ses effets immédiats sur notre santé (physique et mentale), environnement, organisation sociale...  Arrêtons la ici la liste.  Nous ne pouvons également nier l'amélioration de la vie en occident grâce au capitalisme.  Ce fonctionnement sociétal agit tel un cancer se généralisant.
Cette maladie s'attaque prioritairement au cerveau ; il provoque l'illusion d'atteindre un bien-être, et, pour certaines personnes un être tout court (toute classes sociales confondues).  Bonjours les dégâts...
 
Par nature l'homme est un être éphémère pris au sens temporel.
Pour certain, le spirituel est à rangé également au rayon éphémère, c'est sans doute plus rassurant et plus simple...  L'homme s'est spécialiser dans la recherche de "raccourcis", ainsi il entretient l'illusion de la facilité et, notre tour devient incontrôlable !
 
Avant d'aller plus loin, revenons sur les conséquences du capitalisme (préférons le terme conséquence à celui de résultat).  Précédemment, Lpv a comparé ce "modèle" à un cancer ; le premier effet est une atrophie du cerveau, vient ensuite la perte des sens (ouïe, vision et dans une certaine mesure la parole).
à suivre...  Lpv

18:52 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

11/04/2006

La solidarité permanente (3° partie)

Deuxième priorité : gérer les éléments naturels avec humilité.

 

La notion de l’humilité ne peut être définie, elle est par nature indéfinissable.  Toutefois, une partie de notre société est persuadée que l’humilité est acquise, entre autre une tranche ultra-conservatrice de l'église catholique, se définissant       comme : « étant dépositaire d’une vérité qu’il est impossible d’essayer de modifier, parce qu’elle est éternelle ». 

Il n’en est rien.  En définissant l’humilité, on la vide de tout sens, et le danger de ne plus être responsable est permanent.

Regardant un enfant, François se dit : «je sais qu’avant de devenir grand, il est infiniment petit… »

Dès l’âge « adulte », l’homme « oublie » qu’il a été petit.

La frénésie du PARAITRE prend le pas, et l’humilité n’a plus qu’à… retourner dans le dictionnaire, la conséquence directe rendra tout développement de l'être impossible.

 

L’homme des deux derniers siècles a fait de grandes découvertes pour notre confort.

Là où « le bas blesse », c’est lorsqu’il ne connaît pas les conséquences ou, plus grave, qu’il ne veut pas les voir.

Toutefois, ne « crachons pas dans la soupe », les consommateurs que nous sommes bénéficient quotidiennement de ces découvertes. 

Le constat est limpide, le manque d’humilité conduit vers un enchaînement de dysfonctionnements difficilement maîtrisables.

 

 

Troisième priorité : Avoir pour seul objectif, le partage universel et équitable,  des biens et ressources  terrestres, le tout dans un souci de renouvellement.

 

A la lecture d’un article paru  dans le journal Libération, sous le titre : « La Chine protège ses forêts en coupant celles des autres», François ne put s’empêcher de penser que  le gouvernement Chinois peut s’enorgueillir d’une orthodoxie de bon gestionnaire en matière forestière.   En effet, il a déplacé le problème en le confiant à ses voisins.  Le calcul est un archétype digne du « masochisme économique ».

 

Nos amis de la Grande Muraille ont vite compris sur quoi reposait le capitalisme... !   La liste des États se faisant une vertu sur le dos des  pays pauvres doit être longue !

Croire que déplacer le problème géographiquement, est une solution de développement durable, est une imbécillité … permanente !

Les pays Occidentaux dans leur cynisme, se transforment en « chantres » de la vertu écologique ; ce serait vite oublier le pillage des ressources naturelles des pays pauvres.

 

Le développement durable des ressources naturelles ainsi que celui de l’homme est indissociable.

L’homme durant des siècles, a commis des crimes atroces, souvent appelés : crime contre l’humanité.

La destruction de nos ressources naturelles doit être considérée criminelle. 

La nature n’est pas l’ennemie de l’homme, nous en avons besoin quotidiennement. 

Pour cette raison, nous pouvons considérer que sa destruction est également un crime contre  l’humanité, n’ayons pas peur des mots. 

 

Lorsque j'entends parler des États dits : « en voie de développement »,  je ne puis m’empêcher de penser  que leur  évolution est transformée en précarité permanente.

Le partage et le commerce équitable sont une équation impossible pour la plupart des économistes.

Un enfant a déjà des difficultés à partager ses bombons, alors imaginez le problème…

Notre société a réussi la transformation du partage en utopie.  Le combat doit continuer, nous ne pouvons accepter de considérer le partage comme une aberration.

Ce serait la fin de l’espérance.

 

Répartir ces richesses c’est aussi  répartir le temps de travail pour faire place aux  personnes qui ne travaillent pas.  Le chômeur n’est pas un fainéant, nous devons le considérer comme handicapé social.

Sans partage du temps de travail, pas de solidarité envers les moins chanceux.

Le sport favori des industriels est la dé-localisation vers des pays « accueillants ». Autant de fric facile à gagner, pourquoi s’en priveraient-ils ?

De plus, la possibilité de bafouer tous les droits sociaux existe.

Il y en a qui se distingue, en osant dire qu’ils participent à l’émancipation des ces pays.   

Les organisations syndicales s’acharnent sur « les pays de complaisance ».  Ils se trompent de cible :

  • Les actionnaires sont toujours à la base d’une dé-localisation.
  • Nous sommes partiellement responsables, en effet, nous entretenons les injustices en consommant n’importe comment. 

Exemple : en achetant telle voiture, je réalise une économie substantielle ;       nous provoquons des départs afin de produire à moindre coût.  En dé-localisant un siège de production vers un pays pauvre, l’entreprise ne va certainement pas apporter des avantages sociaux aux travailleurs.

Lorsque précarité et survie sont le quotidien de centaines de millions d’enfants, femmes et hommes, ces derniers  acceptent de travailler à n’importe qu’elle condition : leur survie sur cette terre en dépend.

 

Prochain post : La passion selon le pèlerin vagabond

13:45 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/04/2006

La solidarité permanente (2° partie)

Selon un récent  rapport  de l’UNESCO, soixante pour cent des écosystèmes de la terre sont dégradés ou surexploités.  Le rapport conclut en affirmant :

« La conclusion essentielle de cette évaluation est que les sociétés humaines ont le pouvoir de desserrer les contraintes qu’elles exercent sur les services naturels de la planète, tout en continuant à les utiliser pour obtenir un meilleur niveau de vie pour tous »

 

Dans une autre déclaration intitulée « Vivre au-dessus de nos moyens (actifs naturels et bien-être humain) » :

«« Y parvenir réclamera cependant des changements radicaux dans notre manière de traiter la nature à toutes les étapes de la prise de décision, ainsi que de nouvelles façons de coopérer entre gouvernements, entreprises et société civile.

Les signaux d’alarme sont là pour qui veut les voir.  Le futur est entre nos mains »».

 

Dans nos États, nous dépendons largement de la croissance économique, afin de mener des actions politiques.  Nous sommes ainsi devenus dépendants du secteur privé.  Mais de là à imaginer que le même secteur privé, contrôlerait nos ressources naturelles, NON !

Dans quelques années, peut-être devrons nous  choisir un endroit ou il fait bon respirer ! 

 

Les riches vivront dans leur tour d’ivoire où l’air est respirable.

Quant aux pauvres, ils pourront respirer l’air pollué, si souvent à la limite de l’acceptable.

Et les nantis pourront encore se rassurer en pensant à leurs actions charitables…

 

Sera-t-il possible de réaliser le devenir de la vie humaine ?

Pour ce faire, nous devons déterminer les priorités morales.

 

La  première priorité serait de déclarer : l’eau et son accès pour tous  comme étant du ressort public.

Exercer un  contrôle démocratique n’est déjà pas aisé dans le domaine public.

Le secteur privé, lui, ne s’embarrasse pas d’une démocratie interne.

 

En définissant l’accès à l’eau en tant que  service, les hautes institutions internationales, ont commis une erreur  stratégique.  Que penser d’un  État qui ne contrôlerait plus ses ressources naturelles en les confiants à des Entreprise Privées ?  Lorsque je pense à ces situations, se dit François, j’en attrape la nausée.

Le choix de l’eau comme priorité absolue… coule de source… !  Sans ce bien universel, la survie n’est  plus concevable.

 

Malgré cette évidence, François découvre qu’il n’y a aucun article consacré à l’eau dans la Déclaration Universelle des Droits de l'homme. 

Seul l’article 25 évoque :

« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation… »

Il est temps de réactualiser cette Déclaration, en effet sans accès à l’eau, aucun des articles si nobles soit-il ne peut subsister.  Les populations confrontées à ce problème, n’ont aucune possibilité de faire évoluer leur situation, l’invraisemblance est palpable. 

Nous seuls pouvons bouleverser le cours de l’histoire du devenir de l’existence.

 

Prochain post : La solidarité permanente (3° partie)

08:00 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/04/2006

La solidarité permanente (1er partie)

La solidarité permanente

 

 

Dès l’instant ou l’acte solidaire est entamé, il meurt en tant qu’acte et devient conséquence.

 

Autrement dit,  lorsqu’un acte est posé, il s’agit de créer un autre ; on parlera de solidarité permanente, ceci en opposition avec la solidarité stagnante.

La solidarité est souvent interprétée de différentes manières.  En ce qui concerne notre ami François, son interprétation se veut dynamique.  En effet, nous sommes largement débiteurs envers la solidarité, et la raison est logique : nous sommes responsables de tous actes commis, et/ou non-commis.

Il ne s’agit pas de créer une culpabilité permanente, mais plutôt une responsabilité perpétuelle.

François ne considère pas cette interprétation comme étant idéaliste.  Non, pour lui, il s’agit de progresser dans la voie de l’humanisation.

Le progrès passe inévitablement par l’acceptation de l’autre en tant qu’individu, et non en tant que paramètre servant aux statistiques savantes.

 

En accueillant l’autre comme étant partie de mon reflet, l’homme  est dans l’impossibilité de rester insensible face à la décrépitude de l’espèce humaine.

 

Les découvertes techniques et scientifiques sont considérées comme progrès.  Pas nécessairement, se dit François : il s’agit de résultats intellectuels.  La découverte de la bombe atomique n’est tout de même pas un progrès !  Par contre, le remède contre le sida pourrait être considéré comme en étant un ; néanmoins ne perdons pas de vue qu’il s’agit encore d’une recherche scientifique…  Or, pour notre ami, le progrès est d’un autre ordre, il se situe dans l’acceptation de notre responsabilité envers un acte commis et/ou non-commis, dans la seule perspective d’une solidarité permanente. 

 

Nous devons accepter de remettre en cause notre    morale « débonnaire ».

Cette dernière ne cesse de montrer ses limites dès que l’on parle de système économique.

La morale économique, dans tous systèmes, n’a jamais eu sa place.  Ce propos est sans appel, le temps des avertissements est écoulé.

L’homme a brûlé tous les feux-rouges, grillés toutes les priorités : en seulement deux siècles..., le constat en est plus qu’éloquent.

Pourtant, si nous voulons survivre à l’existence, nous devons radicalement changer nos habitudes de consommations, sans plus attendre.

Les préoccupations écologiques commencent seulement à entrer dans nos façons de consommer,  ne parlons même  pas de la manière de vivre. 

Les personnes qui essaient de vivre en harmonie avec la nature, sont souvent considérées comme  étant en dehors de la réalité, telle que conçue actuellement.

 

Certes, continuer à produire sans tenir compte de l’écologie, permet des bénéfices plus importants à court terme.  Néanmoins, vivre sans tenir compte du paramètre écologique est toujours contre-productif à moyen et    long terme.

 

Nous ne vivons plus dans une économie de marché, nous sommes entrés dans l’ère du « masochisme économique » qui consiste, à  détruire l’environnement dans lequel nous vivons,  en connaissant les conséquences.

 

Prochain post : 2ème partie

08:37 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

03/04/2006

Histoire d'une tour

Saborder la Tour d'ivoire Occidentale

 

 

Il est facile de catégoriser les personnes, pour ensuite les classer dans cet édifice.

Le problème est de savoir s’il est préférable de se trouver à l’intérieur ou à l’extérieur ?

 

Étonnamment, François se trouve dans le cœur de la bâtisse, pas par envie, mais par contrainte.

Par contre, s’il avait été à l’extérieur de la tour, il serait dans la tour de la vanité.

 

L’endroit pour le sabordage, est au centre du problème.   Lorsque le problème est déterminé, il nous faudra le supprimer en le substituant par des alternatives réalisables.  Après cette étape, nous devons impérativement vérifier si les alternatives réalisables peuvent se concevoir de manière raisonnable.

 

Comment déterminer que telle alternative ou telle autre est réalisable ?

Pour l’industrie capitaliste et les dirigeants politiques (pas tous), le seul paramètre pris en compte sera, une fois de plus, la sacro-sainte rentabilité.  Il en va de même pour les spéculateurs.

Cependant, il y a lieu de tempérer ; en effet les entreprises font face l’appétit féroce  des actionnaires.  Ne faisons pas « porter le chapeau » uniquement aux pouvoirs politiques et autres industriels ; nous voyons bien que le problème n’est pas exclusivement là où nous pensons qu’il se trouve ; les actionnaires (petits et grands) ont un réel pouvoir.

 

L’humanité entière doit changer sa manière de percevoir la société.  Nous devons impérativement nous mettre au service de la société, dans le but de créer une solidarité permanente.   Le concept de la société au service de l’homme est un leurre, rien de plus.  L’existence a évolué très rapidement ; et si l’homme veut sauvegarder son devenir et celui des générations à venir, il doit radicalement modifier ses priorités. 

Nous savons que la principale occupation de l’espèce humaine est de se faire peur en « jouant » avec le devenir de notre existence.  Nous devons réagir.

 

Mais, une fois de plus,  face à ce « jeu »  nous restons endormis profondément dans une léthargie de bien-être matériel.  Devant cette attitude, nous restons timorés  par facilité.  Il est temps de réagir, nous ne pouvons continuer de concevoir  notre vie de telle manière.

 

En Occident, le bien-être matériel est prioritaire, notre devenir vient après.

Malgré les conséquences directes de cette priorité sur l’environnement, nous restons sourds et aveugles en même temps.   Quel handicap ! Imaginez-vous n’ayant plus de vue, et n’entendant plus rien !  La situation que nous vivons actuellement est similaire à cet handicap.

 

L’activité humaine doit être en corrélation avec un objectif de  développement durable, c’est une condition pour  notre survie !

 

N’ayons pas peur de saborder notre Tour d'ivoire, elle ne peut continuer de subsister dans sa configuration actuelle.

Il est de loin préférable de la modifier maintenant. Si nous attendons qu’elle se modifie, nous ne contrôlerons plus la situation.  C’est maintenant ou peut-être jamais !

Nous devons également permettre à l’homme de connaître un développement durable, cela suppose que nous le considérions comme homme, et non comme numéro servant à des statistiques hasardeuses.

Notre système économique doit permettre une plus grande équité entre les nations. 

A quoi bon amasser toujours plus d’argent, l’être humain est une espèce éphémère… gardant un caractère absolu !

 

En partant à l’assaut de la Tour d'ivoire, il est nécessaire d’accepter la remise en cause de notre ETRE ; ceci n’est pas une condition, c’est un impératif.

Sans quoi, je ne vois pas non plus comment il serait possible d’être attentif au devenir  d’autrui. 

 

Actuellement, nous sommes  troublés par les répercussions de notre « train de vie » sur l’environnement, et ses conséquences pour l’humanité.

Nous devrions plutôt réfléchir et agir sur  le devenir.

Mais, il n’est pas évident que l’homme  réfléchisse avant d’agir, car pendant cette période, les décideurs ont cogité à notre place, et les conséquences sont à peine visibles. 

L’homme bercé dans son bien-être a perdu… l’habitude de penser. 

 

Prochain post : La solidarité permanente

11:00 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

31/03/2006

La responsabilité...

Restaurer la responsabilité 

 

 

C’est en s’affirmant « citoyen du monde » que François observe la faillite du  modèle  occidental.

Oui, la déconfiture ne s’annonce pas,  elle est déjà largement entamée.

 

Notre civilisation a commencé depuis le 19° siècle à  péricliter, et ce, en s’accélérant. 

La politique occidentale aura réussi à transformer les trois- quarts de l’humanité en un énorme « pénitencier » sous le regard bien veillant des biens pensants.

 

La société capitaliste contemporaine nous a apporté une vie, certes, plus confortable sur le plan matériel.

Mais, à quel prix !

Le labeur du travailleur sera largement taxé, l’actionnaire, lui, touchera ses dividendes sans taxe !!!

Quand le politique pense éventuellement prélever une taxe sur ces dividendes, les sociétés privées font le gros dos.

Pourtant ce ne serait que justice.

Il faut croire que capitalisme et justice ne font pas bon ménage…

 

Dans les mœurs actuelles, pour être heureux, il faut accumuler du fric, des biens… !

Cela s’appelle « gérer en bon père de famille ». 

Il serait plus adéquat d’appeler cela « gestion clôturée », l’argent repart dans le système et ainsi de suite.

Pendant toute cette période de l’existence, la pauvreté a augmenté. Or, logiquement elle aurait dû diminuer.

 

C’est à partir de ce constat que François découvre que nous fuyons nos responsabilités.

Car, il faut bien s’entendre : si nous n’avons pas directement de responsabilités vis à vis d’un inconnu, notre attitude inconsciente nous rend responsables envers autrui. Ce n’est pas un choix mais bien la conséquence. 

 

La notion de responsabilité n’est pas dictée par un choix : elle est la conséquence d’un acte ou d’un non-acte. 

 

Il n’y a pas de responsabilité partielle dans le cas du non-acte. Par contre, en ce qui concerne l’acte, nous avons parfois une responsabilité partielle.

Nous voilà en présence  d’un concept amusant, se dit François.  Pourquoi serais-je responsable d’une action non commise, ni même pensée ???

Notre ami a-t-il « déraillé » à la faveur d’un altruisme exacerbé ?

Non, il s’agit de créer une dynamique non stagnante.

Pour progresser durablement, il est nécessaire et urgent de créer une dynamique vivante à long terme.

 

Il y a de cela quelques années déjà, François se souvient d’un professeur tentant de le convaincre que la porte de la classe était bien …fermée.

Comme à son habitude et assez ironiquement, il contredit le professeur d’une manière catégorique.

La porte pour lui, était ouverte malgré que l’on voyait bien qu’elle fût fermée ; ce qui ne manqua pas d’amuser la galerie.

L’explication était que pour François, la porte était bien ouverte, puisque le professeur ne l’avait pas verrouillée à clef !

Dans le même registre, ce n’est pas parce que je ne  connais pas telle situation qu’elle n’existe pas.

Pourtant, si je prends en considération ce que telle circonstance peut devenir, je peux agir sur les conséquences.

 

Restaurer la responsabilité n’est pas gagné d’avance, ce n’est pas non plus insurmontable.  Lorsque nous comprendrons qu’il est possible d’interférer sur les conséquences des situations que nous ne connaissons même pas, l’homme fera un pas dans la bonne direction.

Dès cet instant, l’homme pourra parler réellement de progrès !

Lors de nos gestes quotidiens, nous avons la possibilité d’interférer ;  prenons simplement l’habitude de regarder d’où vient le produit, comment sont les conditions de travail du pays producteur…  

 

Quand tous ces gestes feront partie du quotidien, nous pourrons nous déclarer « citoyen du monde ».

Pour François, le cas échéant, il s’agirait de pratiquer une sorte de « boycott citoyen », et ce, dans une volonté de commerce équitable. 

 

Actuellement le boycott n’est plus au goût du jour.

Nos dirigeants, il est vrai, par manque de courage, se sont persuadés que cette solution créerait trop de déséquilibres en termes d’échanges commerciaux.

Une trop infime partie de la population essaye d’acheter de manière équitable ; le résultat est très insuffisant.

Nous voilà en présence d’un effet néfaste du libéralisme.

Le libre échange fonctionne sur un concept non avoué qui ne peut qu’être appelé : exclusion !

 

Notre système économique a créé des richesses et permis des avancées sociales.

Lorsque les sociétés s’aperçoivent que les coûts de production sont trop élevés, pas de place pour les sentiments, et les délocalisations  pleuvent. 

Les drames sociaux et les détresses humaines, ne sont pas prévus dans leurs statuts. 

Le seul paramètre que tous les systèmes économiques n’ont jamais réussi à contrôler totalement est : l’être humain.   Or, nous participons pleinement et passivement à la création de véritables bombes sociales à retardement.

Le paradoxe c’est que nous en serons également les victimes.

 

Nous ne saurions plus  inverser la vapeur. Tout au plus  pouvons-nous atténuer les conséquences  en agissant et reconnaissant  notre responsabilité envers un non-acte. 

 

Prochain post : Saborder la Tour d'ivoire Occidentale

12:20 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

29/03/2006

La souffrance capitalisée

La souffrance capitalisée

 

 

Sur cent enfants nés en deux mille, trente souffriront très certainement de malnutrition au cours de leurs cinq premières années, Vingt six ne seront pas immunisés contre les principales maladies de l’enfance, dix neuf n’auront pas accès à de l’eau potable,  quarante à des équipements d’assainissement convenable, et dix sept n’iront jamais à l’école.  Dans les pays en développement, un enfant sur quatre vit dans la misère, au sein de familles qui survivent avec un revenu quotidien inférieur à un dollar. 

La conséquence la plus terrible, c’est que onze millions (soit environ trente mille enfants par jour) meurent avant d’avoir atteint l’âge de cinq ans, le plus souvent de causes que l’on aurait pu éviter.  (Source Unicef ; rapport sur la petite enfance)

 

A la lecture de ces chiffres, une pensée me vient à l’esprit.

Nous connaissons les résultats et les raisons de cet inventaire macabre. Cependant, l’homme n’agit pas sur les conséquences, alors qu’il lui suffirait d’un peu de bonne volonté.  Heureusement, il existe quelques personnes qui se dévouent corps et âme. 

 

L’espèce humaine, devrait être… humaine, mais  beaucoup d’entre nous sont devenus des disques dur.  Le disque dur n’a pas de sentiments, par contre, pour les statistiques pas de problèmes !   

Des numéros, voilà ce que pour bon nombre d’administrations, l’espèce humaine est  devenue. 

Plus le nombre de victimes est important, meilleure sera la campagne de sensibilisation.  A leurs yeux, ce n’est plus l’état des victimes, ni  leurs conditions de vie qui importent, mais bien leur nombre.

Voici ce que la société bien pensante a réalisé : capitaliser la souffrance !

Or, elle  ne se capitalise pas, elle est vécue au quotidien par des centaines de millions d’humains. 

 

Sommes-nous devenus insensibles face aux enfants en état de complète déliquescence physique et psychologique ?

Je serais tenté de répondre par l’affirmative, se dit François.  Pendant que les États occidentaux, imprégnés de leur opulence, financent la course folle de l’espace…, ils laissent crever de misères d’autres  peuples.

Il y a bien les ONG et d’autres actions ; pourtant les racines du mal  ne seront que très rarement traitées.

 

Prochain post : Restaurer la responsabilité

11:01 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

27/03/2006

S.O.S. d'un terrien en détresse ou...

Plaidoyer en faveur de la « sous-humanité »

 

 

En ce début de vingt et unième siècle, il est  nécessaire de répéter sans cesse les statistiques catastrophiques des populations précaires.

N’oublions pas, que c’est seulement quand les occidentaux  mettront la pression sur leurs « décideurs », que des changements significatifs seront enfin perceptibles à des milliers de kilomètres.

Les pays du Sud n’ont plus leur sort en mains depuis l’arrivée de l’homme blanc ; et les raisons en sont largement connues...

Nos gouvernants répartissent l’aide au développement suivant un procédé de distillation.  Pourquoi en feraient-ils autrement, dès lors qu’une grosse partie de la population est occupée à contempler son nombril. 

 

Notre mode de sur-consommation n’est pas une fatalité : cela reste un choix, et j’ai toujours la liberté de choisir une autre façon de vivre.

Sommes-nous responsables de la sur-consommation ? 

Nier notre implication dans le système, serait une ineptie inconcevable et malhonnête. Par contre, nous sommes loin  d’être les seuls coupables.  En  effet, le « libéralisme capitaliste » crée nos besoins…

 

 

Dans nos pays, lorsque qu’un animal de compagnie est souffrant,  nous courrons chez le vétérinaire.

Par contre, pour septante cinq pour cent de la population globale, quand il est parfois pensable de recourir à un médecin,  beaucoup ne pourront se payer le traitement, et ils iront grossir la « décharge publique », déjà encombrée, de la sous-humanité.

Comparaison n’est pas raison !

 

Pourquoi pas ?

Le premier exemple parle d’un animal, et le deuxième… d’un être humain.

Le constat  est amer, se dit François : notre train de vie nous rend sourds et aveugles face à la souffrance humaine.

 

Prochain post : La souffrance capitalisée

11:15 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

24/03/2006

S'humaniser

La charité 

 

 

La charité  n’est pas en elle-même une chose mesurable, il faut se dépasser, et  « entrer dans» la ou les personnes qui souffrent, pour commencer à comprendre ; on peut dire en résumé que la charité c’est avant tout commencer à s’humaniser soi-même.

 

Connaître, comprendre, …

Ce n’est pas parce que telle personne est dans le besoin, que j’en connais et sais comprendre la raison.

Or, connaître la raison est primordial, afin de mieux cerner le « pourquoi » et  pour ensuite chercher des solutions.

 

Au niveau mondial, nous connaissons les raisons qui ont poussé les dirigeants occidentaux à maintenir l’Afrique dans la relation « assistant-assisté ». 

La notion d’économie ne fait pas bon ménage avec les populations au  statut précaire.  C’est plus facile de distiller de l’aide, fût-ce à la limite  de la décence.  

Choisir le paternalisme dans une relation avec une personne plus faible que soi, n’est pas un acte charitable, et encore moins une solution à long terme, comme François la conçoit.

Le paternalisme ne s’attaque pas à la racine ; il entretient la relation «  assistant-assisté ».

Cependant, il faut bien relativiser ce qui précède, car cette relation est philanthropique, et… c’est mieux que rien !

 

Dans un article publié dans le quotidien « Le Monde », le président du Brésil LULA déclarait ce qui suit :

 

« L’abondance et l’injustice ont été les caractéristiques majeures du vingtième siècle.  Ces quarante dernières années, le PIB mondial a doublé, pendant que l’inégalité économique entre le centre et la périphérie de la planète a triplé.  Les 25% les plus riches de la planète consomment 80% des ressources disponibles.

Ceci, alors que près de deux milliards de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de deux dollars par jour.  

Les économies des pays industrialisés dépensent 900 milliards de dollars pour protéger les frontières mais consacrent moins de 60 milliards pour les pays pauvres, là où la faim est la première arme de destruction massive, et où elle tue 11 enfants chaque minute, 24.000 personnes chaque jour, soit l’équivalent d’un tsunami par semaine.

L’idée d’une civilisation qui laisse mourir ses propres enfants est terrifiante.  Si nous ne réussissons pas à stopper l’augmentation de l’inégalité, si les objectifs de développement du Millénium ne sont pas atteints, ce sera la plus grande défaite humaine de ce siècle.  Pour vaincre l’injustice il faut aussi vaincre l’indifférence. »

 

Toutefois, si nous voulons vaincre l’indifférence, il faut d’abord vaincre l’égoïsme, et sur ce dernier point, François reste perplexe. 

Le narcissisme est partout.  Pour améliorer cet état, il faudrait effectuer une sorte de lavage du cerveau, afin,   d’oublier notre mode de fonctionnement.

 

Le président LULA lorsqu’il évoque : «ce sera la plus grande défaite humaine de ce siècle », utilise le futur, quel optimiste !  La défaite est présente dans notre histoire.  En ce qui concerne le quotidien, la défaite humaine est une réalité bien installée. 

Nous le savons : exister pour des centaines de million      d’humains est leur seule activité, le futur pour ces personnes se limite à l’espérance.

 

Prochain post : Plaidoyer en faveur de la "sous-humanité"

10:52 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

22/03/2006

Le forum de l'épouvantail !

Le forum de l’épouvantail 

 

 

Au début de l’année deux mille cinq, lors de la représentation du forum de DAVOS, les pays riches ont examiné une partie de ce qui reste de leur conscience.

A écouter les dirigeants, on aurait pu croire qu’ils jouaient

dans une pièce de théâtre.  Cependant la mise en scène était surréaliste.

Molière savait ce qu’était la comédie. 

A l’époque, il en usait afin de dénoncer les comportements de la bonne société.  Les temps ont changé ; maintenant, ce sont des experts en communication qui mettent en scène les dirigeants, il est vrai souvent mal inspirés.  La sincérité subsiste rarement.  Le seul fait  d’être loyal,  pense François, est beaucoup  trop peu respecté.

 

Lors de ce forum il y a eu l’apparition d’une nouvelle       «  star ».  Ce n’était pas un ancien président d’une grande puissance, ou  un artiste.

La « star » c’était l’épouvantail.

Le spectre était si présent que certains dirigeants n’ont pu se retenir de déclarer : « aucun homme politique, aucun dirigeant dans le monde ne peut plus se permettre de l’ignorer », ce n’est pas pour autant qu’ils acceptent d’endosser leurs responsabilités.  Dès que le sujet est abordé, la raison et notre implication sont rangées dans la case : « amnésies aiguës neurologiques ».

La pauvreté a fait son apparition à ce forum,  il est vrai généralement plus enclin à discuter d’économie.  Ce n’est que justice : des fortunes colossales sont réalisées sur le dos des pauvres.

 

La pauvreté est comme l’épouvantail, elle fait peur.

Elle n’effraie pas dans son état de fait, mais bien dans une envie  de plus de solidarité de la part de l’opinion publique.  N’oublions pas « la communion planétaire », vécue quelques jours auparavant  lors de la catastrophe du tsunami.   Faut-il dans notre société de communication, souhaiter des catastrophes hors normes  afin de tenir compte de l’existence de ces populations ?  Malheureusement la réponse est OUI.  Notre conscience a glissé dans notre inconscience, et le résultat est une fois de plus sans appel ; nous ne voyons que l’événement extraordinaire, la pauvreté ordinaire, cela fait quelques années que nous l’avons occultée.

 

Toutefois, ce ne seront pas les déclarations d’intentions qui amélioreront la condition de la pauvreté. Mais la pression publique peut améliorer, voire changer le cours des évènements,  l’histoire  est    pour nous le rappeler.

 

Lorsque la pauvreté est invisible, elle n’est plus une gêne !

Il y a bien des médias qui osent montrer ce qui ordinairement est  imperceptible.

Néanmoins, la  majorité  préfère exhiber les faits divers, ou les récentes frasques d’un personnage en vue. 

Aujourd'hui, nous connaissons la puissance réelle des médias.  La réaction de ces derniers  face à tel  événement, ou telle situation fera la crédibilité pour bon nombre de citoyens.  N’entendons nous pas fréquemment : « je t’assure c’est vrai, je l’ai vu à la télévision » ?

Voilà comment des imbécillités peuvent être crédibles…bonjour les dégâts !

 

La diffusion de l’information à une heure de grande écoute est souvent réservée aux politiciens ou aux faits divers ou autres réality show.

Après, viennent, soit les films, série B…

Toutefois, il existe des magazines d’informations qui persistent aux heures de grande écoute (généralement sur les chaînes publiques) ; c’est bien la preuve que ce genre de programme intéresse.

Pour le reste, les émissions sur les grands sujets de société sont généralement diffusées après vingt deux heures. Une chaîne de télévision doit être rentable, surtout si elle est privée.  Donc, à l’heure du prime-time, il est « obligatoire » de diffuser du divertissement.   Les programmateurs n’ont quasi plus rien à dire ; l’audimat se charge de la répartition.

L’audimat est devenu l’oracle des temps modernes.

Il ne faut pas perdre de vue que la chaîne de télévision doit gagner de l’argent.  Les annonceurs publicitaires, pour les médias privés, sont leur unique ressource.

 

L’épouvantail, aimerait tant expliquer son évolution.

Il est à la naissance, un être humain comme vous et moi ; mais bien vite, il est classé dans la zone « sous-homme », en d’autres termes, il est devenu… épouvantail.

 

Prochain post : La charité

13:34 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/03/2006

Penser et...

Penser et agir librement 

 

 

« Je pense, donc je suis… »

La formule a de quoi plaire aux personnes en manque de sensations métaphysiques planantes.  On peut ainsi disserter à l’infini.

 

Pourquoi ne pas changer la formule en :

« J’agis, donc je pense ; par conséquent je suis »

Concevoir sans réaliser est pour François du temps perdu. Quant à la (notion de) liberté, ce n’est qu’une négociation aboutissant à un compromis, certes, rendu  nécessaire à notre évolution personnel.

 

Ainsi, sans vraiment le savoir, nous sommes en tractation quasi permanente avec nous-mêmes.

Dans les pays non-démocratiques, les personnes ont la possibilité de négocier uniquement  avec… elles-mêmes !

Pour notre ami, ne pas dénoncer ces régimes revient à les cautionner.  Mais que faire ?

Tout d’abord, sortir les inégalités du tiroir de notre inconscience, ensuite essayer d’ouvrir un rayon de la conscience.  Il reste  de l’espace… et amplement !

 

Les disparités ne sont pas uniquement affaire de pays non ou pseudo-démocratiques, les  inégalités existent dans notre quotidien, cependant il est plus commode de les voir ailleurs que chez soi.

La pauvreté n’a pas de territoire privilégié et encore moins de nationalité ; elle est universelle !

Conscience et inconscience sont également universelles ; la différence pour un homme d’un pays en voie de développement est qu’il a beau avoir conscience de ses problèmes, il ne possède aucun « levier » pour y remédier.  C’est tellement vrai que quand une entreprise occidentale vient s’installer, l’objectif non-avoué est l’exploitation de la main d’œuvre locale, et cela  ressemble trop souvent à de l’esclavage moderne.    Malheureusement, le présent et le futur de ces États, sont dans les mains de l'occident, ce qui est problématique.

 

Un jour (sans doute proche), les habitants de ces pays en aurons marre de se contenter des miettes du « gâteau », servi avec faste.

 

Prochain post : Le forum de l'épouvantail

 

16:17 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/03/2006

Égocentrisme et écoute

Susciter l’espérance 

 

 

L’existence sans espérance, martèle sans cesse François, n’est pas une vie ; c’est l’enfer sur terre.

Ce n’est pas pour autant que la vie soit  paradisiaque.

Laissons ces images célestes aux  cartes postales et autres catalogues de vacances.

 

Susciter et ensuite vivre l’espérance au quotidien n’est pas une utopie !

Est-ce idéaliste d’aider ceux qui parfois n’ont même plus la force de continuer d’espérer ?

François veut croire en des changements afin de rendre la vie moins chaotique pour la majorité des habitants de la terre.  Nous ne sommes pas seuls au monde ; nous devons absolument sortir de cet état léthargique.

Pour ce faire, lorsque notre conscience nous réveillera :

 

Première étape : essayer de mieux contrôler notre  égocentrisme pathologique.  L’égocentrisme n’est pas une fatalité, mais le refus de considérer  « l’autre » égal à  moi-même, et/ou le manque total d’objectivité.

 

Deuxième étape : faire attention à ne pas se rendormir, ce serait dommage après tant d’efforts.  (car des efforts il en faudra beaucoup)

 

Troisième étape : savoir écouter, en d’autres termes,    être attentif.

Nous croyons généralement savoir écouter.

Si nous savions si bien écouter, nous entendrions plus fréquemment la mort se répandre telle une vague recouvrant  les plages surpeuplée des stations balnéaires.

La mort, si silencieuse soit-elle, hurle si fréquemment que notre esprit l’a banalisée.

La réalité révèle  bien souvent que notre champ de vision et notre ouïe se réduisent à…vue d’ oeil…

 

Quatrième et dernière étape : se responsabiliser.  (ne pas confondre avec se culpabiliser)

Ce sera seulement après ces quatre étapes que je peux commencer à penser et agir librement.

 

Prochain post : Penser et agir librement

11:13 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

15/03/2006

Savoir donner

 

Savoir donner  

 

 

Nous avons la particularité de donner (parfois) notre « excédent à la consommation » ; en soi c’est déjà positif.

L’homme confond régulièrement aumône et  savoir donner  sans contrepartie !

Donner l’aumône est pour François de « l’auto-auréolations », ce qui logiquement pose question.

 

Bien souvent, je repense à la parabole de la petite veuve passant dans le fond du Temple, et, qui, au moment de la collecte, laisse échapper de sa main remplie d’humanité, trois petites piécettes, au nez et à la barbe de tous ces notables avachis au premier rang, et qui, eux, ne se sont pas privés de laisser tomber de leurs bourses bien garnies, quelques sous sonnant ; et ce, dans un souci de bien paraître.  Cette parabole, s’exclame François, je l’adore ; après, la « messe » est dite !

 

Donner de l’argent pour beaucoup d'entre nous, correspond à un « rachat de conscience ». 

Même s’il est nécessaire d’abandonner une partie de son argent, cet acte demeure parmi les plus faciles.

L’évolution personnelle de chaque être nous montre qu’il y a beaucoup de possibilités de donner. 

Offrir son savoir, son amour, ses préoccupations, sa joie, sa détresse, l’espérance ; en résumé la  gratuité de la vie.

 

Donner gratuitement, quelle évidence pensait François dans sa prime jeunesse. 

Quelques années plus tard, il s’aperçut que, en donnant, il espérait secrètement un retour, une reconnaissance, …

Le temps des épreuves approchant, il découvre un autre monde.  C’est pour lui  le début de la perte d’amis proches, le temps des échecs, des blessures (physiques et affectives), en résumé le dur apprentissage de la vie… une spirale infernale.

 

Actuellement, François pense que sa liberté réside dans l’acceptation de donner sans retour.  Ainsi, sa liberté rend le receveur… libre…

14:36 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

11/03/2006

La "valeur" de l'homme

La  « valeur » de l’homme 

 

 

Vouloir quantifier et qualifier la solidarité, c’est la porte ouverte à toutes formes d’exclusion.

Une pomme pourrie est pomme avant d’être pomme pourrie. En affirmant cela, je peux dire une pomme pourrie égale une pomme mure.

Ce raisonnement devrait s’appliquer à l’homme.

Un être humain, qui qu’il soit : pauvre riche noir blanc malade portant-…-, est avant n’importe lequel de ses qualitatifs, un être humain.

Il semble donc logique que : un homme pauvre, laid, … soit sur le même pied d’égalité qu’un homme riche, beau, blanc…

 

Difficile à avaler !

 

Pourtant, il « suffirait » de ne plus donner d’importance à ses qualitatifs.

Parlons au conditionnel, là où François parle au présent.

François est bien trop rêveur !

Supprimer tous les qualitatifs serait une catastrophe pour notre  modèle de société.

La valeur de l’homme est basée sur les qualificatifs, donc la différence.  En ce qui concerne ceux qui ne suscitent  pas d’intérêts commerciaux, ils n’ont  pas de valeur !  La société les marginalise et méprise.

Ne perdons pas de vue qu’ils pourraient se réveiller un jour, ne plus avoir de valeur ne veut pas dire incapable de penser et agir ! 

 

Le mépris de l'occident envers le reste du monde, a pour conséquence, de provoquer l’émergence de nouveaux terrains fertiles, donnant ainsi naissance à de nouvelles vocations de terroristes.

A partir de ce constat, une question s’impose : quelle est notre part de responsabilité face aux actes terroristes ?

Indéniablement, notre implication est engagée dès le début de la « vocation »  terroriste et/ou candidat au martyr.  Nous devons impérativement reconsidérer notre mépris pour le transformer en une relation d’espérance fraternelle réciproque. Les relations humaines restent majoritairement superficielles, alors que pour éviter des problèmes, nous devrions bâtir nos rapports en profondeur…

13:30 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

06/03/2006

Quand la solidarité...

 

Quand la solidarité se met dans tous ses états !

 

 

La solidarité n’est pas une notion quantifiable à l’avance, elle doit être in-quantifiable afin de toujours  se dépasser.

La solidarité agit dans le plein devenir d’autrui.

 

Asie, fin deux mille quatre : le tsunami,  minimum deux cent quatre vingt mille victimes.  Très vite l’aide humanitaire s’organise, le monde est en émoi devant une telle catastrophe, nous ne connaîtrons jamais le nombre réel de victimes locales.  En ce qui concerne les victimes occidentales, le décompte sera bien plus précis. 

Les mots pour couvrir l’événement ne suffisent plus…, le silence des morts a pris leur place !

 

Faut-il attendre de telles catastrophes pour s’intéresser à ces pays ?

Il faut croire que oui, se dit  François.

Cependant, je n’ai pas souvent entendu évoquer à travers les différents médias la réalité quotidienne de ces pays.

En effet, il est bon de savoir que dans les états du Golf de Bengale, chaque année, plusieurs millions d’être humains –principalement des enfants- meurent chaque année « tout simplement » par manque d’eau potable !!

A la lecture de ces chiffres il y a de quoi être déboussolé.

 

Ne perdons pas de vue que nous sommes particulièrement « généreux » devant le gigantisme des « grandes catastrophes ».  Assez bizarrement, l’accumulation des « petites » calamités ne provoque pas la même émotion.  Pourtant,  les victimes sont bien plus nombreuses ; elles seront rangées dans la catégorie :

« Sous-humanitaire ».

 

Une fois la phase  paroxysmique émotionnelle terminée, notre vie reprendra son cours normal.  Le jour où une autre crise se produira, la même « communion planétaire » recommencera et ainsi de suite…  c’est bien malheureusement là notre réalité à nous.        L’être humain a souvent la particularité de se montrer généreux pour des actions temporaires.

En ce qui concerne le plus long terme, son égoïsme revient au galop.

Néanmoins, se dit François, je continue d’espérer de profonds changements dans l’échelle des valeurs.  Cette mutation, il y a de fortes chances qu’elle intervienne avec les générations à venir.  Dans l’hypothèse où ces changements n’interviendraient pas, la vie selon moi n’aurait plus de sens.

Ce n’est pas possible de concevoir le futur sans véritable solidarité c’est à dire dans la durée !

16:27 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

03/03/2006

Le droit à l'existence

Le droit à l’existence

 

 

Le droit à l’existence ! Quelle évidence : nous ne  vivons plus au Moyen-Âge ai-je pensé pendant de longues années, se dit François.  Détrompons-nous, des siècles après cette période, la situation pour la majorité de la population mondiale n’a guère changé.

Ah oui, j’ai oublié un « détail » ;  l’exploitation par eux-même de leurs richesses aurait pu les rendre moins pauvres, c’était sans compter sur l’appétit féroce du « visage pâle », qui, lui, se voyait  bien encore un peu plus riche.  Il y a bien des voix qui crient à l’injustice, et, pour les « calmer », nos pays font de l’humanitaire : ce qui ne manquera pas de les rendre sympathiques, voire concernés.  Durant cette période, la population précaire ainsi concernée par cette aide, aura l’illusion que ses problèmes sont en passe de se terminer.

Cependant, la première préoccupation de nos États est  de satisfaire… notre compassion…

Malencontreusement l’objectif principal de cette aide est de nous donner l’impression que l’on va s’occuper d’eux.

Dans beaucoup trop de cas, une fois les caméras et projecteurs partis, l’aide se fait plus rare…

Cette attitude s’appelle : l’humanitaire du paraître.

 

 

A partir de ce constat, comment pouvons-nous sortir du concept : humanitaire virtuel ?

Notre passivité est bien plus dangereuse que les armes de destruction massive, et il est grand temps d’accepter cette notion élémentaire.

Par activité, nous pensons : profit.

Nous avons écarté la gratuité de l’activité ; notre temps libre étant consacré à la famille et aux hobbies.

Pour François, si nous voulons progresser vers l’humanisation, il faut intégrer ce qui suit :

 

« Par inconscience je suis tueur, par conscience je suis aussi bienfaiteur ».

 

N’est-ce pas un peu facile de classer ces comportements en deux catégories ?

Je ne le pense pas, s’exclame François, il faut essayer      d’être conscient de son inconscience, avant tout.  

La partie consciente de notre être peut agir fragmentairement sur l’inconscience.

Cela déterminera ma manière d’agir sur le présent et le futur.  La solution est peut-être simple, mais en pratique…  nous tenons entre nos mains, la vie de centaines de millions d’enfants, femmes et hommes…

15:53 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/02/2006

Le chaos de...

Le chaos (K.O.) de la confiance

 

 

 

Dans le dictionnaire, espérance est synonyme de confiance, François préfère nuancer.

Il n’est pas possible d’avoir une confiance absolue en l’homme, et pour cause, il n’est que homme…, et par conséquent il est vulnérable.

 

« Tu es poussière et retourneras en poussière »

Cette phrase est la même pour l’homme dénudé crevant de faim que pour celui mourant étouffé par son égoïsme.

 

François n’a plus confiance en quoi et qui que ce soit. L’espérance rend la vie plus dynamique.  En ayant simplement confiance, l’homme n'a plus qu’à « pantoufler » dans son fauteuil en regardant une série B américaine.

L’espérance suscite l’action, engendrant ainsi un sens à donner à l’existence.

Or, il est primordial pour l’homme de retrouver du sens à donner à sa vie.  Dans le cas contraire, ne parlons plus de vie, parlons de gâchis.

 

Un jour, François regardait à la télévision un reportage sur la catastrophe de Bhopâl en INDE. Il lui a fallu une bonne semaine pour s’en remettre.  

La folie de l’homme s’arrêtera-t-elle un jour ?  Il conçoit bien que non. Tout juste peut-il espérer que la folie        s’amoindrisse en voyant les conséquences directes, non plus sur le Tiers Monde mais bien en Occident.

Les apprentis sorciers verront leur chaudron magique devenir incontrôlable.  La formule « produire consommer crever profits » à encore de beaux jours devant elle, ne nous leurrons pas.

 

Surtout ne désespérerons  pas, la confiance a foutu le camp, mais il nous reste des raisons d’espérer.  L’homme a la capacité de changer, il faut juste…qu’il le veuille.  Le problème est bien là.  Pourquoi vouloir quelque chose qui me rendrait moins riche, et surtout rendrait ma vie moins confortable.  Alors pourquoi travailler tant ?  Cela permet à la machine économique de  tourner.  Produire et vendre le plus possible, et ce à n’importe quelle condition.

 

Richesse et confort vont de paire, se dit l’homme des temps modernes. 

Pour François, tout cela ne s’acquiert pas moyennant argent ou autre compensation.

La richesse se trouve dans la disponibilité à écouter, et, dans le fait d’être conscient que  je ne suis pas « seul au monde », les autres existent en ayant le même droit de vivre ! 

16:55 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

26/02/2006

L'incurie solidaire

L’incurie solidaire

 

 

 

François s’est forgé une opinion que l’on qualifiera peut-être de « dure » ; il pense plutôt que c’est une critique  rendant meilleur compte de l’état de l’humanité. 

Ses propos très tranchants peuvent aussi faire penser qu’il est  « un gentil rêveur ».  

 

Il répète souvent à qui veut l’entendre  qu’à force de prendre les personnes dites rêveuses et ou idéalistes pour des « doux », on arrive à un état de conscience tranquille, et, par conséquent à une passivité entraînant l’inaction.  Le résultat est que la conscience solidaire et inconscience solidaire posent un gros problème.

 

Comment pourrions nous accepter d’être des « inconscients solidaires » ? Notre bonne morale nous a trop souvent appris à la déceler… chez les autres… !

Quant à la conscience solidaire, nous pensons en faire partie… par nature !

 

L’inconscience solidaire est par contre un état qui nous arrange  bien ; elle nous permet de continuer notre vie tant bien que mal ; de plus cela fait l’affaire de nos dirigeants en quête de « capital sympathie » de la part des citoyens.

Toutefois à bien y réfléchir cet état nous rend immobile face aux défis présents et à venir.

Et la conscience solidaire ?  Elle nous permet, comme dans le cas de l’inconscience solidaire, de continuer notre vie tant bien que mal ; ce sera le point commun entre les deux consciences.

 

Lorsqu’un petit enfant fait ou dit une bêtise, notre première réaction est souvent de dire : « c’est pas de sa faute ; il est inconscient ».  Cette réaction qu’il serait préférable  de nommer « auto suggestion populaire » est un grand raccourci !  En agissant de la sorte nous éliminons la raison du pourquoi.  Il en est de même à l’âge adulte, et cela nous rendra également inconscients …par nature !

 

Cela est bien beau de parler de conscience et inconscience.

Où est ma part de responsabilité vis à vis de l’homme faisant lui-même partie de l’existence ?

 

François  pense depuis belle lurette que l’existence est faite pour l’homme.  Il considère que l’existence est un patrimoine dont l’homme fait partie au même titre que la terre et tous ses éléments.  L’homme est uniquement présent afin de « gérer » du mieux qu’il peut un ensemble d’éléments extraordinaires, donnant ainsi l’existence de toute choses. 

La logique de François est « simple », en gérant le présent nous préparons l’avenir.

Bien trop souvent, l’homme détruit les choses du présent ne se souciant même plus du futur proche.  Le résultat est sans appel comme dit auparavant le « tout aux profits ».

 

La vie sur terre est une question d’équilibre, la formule à de quoi faire sourire.

L’homme serait dès lors une sorte d’équilibriste ?

Rassurez-vous, reprennent en cœur les bien pensants ; ceux-la ne sont que des « allumés » !

Non pour François, l’homme prend ce qu’il veut, à l’endroit qu’il veut, et quand il le veut : c’est une sorte de self-service libéral  dans ses travers.

 

Ce n’est pas tout, certains hommes ont inventé la guerre préventive menée en partie grâce à des frappes « chirurgicales ».  Le plus difficile à accepter, c’est que des hommes politiques annonce ces guerres avec légitimité. Ce qui devient incompréhensible pour François, c’est qu’ils sont suivis par des millions de personnes et que Dieu bénirait les troupes dans les deux camps !  Il serait plus juste de parler de guerre ultra- libérale en lieu et place de guerre préventive.

 

Fréquemment,  François se dit qu’il s’est trompé de monde, et/ou d’époque.  La logique et l’histoire le rappellent à la réalité.

L’homme n’est que homme, et ceci ne justifie en rien ses comportements.  Il considère que l’homme recommence les mêmes erreurs avec des répercussions bien plus graves.  Cependant pense-t-il tout n’est pas négatif, l’espérance à prit la place de la confiance, cette dernière étant trop souvent trahie.

11:11 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24/02/2006

La face et l'arrière du miroir

 La face et l’arrière du miroir

 

 

 

François, à force de vouloir solutionner les problèmes de l’espèce humaine, a petit à petit perdu pied.  Ses troubles sont tels qu’il ne distingue plus le réel de l’irréel, et les rêves des cauchemars.  Il fait peine à voir et son regard est maintenant triste et angoissé. Parler devient une épreuve et sa  capacité d’écoute est réduite à néant. 

 

Ceux qui le connaissent, savent qu’il est régulièrement en danger.  Survivra-t-il à lui-même encore longtemps ?  Tant qu’il préfère l'arrière du miroir, le danger est écarté.  Le miroir n’est pas un simple objet, il peut devenir une arme très dangereuse.  C’est ce miroir qui envoie les chercheurs d’apparences aux bancs solaires et autres services de chirurgie plastique.  Pour les adeptes de la face du miroir, le principal est de sauver les  apparences, et par la même occasion : se « sauver » soi-même.  Malheureusement, c’est aussi lui qui souvent pousse la gâchette et conduit à l’irréparable.

 

Notre ami préfère de loin l’envers du miroir, un peu comme un enfant qui veut découvrir ce qu’il y a derrière la porte…  En quelque sorte, François aime savoir ce qu’il y a dans son assiette, il préfère la cuisine à la salle à manger.

Dans son terroir, il aime cultiver la dérision si nécessaire à notre société.  Sa semence est l’espérance.  Il est convaincu que pour traiter les mauvaises herbes (les égoïstes), le remède est la solidarité.  La terre manque simplement de jardinier pour… : fraterniser. 

 

La plus grande menace (outre les catastrophes naturelles) pour la survie de l’humanité est, quoiqu’on en dise ; la race humaine.  L’homme à une grande partie de son devenir entre ses mains.  Pour ce faire, -c’est essentiel- l’homme doit « atterrir ».  Ce ne sera pas la course au pognon qui nous aidera dans le futur.  Commençons par reconnaître notre petitesse au regard de l’univers infini.

18:31 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/02/2006

Le Miroir

 

 

Le Miroir 

 

 

 

Un chanteur français bien connu utilisait dans une de ses chansons les mots suivant : « sur le rebord du monde… ».

François, lui, ne chante pas, il parle (parfois de trop) et dit, « sur le rebord du dépotoir il y a tant de gens à voir, où es-tu mon regard ? Bon Dieu ! Le miroir  ferme ses tiroirs ».

Le voici ce fameux miroir : de fait il à la particularité de posséder plusieurs tiroirs et souvent il arrive qu’il ne renvoie qu’une image ne permettant plus le regard imprégné de sentiments, émotions, révoltes, compassions.

 

François est intrigué par cet objet qui, dans un premier temps lui a semblé anodin.  Curiosité oblige, il s'attelle à l’observer.  Mais qu’est-ce donc pour un miroir ?

Tantôt il aperçoit son regard, tantôt il n’aperçoit qu’une seule image sans regard.

Il veut ouvrir les compartiments. Le premier est verrouillé,  il possède une ouverture avec code.  François devra ouvrir les autres pour posséder la combinaison du premier.

 

 

Au deuxième tiroir, François se met d’abord à sourire puis éclate de rire.  Il est dans le tiroir des certitudes rempli de photos de dignitaires religieux et de  politiciens nationaux et internationaux.  Par souci d’être « politiquement correct », François décide de garder toutes ces photos pour lui.  Il commence à se sentir mal à l’aise : « Pourtant moi, j’ai une certitude, celle de savoir que je ne sais pas ».  Néanmoins, est-ce une certitude ?  Il se détache de cette pensée, en se disant « ne te casse pas la tête, le reste est déjà tellement compliqué ».  

 

 

Troisième tiroir, un carrousel pour enfant.  A côté il y a une devinette. « Quelle est mon point commun avec le monde d’aujourd’hui ?

 

Voici que  François  pâlit.  Après une heure il se met à hurler toute sa révolte devant le miroir : les larmes qui coulent sur son visage deviennent de plus en plus grosses.  François vient  de trouver la solution à la devinette.

« Pourri tiroir, dit-il, quand je grandissais, l’enfant (qu’il espère toujours être) s’est aperçu que tout n’est pas des plus rose et qu’on lui cache beaucoup de chose…

Mais toi, tu me montres que les enfants se disputent dès le plus jeune âge pour  s’asseoir sur la plus belle voiture, dans l’avion…, tandis que le plus faible devra se contenter de ce qui reste, c’est-à-dire la bicyclette bricolée ou la trottinette sans sonnette.

 

François ferme avec brutalité la partie du meuble.

Il a découvert le tiroir qui entretien résolument le culte de la différence, avec toutes ses « castes ». 

 

 

 

Quatrième tiroir, une reproduction de la tour de Babel, avec à côte un beau parpaing.

 

« Qu’elle est belle, s’écrie François ! »

Elle ressemble un peu à la tour de refroidissement  d’une centrale nucléaire ». 

François y découvre notamment des juges sculptés avec leur balance.  Non pas sur un fronton comme en une cathédrale, mais à la place des gargouilles !  Le positionnement de ces « juges » livre une interprétation qui satisfait pleinement François.  En effet, il se dit  depuis longtemps déjà, que vouloir représenter les « juges » tout en haut, relève d’une hypocrisie.  Cela fait des lustres que l’être humain se considère  au-dessus de tout !

 

Là est une nouvelle cause du désarroi de François.

Mais que fait le parpaing dans tout cela ?

François sourit, puis, une fois de plus, son regard s’assombrit.

Après une longue méditation, François se dit : ce parpaing fait partie de la tour, néanmoins cette tour est loin d’être terminée.  Ce bloc, je vais le placer au-dessus de la tour, et je vais attendre le résultat.

Il a raison : le parpaing s’insère en parfaite harmonie avec la tour.  Il poursuit sa méditation : « Essayons de rester objectif ; la tour de Babel ne s’est pas construite d’elle-même.  Nous continuons de par notre non-action, à sa construction permanente.  Le seul et vrai problème est qu’elle grandit de plus en plus vite, que nous ne distinguons pas où elle pourrait s’arrêter».

 

François vient de découvrir le tiroir de la « surhumanité».

 

 

Cinquième et dernier tiroir, François découvre des cailloux dissimulant une photo de montagne.

 

François laisse son imagination travailler, il rêve…

Ah ! la montagne, le ski, les apéros, les filles.

Pas d’effort à fournir afin de rejoindre le sommet ; les remontées mécaniques travaillent pour nous.  Les cailloux, je les emporterai dans mes poches, ils me permettront de ne pas m’envoler à la première bourrasque.  Si le brouillard  surprenait, je pourrais toujours en semer derrière moi comme le faisait le Petit Poucet : ainsi ils me retrouveront, moi, François.

 

Soudainement l’imagination fait halte.  Il se reprend, regarde attentivement la photo.  Une voix intérieure       lui dit :

« Tu ne vois donc pas comment arriver au sommet »

François se met à réfléchir sereinement.  La nuit arrive, il décide d’aller dormir, il reviendra le lendemain.

 

Le jour suivant, François vient vers le miroir.  Il se met à dialoguer avec la photo.

« Les chemins pour atteindre ton sommet sont nombreux.  De  plus, parfois tu manges les hommes, tu les recouvres de ton manteau blanc, tu les fais dévisser alors qu’ils n’ont pas choisi le chemin le plus facile.

Lors de mes rares tentatives d’ascension, le chemin était parsemé d’embûches, de cailloux roulant sous ma semelle, me faisant tomber… »

 

La montagne répond :

-  François, tu n’étais pas bien renseigné sur le parcours, tu n’avais pas d’équipement adéquat…

Ne crois pas ceux qui te disent : c’est facile, tu as encore échoué…

Venir à moi est un chemin très long, avec des crevasses, des parois bien souvent insurmontables…

Ne crois pas que l’homme vient quand il le décide, laisse ces gens-là jacassé entre eux …

Sache-le, la majorité n’arrivera pas au sommet ; pour eux, je ne suis qu’une image et ils se leurrent.   La montagne, tu l’escalades tous les jours, tu tombes et reviens sur tes pas.  Moi, je suis dans ton ETRE, tu as beaucoup de chances de m’avoir trouvé et fait parler.

François ! Ne crains pas, continue ton chemin, si difficile soit-il ».

 

Il venait de découvrir le tiroir des chemins de la sagesse.

Notre ami découvre que pour emprunter le chemin de la sagesse il doit éliminer les tiroirs,  des certitudes, la culture de la différence ainsi que celui de la surhumanité.

 

François reprit la conversation avec la montagne :

- Dis-moi, crois-tu que l’homme s’est perdu en cherchant des raccourcis ?

 

- Le chemin n’a jamais été facile, mais, en voulant par défit, raccourcir le trajet, la route devient  dangereuse.  Tu sais, François, l’homme est aveugle et cela rend les accidents plus fréquents.  Dans la vie de tous les jours, vous avez des lois, un code de la route.  Le code de l’existence est présent depuis la nuit des temps.  Or, Il n’a cessé d’être bafoué, piétiné, renvoyé aux calanques grecques.  Le plus étrange pour moi, c’est que votre descendance subira INEVITABLEMENT votre mauvaise gestion : et cela, au  nom du « toujours plus de profits » et « conquêtes de pouvoirs », les deux allants trop souvent de paire.

 

- Si je te comprends bien, nous sommes mal engagés depuis très longtemps.  Tu crois qu’il y a encore une solution.

 

Après un long silence, la montagne dit :

- François, retourne ouvrir ton dernier tiroir.

 

Il s’exécute et retourne vers le dernier tiroir.  Le regard étant revenu, il  introduit le code par déduction et l’ouvre.  Il trouve de la terre, un verre d’eau, des photos d’enfants de toutes races et conditions se donnant la main autour d’un arbre.  François est ému et ne cesse de contempler l’intérieur de ce tiroir.  Son visage est rayonnant de joie et de bonheur. 

A l’intérieur, se trouvent des portraits de sages en méditation, ils ont la particularité commune d’avoir un sourire.  A côté, se

Il était redevenu heureux, après un long soupir, il se met à parler :

 

- J’espérais que l’espoir existait toujours.  Nous devons absolument former les jeunes et futures générations  à l’humilité.

Oui, ce tiroir est celui de l’humilité et c’est la clef pour un meilleur avenir. 

16:29 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/02/2006

La société virtuelle

L’être et le paraître

Ou la société virtuelle

 

 

 

L’ETRE est passé à la moulinette ou a fait l’objet d’une chirurgie esthétique.  On nous propose le type d’être que nous voulons entendre.  Donc à la mode du moment ; autrement dit ne remettant pas en cause le modèle de société dans lequel nous sommes plongés.  Pour beaucoup, s’identifier à une personne reviendrait à se retrouver soi-même.  Quelle illusion ! Suffirait-il donc de choisir son ETRE dans un catalogue ?  François est de ceux qui préfèrent continuer à le chercher jusqu’à la mort.

Comme le monde, ne sommes-nous pas en perpétuelle évolution ?  Le danger est grand que le PARAÎTRE devienne plus important que l'être.  Nous donnons un capital –au sens propre et figuré- crucial au fait de paraître.  Il n’est pas possible de bâtir une personnalité sur ce simple aspect.  C’est trop illusoire, trop virtuel.

Un entrepreneur ne commence pas la construction d’une maison en plaçant le toit !

 

 

Qui ne connaît la célèbre phrase d’André Malraux : « Le vingt et unième siècle sera spirituel ou ne sera pas » ?

Beaucoup semblent d’accord avec ce propos prophétique.

Cela étant, il ne faudrait pas se cacher la face sur ce qui s’est passé au 20ème siècle.  Celui-ci n’a pas été démuni de « spirituel ».  On y a constaté une éclosion d’informations et de commerce spirituel, et même dans la surenchère.  Dans cet imbroglio, le message de Jésus-Christ n’est plus très bien passé… Et pour cause : le commerce a pris le dessus, emboîtant là aussi, le pas au libéralisme économique.  Si la recherche spirituelle existe toujours, il est temps de se rendre compte que le marché est rempli de charlatans que l’on peut assimiler au marchand du Temple.  (la spiritualité ne s'achète pas !)

 

 

Les discours politiques sont dépourvus de toute substance au profit d’annonces et de stratégies de communication.  Il est plus important pour nos édiles d’avoir une bonne cote de popularité que de risquer de déplaire par une vue politique bien plus réaliste à moyen ou à long terme.  Ce qui prime, c’est de se vendre et de bien communiquer !

 

 

Il y a une bonne trentaine d’année, nous parlions de la société du « zapping ».  Nous sommes maintenant entrés dans celle du virtuel.  Pas plus que le zapping ne concernait le seul usage de la télévision, le virtuel n’est pas l’affaire du seul ordinateur ; il a envahi toutes nos relations.  Le processus est loin d’être irréversible.  Mais il est grand temps de l’affirmer et la vigilance est de mise.

Nous parlons donc maintenant de « cliquage », faisant référence au simple « clic »  qu’il suffit de faire pour introduire un changement dans la société virtuelle.

C’est comme une farandole  du samedi soir où dans une même chanson, le disc-jockey est trop zélé, on attrape facilement le mal de tête, on peut même perdre pour quelques instants, la notion de l’espace si pas l’équilibre.

 

 

Ce constat fait que des images sombres envahissent l’esprit de François.  Ainsi voit-il ce qu’il a appelé une « société emballage » évoluer vers une « société poubelle ».  Les victimes de cette « poubellisation » sont très nombreuses, sans en être toujours consciente ; ce qui est pire.  Qui perd son emploi, risque de perdre son mode de vie et devient proche du dépotoir !  Quant au tiers-monde, il y est passé depuis longtemps ; il y vit sous l’œil de notre « cher occident ».  Il y fouille les déchets pour manger et pour revendre. 

« Que ferions-nous d’eux ? », s’écrient les bien pensants. Dans les pays dit en voie de « développement »  où les « bienfaits » du marché capitaliste arrivent en force, le constat est que le fossé se creuse au plus profond.

16:47 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/02/2006

...avoir ses racines sur la lune

Être citoyen du monde et

avoir ses racines sur la lune

 

 

 

 

 

Introduction

 

 

                       

Sous le ciel étoilé d’un soir de septembre, en cette saison où les espoirs légers du printemps ont étés brûlés sous les ardeurs de l’été, et où tout devient sereinement plus vrai. 

François regarde attentivement la lune pendant un long moment. 

Et puis, comme jaillie d’une source profonde, survient en lui cette intime conviction : « mes racine sont là-haut ». 

Jusqu’alors il se disait « Citoyen du monde ».

 

Une partie de nos contemporains pensent qu’être citoyen du monde correspond à un mode de vie s’apparentant aux voyages, ceux des loisirs ou ceux du business.  Pour François, il s’agit de tout autre chose.  Il se dit être de partout et de nulle part, au sens où le citoyen du monde est celui qui accepte tout être humain à part entière, quelle que soit  la classe sociale à laquelle il appartienne, quelle que soit sa couleur de peau.  Autrement dit, cette citoyenneté se caractérise par une ouverture à la différence.

Ce qui est tout aussi clair à ses yeux, c’est que cette ouverture suppose que chacun ait ses racines particulières et soit bien conscient de ses origines.  La découverte de ses propres racines peut prendre beaucoup de temps ; peut-être toute une vie, laquelle alors sera en perpétuelle évolution.

 

Où se trouvent ses racines ? 

Dans sa prime jeunesse, il n’y portait guère d’attention. 

Le monde était beau et l’amusait beaucoup.

Quelques années plus tard, des questions graves et préoccupantes lui sont venues à l’esprit ; au point qu’il lui fut impossible de s’en détacher.  Commença alors une longue réflexion, la recherche d’un sens à donner à la vie.  Il se dit intérieurement : « il n’est pas possible de continuer ta vie de cette façon ». 

Mais que faire ? Et déjà comment digérer cette découverte ?

 

Il lui fallut un certain temps pour prendre un long recul par rapport à sa propre personne et la société.  Beaucoup ont alors pensé qu’il était « à côté de ses pompes ».  Peut-être y est-il toujours pour eux.  Qu’importe !

Le principal est d’avoir pris suffisamment de distance pour commencer à comprendre le fonctionnement de la société avec ses dérives.  Il ne lui suffit dès lors plus d’être un Européen convaincu pour avoir des racines bien établies. 

Il l’accepte aujourd’hui.

 

Plusieurs années ont passé, il s’est marié et a fondé une famille.  Pendant ce temps, le problème de ses racines ne l’a plus guère préoccupé.  Voici que trois ans plus tard, son statut ayant changé, il s’est retrouvé avec du temps devant lui pour se poser à nouveau cette question : « où sont mes racines ? » Ces derniers temps lui ont fait découvrir qu’elles ne sont certainement pas établies.

Alors commence une longue observation des comportements individuels et collectifs, en quête d’une réponse.

Faisant confiance et pensant que l’homme est bon, il se fourvoie dans beaucoup de directions.  Il en convient, il est naïf ! Naïf dans le travail comme dans la pensée.  Malgré tout, il reste positif.  Car il a rencontré des personnes qui ne vivent pas uniquement pour elles-mêmes, et estime qu’elles valent la peine d’être mieux connue.

Or cela ne suffit pas à le satisfaire dans sa recherche.  Ses racines sont plus difficiles à trouver…

Serait-il alors une sorte d’illuminé, voire un extra-terrestre ? 

Non, il essaie simplement de comprendre pourquoi il est différent et ne s’inscrit manifestement pas dans cette grosse majorité qui se caractérise par l’indifférence. Eh oui, cela paraît simple, mais lui a pris beaucoup de temps pour le réaliser et l’accepter.           

Il comprend maintenant son mal-être dans cette pseudo-humanité qu’il partage avec tous.  Il ne peut l’accepter ni en être le complice ; il ne peut-être la victime passive de cette sois-disant humanité s’auto détruisant.  En ce sens, il conclut que ses racines ne sont pas terrestres.

 

*

 

Vouloir avoir ses racines sur la lune, c’est bien sûr, une provocation, un souci de se désolidariser de cette société courant droit dans le mur.  François en est néanmoins conscient, cela comporte deux dangers : 

 

- Celui de s’enfermer dans un monde d’idéalisme : un retour sur cette bonne vieille terre s’impose.

-     Celui de l’exclusion : à la réflexion néanmoins, il s’aperçoit qu’il est encore possible de retrouver un espace de la liberté confisquée par la pression ambiante. 

 

Entre-temps notre ami a trouvé ce qu’il cherchait ; il est « heureux ».

15:25 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

13/12/2005

Être ET ne pas être

La dépression n'est pas une invention pour ne rien faire !
La maniaco dépression est une maladie des plus pénible à vivre ; et surtout mal comprise.
On entend souvent dire : "il n'est pas dépressif, regarde, il va bien, c'est de la comédie...".
Toutes ces personnes imbéciles ne savent pas tout le mal qu'elles font.
François dit souvent que si il avait le choix, il préférerait se casser un membre tous les ans.
Les victimes des maladies invisibles souffrent cruellement plus souvent qu'à leur tour !
 
Dans sa vie, il lui faut obligatoirement relativiser l'existence pour pouvoir survivre tant bien que mal.  C'est une exigence pour tenir le coup.  Sans cela, il croit qu'il passerait définitivement vers l'espérance illusoire qui est souvent synonyme de "fin".
Le relativisme et le second degré sont pour lui vitaux.  C'est une manière de se positionner et surtout se protéger.  Se protéger de qui ?
Notre ami est arrivé à devoir se protéger de lui-même, son plus grand ennemi, c'est toujours lui...  Il se neutralise, ainsi il ne perd plus de temps à se larmoyer sur son sort.
 
En temps ordinaire, François est un "simple" écorché vif.  Lorsqu'il est dans une période de "déprime" profonde, il n'arrête pas de se dire qu'il ne tombera pas plus bas ; et l'inverse se produit, il rentre alors dans ses périodes de non-être.  Il n'est plus lui et les évènements tragiques de l'existence humaine prennent le dessus en lui transperçant le corps.
Le dépressif est toujours une personne très sensible qui est incapable de contrôler ses émotions.  François prétend que c'est ce qui fait la richesse d'un dépressif.
Il ne voit plus du tout les choses de la même manière.
Maintenant il éprouve souvent l'idée d'écouter de la musique, de se promener, prendre le temps de regarder la vie simplement.  Malheureusement ces périodes sont souvent de courte durée.
 
"Être et ne pas être" ne se résume pas à sa simple expression.  Cela synthétise bien son existence, quand notre ami à découvert qu'il est et n'est pas ; au début cela produit un choc.
Il est devenu avec le temps un funambule de l'existence, le tout est d'essayer de rester sur la corde.  Quand il tombe, soit il rentre dans une période d'exaltation intense (devenue rare) ou une période de mélancolie qui le paralyse.
 
Malgré les période de trou noir, sa vie de maniaco dépressif s'enrichit fréquemment de nouvelles émotions.  Il n'a plus envie d'une vie "normale", il préfère la sienne, avec son lot d'interrogations, de douleurs, et de dégoûts qu'il manifeste souvent à l'égard de notre société.

18:54 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/11/2005

La mise en observation (fin)

L'audience devant le juge de paix reste gravée dans la mèmoire de François.
Etaient présent : le juge et son greffier, le substitut du procureur du Roi, l'avocat commis d'office, Jean et notre ami.  Le temps des présentations terminé, l'audience commence :
 
-  Le juge : Alors monsieur François, votre court séjour en Israël s'est bien déroulé ?
-  François : Oui, comme vous dites, un peu court...
-  Le juge : Selon le docteur Nabo, les derniers événements montrent une grande instabilité  dans vos humeurs, de plus, selon le docteur vous êtes difficilement prévisibles.  Sur base de ces éléments, il pense que vous devriez rester quarante jours de plus.  Le juge continue : monsieur François, comment voyez-vous votre avenir, et comment vous sentez-vous ?
-  François : J'aimerais tout d'abord vous présentez mes excuses pour le rendez-vous manqué de vendredi dernier.  En ce qui concerne mon avenir, je le vois en dehors de cette institution, j'estime que je suis capable de retourner chez moi.
-  Jean : Excusez-moi, monsieur le juge, je me demande ce que je fais ici ?
-  Le juge : Ce qui m'intéresse c'est de savoir si monsieur François est dangereux pour la société ou pour lui-même ?
-  Jean, surpris par la question : Il n'est certainement pas dangereux pour autrui, quant à savoir s'il représente un danger pour lui, avec toutes les épreuves passées et le nombre de ses copains qui se sont suicidés, si c'était le cas, je pense qu'on le saurait depuis longtemps.
-  Le juge : Bon je vois, et vous Maître, quelque chose à dire ?
-  L'avocat : Non, rien pour l'instant.
-  Le juge : vous pouvez vous retirer.
 
Après quelques minutes, l'audience était terminée, l'avocat rassura François et lui dit que normalement dans cinq jours il pourrait sortir.  Il lui dit également d'essayer de se tenir tranquille durant les cinq derniers jours.  Ce qu'il fit à peu près.  Avec le recul des années, notre ami pense que le juge devait être "amusé" de la situation et devait le trouvé sympathique.
Les derniers jours à "l'Institut de la clairvoyance", notre ami n'a plus vu le docteur Nabo...

18:56 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/11/2005

La mise en observation (suite)

Le jour suivant, François partit en excursion, destination, Jérusalem.  Marlgré la beauté de la ville, ce qui le marque, c'est le fossé entre pelestiniens et juifs...

Pour son retour en Belgique, il a été fouillé en règle à l'aéroport, il lui restait juste son caleçon.  Même le dentifrice à été vidé !  Arrivé à l'aéroport de Zaventem, plus moyen de retrouver sa voiture.  Une fois le problème réglé, il prit la direction de "l'institut de la clairvoyance".

Arrivé au pavillon, il fallait passer par le bureau des infirmières.

-  Alors Monsieur François, le voyage c'est bien passé ?

-  Oui, mais un peu court !

 

Il reprit la direction de cette chambre à quatre personnes qu'il détestait.  L'unique lavabo était à septante centimètres de son lit, il avait droit tous les matins de recevoir les effets de toilettes de ses voisins, sur son lit ; bref l'enfer.

Le retour fut difficile, le lundi matin après le petit déjeuner, il a été appelé chez le docteur Nabo.  Il n'avait pas l'air heureux de son escapade...  Il est vrai qu'il devait se sentir "roulé"...  Il lui apprit que le juge de paix qu'il aurait dû  rencontrer le vendredi, reviendra le lendemain, soit le mardi.  François prit contact avec Jean pour qu'il vienne à l'audience.  Il avait droit à un avocat pro deo et une personne de confiance.

Les enjeux étaient importants pour lui.  Il voulait sortir mais, l'institut de l'entendait pas de cette oreille ; il voulait le garder quarante jours supplémentaires.  Pour sa part il était persuadé que le juge allait lui rendre sa liberté.  L'après-midi de ce lundi là, il a passé son temps à raconter ses exploits en Israël.  Les malades riaient tellement quand il leur racontait ses aventures, qu'il finit pas se rendre compte de l'exploit qu'il avait réalisé.  Pour l'institut, cela leur a peut-être servi de leçon.  En effet, déjà que votre liberté est bouffée par un règlement, infantiliser de surcroît les malades, les motive à manifester leur envie de liberté...  Notre ami, malgré ses nombreuses sorties, a mal vécu cette privation de liberté !

 

à suivre







19:33 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/11/2005

La mise en observation

Mille neuf cent nonante huit, mois de Mars, François "pète un plomb".
Dans un premier temps, les évènements deviennent rocambolesques.
 
-  Allô, Jean.
-  C'est toi ! Où es-tu ? Tout le monde te cherche et ils veulent envoyer Interpol à tes trousses.
-  Je suis à Eilat.  Eilat en Israël, j'ai atterri en Jordanie et pris un bus jusque Eilat au sud d'Israël.
-  Comment es-tu arrivé là bas ?
-  Je suis rentré dans une agence de voyage, j'ai demandé à partir le surlendemain dans un pays chaud et ils m'ont proposé ce voyage.
-  Maintenant, tu téléphones à l'institut !!
-  O.K. je téléphone.
 
Après avoir "déraillé" au domicile familial, le médecin, la famille et le substitut du procureur, décidèrent de l'envoyer en institut psychiatrique dans le cadre de la procédure dite "mise en observation".
 
-  Bonjour, c'est François, je suis bien à "l'Institut de la clairvoyance" ?
-  Oui, à qui voulez-vous parler ?
-  Au docteur Nabo, il parait qu'il me cherche...
-  Ici le docteur Nabo, Monsieur François, vous devez revenir immédiatement.
A entendre sa voix, il comprit qu'il ne rigolait pas.
-  C'est pas possible, demain je pars en excursion à Jérusalem, je reviendrai dimanche, si l'agence veut bien avancer mon retour.
-  Non, vous devez revenir demain au plus tard.
-  Pas possible, demain c'est le jour du sabbat et les bureaux de l'agence sont fermés.
 
Maintenant qu'ils savent où je suis, se dit-il, les problèmes sont réglés.  Il s'est rendu en ville manger et boire un verre.  Notre ami garde en mémoire, une grosse panique ; il lui était impossible de retrouver le chemin pour se rendre à l'hôtel.
 
à suivre
 
 

18:46 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |