06/04/2006

La solidarité permanente (1er partie)

La solidarité permanente

 

 

Dès l’instant ou l’acte solidaire est entamé, il meurt en tant qu’acte et devient conséquence.

 

Autrement dit,  lorsqu’un acte est posé, il s’agit de créer un autre ; on parlera de solidarité permanente, ceci en opposition avec la solidarité stagnante.

La solidarité est souvent interprétée de différentes manières.  En ce qui concerne notre ami François, son interprétation se veut dynamique.  En effet, nous sommes largement débiteurs envers la solidarité, et la raison est logique : nous sommes responsables de tous actes commis, et/ou non-commis.

Il ne s’agit pas de créer une culpabilité permanente, mais plutôt une responsabilité perpétuelle.

François ne considère pas cette interprétation comme étant idéaliste.  Non, pour lui, il s’agit de progresser dans la voie de l’humanisation.

Le progrès passe inévitablement par l’acceptation de l’autre en tant qu’individu, et non en tant que paramètre servant aux statistiques savantes.

 

En accueillant l’autre comme étant partie de mon reflet, l’homme  est dans l’impossibilité de rester insensible face à la décrépitude de l’espèce humaine.

 

Les découvertes techniques et scientifiques sont considérées comme progrès.  Pas nécessairement, se dit François : il s’agit de résultats intellectuels.  La découverte de la bombe atomique n’est tout de même pas un progrès !  Par contre, le remède contre le sida pourrait être considéré comme en étant un ; néanmoins ne perdons pas de vue qu’il s’agit encore d’une recherche scientifique…  Or, pour notre ami, le progrès est d’un autre ordre, il se situe dans l’acceptation de notre responsabilité envers un acte commis et/ou non-commis, dans la seule perspective d’une solidarité permanente. 

 

Nous devons accepter de remettre en cause notre    morale « débonnaire ».

Cette dernière ne cesse de montrer ses limites dès que l’on parle de système économique.

La morale économique, dans tous systèmes, n’a jamais eu sa place.  Ce propos est sans appel, le temps des avertissements est écoulé.

L’homme a brûlé tous les feux-rouges, grillés toutes les priorités : en seulement deux siècles..., le constat en est plus qu’éloquent.

Pourtant, si nous voulons survivre à l’existence, nous devons radicalement changer nos habitudes de consommations, sans plus attendre.

Les préoccupations écologiques commencent seulement à entrer dans nos façons de consommer,  ne parlons même  pas de la manière de vivre. 

Les personnes qui essaient de vivre en harmonie avec la nature, sont souvent considérées comme  étant en dehors de la réalité, telle que conçue actuellement.

 

Certes, continuer à produire sans tenir compte de l’écologie, permet des bénéfices plus importants à court terme.  Néanmoins, vivre sans tenir compte du paramètre écologique est toujours contre-productif à moyen et    long terme.

 

Nous ne vivons plus dans une économie de marché, nous sommes entrés dans l’ère du « masochisme économique » qui consiste, à  détruire l’environnement dans lequel nous vivons,  en connaissant les conséquences.

 

Prochain post : 2ème partie

08:37 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

La honte d'accord avec toi...nous vivons dans une drole de société où des gens ne mangent pas à leur faim, ne peuvent se loger, pendant que l'on jette la bouffe, on gaspille , ..et on détruit la planète ...

Écrit par : marithé | 06/04/2006

Pas tout compris mais généralement OK Salut Pèlerin,

Je n'ai pas particulièrement compris ce passage:
"Or, pour notre ami, le progrès est d’un autre ordre, il se situe dans l’acceptation de notre responsabilité envers un acte commis et/ou non-commis, dans la seule perspective d’une solidarité permanente. "

Je pense cependant que de + en + de gens s'en rende compte et que cela change petit à petit. Comme beaucoup de choses: d'abord un peu (très peu) et puis de plus en plus (boule de neige), sauf qu'on risque d'être trop tard (ça c'est ma crainte pessimiste) ou peut-être pas (il faut rester positif!).

Écrit par : Phano | 06/04/2006

accord (presque) parfait c'est vrai que la solidarité si elle est "déshumanisée", c'est à dire faite en envoyant trois sous lors du téléthon ou autres sites, est complètement nulle, car svt elle accompagne une indifférence, voire une hostilité pour son voisin de pallier. Se donner bonne conscience en oubliant l'acte qui consiste à aider , j'allais dire à "aimer" ceux qui gravitent autour de nous fait partie de ces actes non commispar rapport à l'entourage et qui, selon moi fausse le sens des responsabilités vis à vis de la planète, c.a.d la nature, mais aussi chacun des humains qui l'habite. Par contre moi, j'aurais parlé de personne plutôt que d'individu ds le blog, car une personne peut être regardée comme différenciée, alors que l'individu n'est qu'une partie d'une masse.
amicalement

Écrit par : anna thème | 06/04/2006

Pissenlits Plutôt que la salade merdique du supermarché, mieux vaut s'offrir une promenade et cueillir les pissenlits, excellents, dépuratifs et gratuits. Bonne nuit écolo, Pélerin Vagabond !

Écrit par : L'Oeil Vagabond | 07/04/2006

Je suis en train d'expérimenter l'aide continuelle plutôt que ponctuelle, c'est difficile, il faut rentrer dans la vie des gens sans y être, il faut être là au bon moment, apprendre à apprendre, les aider à apprendre, à se débrouiller...quelle énergie cela demande, tu peux pas savoir.
Bisou solidaire dans la continuité alors :-)
Malika

Écrit par : Malika la Goeland | 08/04/2006

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