08/06/2006

Contre la censure ! 

Levez-vous contre la censure

Amnesty International et "Le Soir" appellent à la mobilisation contre le net cadenassé.

Plus d'infos

Vous pouvez découvrir l'appel d'Amnesty en version intégrale en cliquant sur ce lien (source: Amnesty).

Vous pouvez également découvrir un exemple concret cité par Amnesty en cliquant sur ce lien (source: Amnesty).

Liens:

http://www.irrepressible.be (toutes les infos sur cette campagne d'Amnesty, menée avec le soutien du Soir et de la Première).

http://www.amnesty.be

L 'appel lancé il y a 45 ans par Peter Benenson, et qui allait faire naître Amnesty International, n'a pas pris une ride.

A tel point que l'organisation des droits de l'homme le réitère aujourd'hui, pour sonner la charge contre la censure sur l'internet.

C'est que la toile est devenue leur terrain de chasse privilégié.

Le Soir et La Première prêtent main-forte à Amnesty. Et exhortent à la mobilisation.

Rejoignez, via www.lesoir.be, le site des "irrépressibles". Une pétition vous y attend. Objectif : que l'internet redevienne un espace de libertés. Pas des oppressions.

 

 

L'appel qui reste actuel

Ouvrez votre journal n'importe quel jour de la semaine, et vous lirez que quelqu'un, quelque part dans le monde, a été emprisonné, torturé ou exécuté parce que ses opinions ou sa religion sont inacceptables aux yeux de son gouvernement.

C'est de cette manière que Peter Beneson lançait l'appel fondateur d'Amnesty International, dans les colonnes de The Observer, dans un article devenu célèbre, "Les prisonniers oubliés".

L'auteur invitait le grand public à écrire aux gouvernements pour qu'ils mettent un terme à ces persécutions. Ce qui devait être une campagne d'un an en faveur de la libération d'une poignée de prisonniers se transforma en un mouvement qui compte aujourd'hui plus de 1,8 million de sympathisants dans une centaine de pays, et qui lutte pour la liberté et la justice un peu partout dans le monde.

Quarante-cinq ans plus tard, Amnesty International réédite l'opération, en pointant l'internet comme le nouveau défi de la lutte pour la liberté d'opinion.

A la suite d'une lettre publiée - histoire oblige - dans The Observer le 28 mai dernier par Kate Allen, directrice britannique d'Amnesty International, Philippe Hensmans relaie ce nouveau combat dans Le Soir, en association avec La Première/RTBF.

 

Que l'internet redevienne espace de libertés

Beaucoup de choses ont changé en 45 ans, depuis la création d'Amnesty International. Le rideau de fer s'est effondré, et l'apartheid a disparu. Nous avons été témoins du génocide au Rwanda et du nettoyage ethnique dans les Balkans.

Et le monde a évolué technologiquement aussi : en 1961, les gens exprimaient leurs opinions dans des journaux et des livres. Les membres d'Amnesty répondaient à la répression en écrivant des lettres (et le font encore dans bon nombre de cas). Nous avons aujourd'hui à notre disposition, pour nous exprimer, un nouveau média global, l'internet.

Et Amnesty International est à même de mobiliser ses militants en ligne, de faire pression sur les gouvernements via des campagnes d'e-mails et sur le web. Ce qui n'a pas changé, malheureusement, malgré les avancées de la technologie, c'est que des individus sont toujours emprisonnés pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions.

Peter Benenson a lancé Amnesty après avoir lu dans un journal que deux étudiants portugais avaient été emprisonnés pour avoir porté un toast à la liberté dans un café ; 45 ans plus tard, nous apprenons que trois jeunes Vietnamiens ont été arrêtés pour avoir participé à un chat sur la démocratie. Les gouvernements ont toujours aussi peur des opinions dissidentes, et essayent de les faire taire.

Si l'internet a apporté la liberté de s'informer à des millions de citoyens, certains ont payé cette liberté par un emprisonnement du fait de gouvernements qui essayent de restreindre cette liberté. Des gouvernements ont fermé et censuré des sites web et des blogs. Ils ont créé des firewalls qui empêchent l'accès à l'information, et ils ont limité ou filtré l'accès aux moteurs de recherche afin d'éviter que cette information ne passe sous les yeux de leurs citoyens.

Quarante-cinq ans après la lettre de Peter Benenson, Amnesty relance un nouvel appel à la mobilisation du public. La force d'internet, c'est de transcender les frontières, et de permettre la libre circulation des idées autour du globe. Bien sûr, il est nécessaire de limiter l'expression libre lorsque celle-ci menace d'autres droits - l'incitation à la haine ou la pornographie enfantine ne sont jamais acceptables -, mais le potentiel d'internet reste immense.

D'un simple clic, je peux échanger des points de vue avec des personnes à Pékin ou à Washington. Je peux lire ce que des blogueurs à Bagdad pensent de la situation dans leur pays. Je peux lire des millions de points de vue différents du mien sur n'importe quel sujet.

C'est le plus grand outil de communication qu'on ait inventé depuis la découverte de l'imprimerie, une rencontre entre la technologie, la curiosité naturelle des êtres humains et leur besoin de contact social, et la force irrépressible de la voix humaine. C'est la nouvelle frontière entre celles et ceux qui veulent s'exprimer et celles et ceux qui veulent les faire taire.

Nous devons nous situer du bon côté. Nous demandons à chacun de prendre position en signant cet appel tout simple : J'estime qu'internet devrait être un outil pour la liberté d'expression, pas pour la répression. Les êtres humains ont le droit de chercher et de recevoir des informations, et d'exprimer pacifiquement leurs opinions sans crainte ni pressions. J'en appelle à tous les gouvernements pour qu'ils mettent fin à la censure injustifiée de la liberté d'expression sur internet et aux entreprises pour qu'elles arrêtent de les aider dans leurs fins.

Nous utiliserons toutes ces prises de position pour appeler les gouvernements à libérer les cyber-dissidents emprisonnés pour avoir envoyé des e-mails et exprimé leurs points de vue sur des sites internet. Nous les transmettrons aux Nations unies, lors de la réunion de novembre 2006 sur le futur d'internet. Et nous les utiliserons pour montrer aux entreprises que les utilisateurs d'internet (leurs clients) n'approuvent pas la vision d'un internet aussi fermé à un grand nombre de citoyens de la planète.

La campagne s'appelle irrepressible.be, et nous la relayons aujourd'hui ici. Nous voulons utiliser toute la puissance d'internet pour mobiliser les gens à travers le monde, afin qu'ils s'opposent à la répression. Nous espérons un véritable effet viral et que plus des citoyens s'engageront, plus ils en parleront à d'autres internautes, que ce soit par e-mail ou sur leurs sites web. Irrepressible.be veut utiliser la censure sur internet pour la combattre.

Nous demandons aux citoyens de montrer leur soutien en diffusant sur leur site ou dans leurs e-mails un logo - logo qui contient un fragment d'un site web que quelqu'un, un jour, a essayé de censurer. Ainsi, chaque fois que vous envoyez un e-mail, ou que quelqu'un visite votre site, vous diffusez l'information, ce que les censeurs essayent précisément d'empêcher ! Chaque fois que quelqu'un verra le logo de la campagne, vous aiderez à combattre la censure, et vous permettrez à d'autres personnes de s'engager et de diffuser le message.

La vision de Peter Benenson est toujours aussi valable aujourd'hui qu'elle l'était en 1961. Des individus sont toujours emprisonnés pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions et d'autres, révoltés par cette répression, réagissent et décident de faire quelque chose à ce propos. Les États essaient toujours d'écraser la dissidence. Il y en a toujours qui essaient de réprimer la voix de l'humanité.

Mais nous savons que la capacité de résistance et d'action des gens ordinaires n'a pas changé non plus. AI a été créé à partir d'un article, dans un journal, écrit par une personne. 45 ans plus tard, nous sommes un mouvement global fort de plus de 1.800.000 citoyens de base qui refusent d'être réduits au silence.

Il est plus important que jamais de se mobiliser pour les droits humains. Vous pouvez rejoindre notre mouvement et ajouter votre voix à celle de milliers d'autres membres d'AI.

Si vous croyez en la liberté d'expression et à la force d'internet, nous vous demandons de signer notre pétition et de soutenir Irrepressible.be.

Philippe Hensmans (Directeur Amnesty International Belgique francophone)

Source : http://www.lesoir.be/

 

Action à soutenir sans aucune réserve !

L'assujettissement et le déterminisme sont autant d'entraves à la liberté.  a+Lpv

13:21 Écrit par Lpv dans Soutien | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.