11/04/2006

La solidarité permanente (3° partie)

Deuxième priorité : gérer les éléments naturels avec humilité.

 

La notion de l’humilité ne peut être définie, elle est par nature indéfinissable.  Toutefois, une partie de notre société est persuadée que l’humilité est acquise, entre autre une tranche ultra-conservatrice de l'église catholique, se définissant       comme : « étant dépositaire d’une vérité qu’il est impossible d’essayer de modifier, parce qu’elle est éternelle ». 

Il n’en est rien.  En définissant l’humilité, on la vide de tout sens, et le danger de ne plus être responsable est permanent.

Regardant un enfant, François se dit : «je sais qu’avant de devenir grand, il est infiniment petit… »

Dès l’âge « adulte », l’homme « oublie » qu’il a été petit.

La frénésie du PARAITRE prend le pas, et l’humilité n’a plus qu’à… retourner dans le dictionnaire, la conséquence directe rendra tout développement de l'être impossible.

 

L’homme des deux derniers siècles a fait de grandes découvertes pour notre confort.

Là où « le bas blesse », c’est lorsqu’il ne connaît pas les conséquences ou, plus grave, qu’il ne veut pas les voir.

Toutefois, ne « crachons pas dans la soupe », les consommateurs que nous sommes bénéficient quotidiennement de ces découvertes. 

Le constat est limpide, le manque d’humilité conduit vers un enchaînement de dysfonctionnements difficilement maîtrisables.

 

 

Troisième priorité : Avoir pour seul objectif, le partage universel et équitable,  des biens et ressources  terrestres, le tout dans un souci de renouvellement.

 

A la lecture d’un article paru  dans le journal Libération, sous le titre : « La Chine protège ses forêts en coupant celles des autres», François ne put s’empêcher de penser que  le gouvernement Chinois peut s’enorgueillir d’une orthodoxie de bon gestionnaire en matière forestière.   En effet, il a déplacé le problème en le confiant à ses voisins.  Le calcul est un archétype digne du « masochisme économique ».

 

Nos amis de la Grande Muraille ont vite compris sur quoi reposait le capitalisme... !   La liste des États se faisant une vertu sur le dos des  pays pauvres doit être longue !

Croire que déplacer le problème géographiquement, est une solution de développement durable, est une imbécillité … permanente !

Les pays Occidentaux dans leur cynisme, se transforment en « chantres » de la vertu écologique ; ce serait vite oublier le pillage des ressources naturelles des pays pauvres.

 

Le développement durable des ressources naturelles ainsi que celui de l’homme est indissociable.

L’homme durant des siècles, a commis des crimes atroces, souvent appelés : crime contre l’humanité.

La destruction de nos ressources naturelles doit être considérée criminelle. 

La nature n’est pas l’ennemie de l’homme, nous en avons besoin quotidiennement. 

Pour cette raison, nous pouvons considérer que sa destruction est également un crime contre  l’humanité, n’ayons pas peur des mots. 

 

Lorsque j'entends parler des États dits : « en voie de développement »,  je ne puis m’empêcher de penser  que leur  évolution est transformée en précarité permanente.

Le partage et le commerce équitable sont une équation impossible pour la plupart des économistes.

Un enfant a déjà des difficultés à partager ses bombons, alors imaginez le problème…

Notre société a réussi la transformation du partage en utopie.  Le combat doit continuer, nous ne pouvons accepter de considérer le partage comme une aberration.

Ce serait la fin de l’espérance.

 

Répartir ces richesses c’est aussi  répartir le temps de travail pour faire place aux  personnes qui ne travaillent pas.  Le chômeur n’est pas un fainéant, nous devons le considérer comme handicapé social.

Sans partage du temps de travail, pas de solidarité envers les moins chanceux.

Le sport favori des industriels est la dé-localisation vers des pays « accueillants ». Autant de fric facile à gagner, pourquoi s’en priveraient-ils ?

De plus, la possibilité de bafouer tous les droits sociaux existe.

Il y en a qui se distingue, en osant dire qu’ils participent à l’émancipation des ces pays.   

Les organisations syndicales s’acharnent sur « les pays de complaisance ».  Ils se trompent de cible :

  • Les actionnaires sont toujours à la base d’une dé-localisation.
  • Nous sommes partiellement responsables, en effet, nous entretenons les injustices en consommant n’importe comment. 

Exemple : en achetant telle voiture, je réalise une économie substantielle ;       nous provoquons des départs afin de produire à moindre coût.  En dé-localisant un siège de production vers un pays pauvre, l’entreprise ne va certainement pas apporter des avantages sociaux aux travailleurs.

Lorsque précarité et survie sont le quotidien de centaines de millions d’enfants, femmes et hommes, ces derniers  acceptent de travailler à n’importe qu’elle condition : leur survie sur cette terre en dépend.

 

Prochain post : La passion selon le pèlerin vagabond

13:45 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

OUI Je ne crois pas que le chomeur soit un handicapé social, mais bien une victime de la société (j'exclus dans mon analyse, les vrais fainéants qui ont fait le choix du chomage, car il y en a, mais ce ne sont certes pas la majorité).
Pour le reste, je pense que la courbe d'évolution et de régréssion est partout pareille dans le monde et depuis toujours. Les pays capitalistes que nous sommes avons connus la courbe ascendante, l'apogée en fait et la courbe redescent inexorableemnt vers la régréssion comme toute civilisations comme toute histoire comme toute vie en fait.
Ce qui compte c'est de "conscientiser" les gens et d'essayer de ralentir cette régression...matériel...peut-être par une progression plus philosophique ou plus spirituelle. Bref trouver un équilibre acceptable entre le matériel et la philosophie spirituelle.
Bisou d'équilibriste :-)
Malika laGoeland.

Écrit par : Malika la Goeland | 13/04/2006

Les commentaires sont fermés.