22/04/2006

A l'attention des biens pensants

Dieu, un utopiste ?

 

 

L’incarnation de Jésus en l’homme  a pour conséquence d’être une évolution jamais accomplie.

 

Torturer, incinérer, électrocuter un homme, c’est recommencer la crucifixion de Jésus Christ.  En vingt et un siècles, le Christ a été tué  des centaines de millions de fois ; malgré cela, il a gardé sa pleine humanité.  Tout au long de cette même période, des hommes et femmes qui,  à la suite de Jésus, ont permis à une lueur nommée espérance, de briller et d’empêcher les ténèbres d’envahir notre vie.  Jésus n’a jamais brisé le  contrat avec les hommes.  Nous ne pouvons  en dire autant…  Après avoir crucifié Jésus, les puissants de cette époque là, pensaient sans doute en avoir fini…  Pas de chance pour eux, le contraire se produisit.  Jésus a toujours recommencé à s’incarner dans les hommes, parfois à leur insu. 

 

« J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir.  Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer, étranger et de t’accueillir, nu et de te vêtir, malade ou prisonnier et de venir te voir ?  Et le roi leur fera cette réponse : En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.  Alors il dira à ceux de gauche : Allez loin de moi, maudits dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges.  Car j’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à mangé, j’ai eu soif et vous ne m’avez pas donné à boire, j’étais étranger et vous ne m’avez pas accueilli, nu et vous ne m’avez pas vêtu, malade et prisonnier et vous ne m’avez pas visité.  Alors ceux-ci demanderont à leur tour : Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé ou assoiffé, étranger ou nu, malade ou prisonnier, et de ne point te secourir ?  Alors il leur répondra : En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez fait »   Mt 25, 35-45 

 

Ce passage de la Bible illustre, on ne peut plus parfaitement, ce que Dieu attend des hommes.

Le Christianisme n’est pas de tout repos, Dieu attend de nous une attention quotidienne envers nos frères humains.  Faut-il placer des limites ? 

La tentation de nous renfermer derrière nos barrières est vite acquise, mais l’évolution de notre Être doit servir à les repousser. 

 

Beaucoup de personnes pensent qu’il n’y a pas de différence entre une personne Humaniste, et une autre Chrétienne. L’humaniste choisira où et quand il agira.  Il n’a de guide que sa conscience personnelle.  Le Chrétien ne choisit pas, sa fidélité à l'évangile de Jésus lui impose de s’exécuter. 

Dans les faits, il est vrai que le Chrétien choisit souvent sur des critères très personnels.

Le jour ou nous arrêterons de faire un écart pour éviter de donner à un mendiant, n’est pas près d’arriver !  Pourtant, Dieu est aussi présent dans le mendiant ; malgré cela  nous l’évitons.  

Dieu, en choisissant de s’incarner au travers des hommes, aurait dû provoquer  un grand désordre social : il n’en fut rien.  Le pauvre, avec la mort de Jésus sur la Croix, est couronné  et devient à part entière un être au même titre que n’importe quelle Roi !    Il a fallu à François beaucoup d’années de recherches, pour comprendre et accepter l'incarnation comme étant au centre de la vie Chrétienne.  Essayer d’être Chrétien sans tenir compte des autres est mission impossible...  Qu’on se le dise !

Maintenant, nous confie François, quand j’ai envie de rencontrer Dieu, je pars me promener dans les quartiers pauvres ; j’ai plus de chance de le rencontrer là-bas.

Ce qui est paradoxal avec ces rencontres, c’est que j’en sors généralement  beaucoup plus fort ; eh oui, le plein d’espérance, je le trouve dans ces endroits « malfamés ».

Par contre, quand je me promène dans les quartiers bourgeois, j’attrape la nausée, et le risque est réel de perdre le peu de foi qu’il me reste.  La prise de responsabilité de ces derniers envers la pauvreté est quasi inexistante.  Je me garderai de les juger, mais bon ! 

 

Beaucoup de nos contemporains ont occulté l'incarnation de Dieu.   Et pour cause ! Il ne faut en aucun cas troubler leur bien-être.   Nous avons pris l’habitude de donner des  cacahouètes ; comme les enfants au zoo ! 

En Occident, les dirigeants, sont généralement Chrétiens, cela ne les empêche pas d’occulter cette dimension de la foi qu’est l’incarnation.  Le problème est que la tête et les pieds de la société ne sont pas ouverts à cette perspective.  En résumé, l’homme Occidental occulte Dieu par confort.  

 

L’homme qui ne peut aimer son prochain, se met dans l’impossibilité d’aimer Dieu, et aimer Dieu sans aimer  son prochain est impossible.

Aimer son prochain ne se limite pas à le tolérer !

L’amour de Dieu pour les hommes n’a pas de limites,  alors pourquoi laisse-t-il toute cette misère ?

Dieu n’est pas un magicien ; sans les mains de l’homme, il ne peut agir.  L'incarnation de Dieu dans les hommes,  selon François est souvent réduite à sa dimension mystique.  Pourtant, elle peut permettre la réduction de la pauvreté, ainsi qu’une véritable vie fraternelle.      

Dieu, en agissant de la sorte, a choisi l’utopie ; ce n’est pas innocent.  L’homme afin d'évoluer à un besoin vital d’utopie, sans cela, nous ne serions que des fonctionnaires « terriens » en quête d’un bonheur éphémère.

N.B.  Ce post est un extrait d'une future histoire.   a+ Lpv

13:52 Écrit par Lpv dans Religion | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

kikou merci pour ton passage et ton com, a mon tour je te souhaite un bon we

Écrit par : guitou | 22/04/2006

tolerance Et si chacun de nous devenait tolérant ? J'ai mis des années à le devenir, je l'avoue, mais c'était pour avoir la sensation d'exister que je pensais être au-delà de tous ! Je voulais ETRE ! Puis la mort a pris des amis, des amours, des proches...Et là, je me suis dis...Si peu de temps, pour si peu de vie...Il est facile de pardonner, il est facile de vivre ensemble...Tout serait peut-être mieux si on prenait le temps de se souvenir...Mais les tensions obligatoires pour "survivre" tous les jours jouent contre nous ! Je ne crois plus qu'en moi...Je ne peux plus espérer...Je dois aller !

Écrit par : coco | 22/04/2006

Vivre simplement Ton message tombe à point. Je viens tout juste de visionner: "François ou le chemin du soleil." Je ne cesse de m'émerveiller devant la foi qui animait cet homme.

Message toujours d'actualité que tu nous citais, et peut-être même encore plus en ces jours si peu accueillant, que de se soutenir entre vivants.

Merci d'oser encore une fois.

Éric Laliberté

P.S.: J'ai bien hâte de la lire en entier cette histoire.

Écrit par : Éric Laliberté | 24/04/2006

...... J'ai rencontré Dieu au bout de la terre,
parmi les pauvres et la poussière
dansant sur rayon de l'aurore
pendant que l'Orient se colore.
Rentrée en Occident
Je n'ai plus douté un instant
Dans l'autre j'ai cru le voir
Mais c'était mon miroir
Alors le coeur en émoi
J'ai compris qu'il était moi.

Bisou à toi.
Yasmina

Écrit par : Yasmina | 24/04/2006

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