03/04/2006

Histoire d'une tour

Saborder la Tour d'ivoire Occidentale

 

 

Il est facile de catégoriser les personnes, pour ensuite les classer dans cet édifice.

Le problème est de savoir s’il est préférable de se trouver à l’intérieur ou à l’extérieur ?

 

Étonnamment, François se trouve dans le cœur de la bâtisse, pas par envie, mais par contrainte.

Par contre, s’il avait été à l’extérieur de la tour, il serait dans la tour de la vanité.

 

L’endroit pour le sabordage, est au centre du problème.   Lorsque le problème est déterminé, il nous faudra le supprimer en le substituant par des alternatives réalisables.  Après cette étape, nous devons impérativement vérifier si les alternatives réalisables peuvent se concevoir de manière raisonnable.

 

Comment déterminer que telle alternative ou telle autre est réalisable ?

Pour l’industrie capitaliste et les dirigeants politiques (pas tous), le seul paramètre pris en compte sera, une fois de plus, la sacro-sainte rentabilité.  Il en va de même pour les spéculateurs.

Cependant, il y a lieu de tempérer ; en effet les entreprises font face l’appétit féroce  des actionnaires.  Ne faisons pas « porter le chapeau » uniquement aux pouvoirs politiques et autres industriels ; nous voyons bien que le problème n’est pas exclusivement là où nous pensons qu’il se trouve ; les actionnaires (petits et grands) ont un réel pouvoir.

 

L’humanité entière doit changer sa manière de percevoir la société.  Nous devons impérativement nous mettre au service de la société, dans le but de créer une solidarité permanente.   Le concept de la société au service de l’homme est un leurre, rien de plus.  L’existence a évolué très rapidement ; et si l’homme veut sauvegarder son devenir et celui des générations à venir, il doit radicalement modifier ses priorités. 

Nous savons que la principale occupation de l’espèce humaine est de se faire peur en « jouant » avec le devenir de notre existence.  Nous devons réagir.

 

Mais, une fois de plus,  face à ce « jeu »  nous restons endormis profondément dans une léthargie de bien-être matériel.  Devant cette attitude, nous restons timorés  par facilité.  Il est temps de réagir, nous ne pouvons continuer de concevoir  notre vie de telle manière.

 

En Occident, le bien-être matériel est prioritaire, notre devenir vient après.

Malgré les conséquences directes de cette priorité sur l’environnement, nous restons sourds et aveugles en même temps.   Quel handicap ! Imaginez-vous n’ayant plus de vue, et n’entendant plus rien !  La situation que nous vivons actuellement est similaire à cet handicap.

 

L’activité humaine doit être en corrélation avec un objectif de  développement durable, c’est une condition pour  notre survie !

 

N’ayons pas peur de saborder notre Tour d'ivoire, elle ne peut continuer de subsister dans sa configuration actuelle.

Il est de loin préférable de la modifier maintenant. Si nous attendons qu’elle se modifie, nous ne contrôlerons plus la situation.  C’est maintenant ou peut-être jamais !

Nous devons également permettre à l’homme de connaître un développement durable, cela suppose que nous le considérions comme homme, et non comme numéro servant à des statistiques hasardeuses.

Notre système économique doit permettre une plus grande équité entre les nations. 

A quoi bon amasser toujours plus d’argent, l’être humain est une espèce éphémère… gardant un caractère absolu !

 

En partant à l’assaut de la Tour d'ivoire, il est nécessaire d’accepter la remise en cause de notre ETRE ; ceci n’est pas une condition, c’est un impératif.

Sans quoi, je ne vois pas non plus comment il serait possible d’être attentif au devenir  d’autrui. 

 

Actuellement, nous sommes  troublés par les répercussions de notre « train de vie » sur l’environnement, et ses conséquences pour l’humanité.

Nous devrions plutôt réfléchir et agir sur  le devenir.

Mais, il n’est pas évident que l’homme  réfléchisse avant d’agir, car pendant cette période, les décideurs ont cogité à notre place, et les conséquences sont à peine visibles. 

L’homme bercé dans son bien-être a perdu… l’habitude de penser. 

 

Prochain post : La solidarité permanente

11:00 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Et bien Je crois que tant que la solidarité sera un devoir au lieu d'être un don de soi, elle ne sera pas efficace et ne perdurera pas.
Le devoir c'est de jeter une pièce, le don de soi, c'est de s'abaisser avec la pièce et demander au mendiant s'il veut partager votre repas et discuter un peu, voir si on peut pas aider.
Bisou don :-)
Malika

Écrit par : Malika | 03/04/2006

Qui commence? Dur dur d'être le(s) premier(s)...
"Pourquoi pas" disent les gens. Mais personne ne veut être le pigeon qui partage tout pour tout perdre.
Donc il faut faire tourner la roue, un peu, un peu, un peu plus, un peu plus, encore un peu plus, etc... sans fin à priori mais vers le but ultime, un monde plus juste.

Rien à voir: et quand il n'y aura plus d'éléphants, il n'y aura plus d'ivoire (mes dents restent pour moi :-)

Écrit par : Phano | 04/04/2006

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