10/04/2006

La solidarité permanente (2° partie)

Selon un récent  rapport  de l’UNESCO, soixante pour cent des écosystèmes de la terre sont dégradés ou surexploités.  Le rapport conclut en affirmant :

« La conclusion essentielle de cette évaluation est que les sociétés humaines ont le pouvoir de desserrer les contraintes qu’elles exercent sur les services naturels de la planète, tout en continuant à les utiliser pour obtenir un meilleur niveau de vie pour tous »

 

Dans une autre déclaration intitulée « Vivre au-dessus de nos moyens (actifs naturels et bien-être humain) » :

«« Y parvenir réclamera cependant des changements radicaux dans notre manière de traiter la nature à toutes les étapes de la prise de décision, ainsi que de nouvelles façons de coopérer entre gouvernements, entreprises et société civile.

Les signaux d’alarme sont là pour qui veut les voir.  Le futur est entre nos mains »».

 

Dans nos États, nous dépendons largement de la croissance économique, afin de mener des actions politiques.  Nous sommes ainsi devenus dépendants du secteur privé.  Mais de là à imaginer que le même secteur privé, contrôlerait nos ressources naturelles, NON !

Dans quelques années, peut-être devrons nous  choisir un endroit ou il fait bon respirer ! 

 

Les riches vivront dans leur tour d’ivoire où l’air est respirable.

Quant aux pauvres, ils pourront respirer l’air pollué, si souvent à la limite de l’acceptable.

Et les nantis pourront encore se rassurer en pensant à leurs actions charitables…

 

Sera-t-il possible de réaliser le devenir de la vie humaine ?

Pour ce faire, nous devons déterminer les priorités morales.

 

La  première priorité serait de déclarer : l’eau et son accès pour tous  comme étant du ressort public.

Exercer un  contrôle démocratique n’est déjà pas aisé dans le domaine public.

Le secteur privé, lui, ne s’embarrasse pas d’une démocratie interne.

 

En définissant l’accès à l’eau en tant que  service, les hautes institutions internationales, ont commis une erreur  stratégique.  Que penser d’un  État qui ne contrôlerait plus ses ressources naturelles en les confiants à des Entreprise Privées ?  Lorsque je pense à ces situations, se dit François, j’en attrape la nausée.

Le choix de l’eau comme priorité absolue… coule de source… !  Sans ce bien universel, la survie n’est  plus concevable.

 

Malgré cette évidence, François découvre qu’il n’y a aucun article consacré à l’eau dans la Déclaration Universelle des Droits de l'homme. 

Seul l’article 25 évoque :

« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation… »

Il est temps de réactualiser cette Déclaration, en effet sans accès à l’eau, aucun des articles si nobles soit-il ne peut subsister.  Les populations confrontées à ce problème, n’ont aucune possibilité de faire évoluer leur situation, l’invraisemblance est palpable. 

Nous seuls pouvons bouleverser le cours de l’histoire du devenir de l’existence.

 

Prochain post : La solidarité permanente (3° partie)

08:00 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Merci pour l'éclaircissement Je n'ai pas encore lu la 2de partie mais je tenais d'abord à te remercier de ta réponse.
Thanks
Phano

Écrit par : Phano | 10/04/2006

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