06/07/2006

C'est trop simple

C’est trop simple

 

C’était vrai hier comme aujourd’hui encore bien souvent.  C’était trop simple.

Les gens, il leur faut de l’extraordinaire, voire de l’exotique : on n’a jamais approfondi voire tout simplement lu les  Évangiles, mais on court vers le bouddhisme ; même si le Dallai Lama, lui-même s’en étonne, car, lui, trouve une grande sagesse en Jésus.  C’était un jeune homme comme les autres ; pour qui se prenait-il donc ?  On le connaissait trop bien, c’était le fils de Marie et de Joseph, le charpentier du lieu, le frère ou le proche de Jacques et des autres.  Il y a peu, il avait quitté le village pour se mettre à prêcher et guérir comme un prophète, il avait déjà fait des disciples autour de Capharnaüm où il s’était plus au moins établi…  Sa mère et ses frères ont déjà voulu aller le rechercher en pensant qu’il était devenu fou.  Ce n’est pas lui qui allait faire la morale, même si on reconnaissait quand même en lui une grande sagesse et art de guérir !

 

C’est qu’il n’y a rien d’évident à être prophète.  Un vrai prophète, n’est pas là pour plaire, mais pour parler au nom de Dieu.  Aussi doit-il parfois dire aux gens que leurs manières de penser et d’agir ne sont pas celles de Dieu, même si, eux, se considèrent comme de grands croyants.  Mais ce n’est peut-être là ce qu’il y a de plus difficile ; le plus ardu est de faire comprendre que Dieu n’est pas dans les manifestations de puissance, mais au cœur de l’homme dans le plus ordinaire et quotidien de sa vie et de ses relations…

L’homme, trop souvent il essaie d’échapper à cette intériorité qui l’oblige à dépasser les apparences et à percer les murs qu’il se construit autour de lui.  Des prophètes comme Amos ou comme Jérémie ont eu les pires difficultés à se faire entendre.  Ceux que les gens admirent, ce sont les auteurs des actions d’éclat.  Et au temps de Jésus, le sauveur qu’on attendait, c’était quelqu’un comme Moïse ou Elie.  On oubliait ce beau récit de la Bible disant que Dieu pour rendre visite à l’auteur de hauts-faits que fut Elie, Dieu n’était pas dans un grand feu, ni l’ouragan, mais dans une brise légère.  Jésus, il honore les enfants et la pauvre veuve, il s’intéresse aux malades et aux pécheurs…  Rien d’exaltant ! Quant aux miracles qui lui sont attribués, on sait comment il faut les comprendre : symboliquement.

 

Dans le message des prophètes déjà et de Jésus à coup sûr, l’extraordinaire ce n’est pas spécialement l’affaire de Dieu.  Il y aura beaucoup plus de croyants le jour où les gens comprendront que, contrairement à ce qui se colporte encore notre culture, Dieu, tel que nous en parle Jésus, c’est un Dieu « pour homme » au sens où c’est l’homme dans ce qu’il est, mais encore tout homme également, qui l’intéresse, dans tout ce qui fait sa vie et ses relations, les plus quotidiennes d’abord.  C’est cela qui, à ses yeux, a valeur d’éternité.

 

Mais après cette première clé qu’est la confiance, il y en a une deuxième : c’est que pour acquérir cette confiance, il faut la simplicité, l’humilité ; il faut que l’homme qui qu’il soit, le seigneur ou le dernier des manants, cesse de se prendre pour le nombril du monde !  C’est là la grande différence entre, d’une part, les fous qui ont suivi Jésus ou ceux qui, comme certains, contre vents et marées des modes contemporaines, continuent à le prendre pour référence… et, d’autre part, ceux qui –se disant croyants ou non- se promènent comme les scribes et pharisiens, très sûrs d’eux même, écrasent les autres de leur suffisance ; voire ces jeunes qui déambulent le nombril en l’air et cheveux dressés plein d’agumina, véritables pantins du capitalisme, son commerce et sa publicité, qui font tout pour leur faire croire qu’ils sont de petits dieux, les petits dieux du sexe, nés d’Eros ou Cupidon…, on retourne au paganisme le plus arriéré sous prétexte d’être moderne !

 

Le rôle du prophète, c’est de tuer chez l’homme l’orgueil qui l’enferme sur lui-même et l’empêche de s’ouvrir à Dieu et consécutivement aux autres.  Ce n’est que dans un cœur simple, devenu simple au plus souvent, que l'évangile peut parler.  Et, toute l’histoire de l’humanité le prouve, cette simplicité, elle ne va pas de soi.

La simplicité, c’est pourtant la condition pour tout véritables progrès.

 

Source : un de mes amis

15:47 Écrit par Lpv dans Religion | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

alceste d'accord d'une façon génerale , mais à un detail près ! jésus et boudha , pas vraiment de difference dans le message surtout que des historiens serieux pensent que jésus à beneficié des savoirs boudhistes , qu'il y aurait des connexions historiques .
Jésus , dans l'evangile on l'appelle rabi ( rabin), c'est un savant , il enseigne une sagesse , mais de façon peu orthodoxe , et surtout loin des compromissions c'est pourquoi le sanhedrin a demandé sa mise a mort en lieu et place de bartabas
Mon père disait en bon anticlerical qu'il etait : jésus ? c'est le premier communiste !
son message on est bien d'accord est toujours d'actualité !

Écrit par : alceste | 07/07/2006

alceste euh désolé : ! faute de frappe barabas biensur , le voleur , le membre quand même d'un groupe de resistance aux romains
j'aime bien le cheveaux ! ça explique le lapsus !

Écrit par : alceste | 07/07/2006

C'est vrai !! Moi par exemple, je connais mieux l'Inde que la Belgique.
Quand j'y suis allée, je n'ai pu m'empêcher d'y retourner.
Une attraction irrésistible avec à la clé l'appel de Krishna !!
Va savoir pourquoi...
Peut-être simplement au bon endroit au bon moment, ou peut-être simplement que personne ne m'a convaincue d'aimer Jésus.
Cependant je respecte tous les Dieux, Jésus, Krishna, Bouddha, Allah, car au sommet de la montagne Il est UN !!
Bisou à toi pélerin.
Yasmina

Écrit par : Yasmina | 08/07/2006

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