22/03/2006

Le forum de l'épouvantail !

Le forum de l’épouvantail 

 

 

Au début de l’année deux mille cinq, lors de la représentation du forum de DAVOS, les pays riches ont examiné une partie de ce qui reste de leur conscience.

A écouter les dirigeants, on aurait pu croire qu’ils jouaient

dans une pièce de théâtre.  Cependant la mise en scène était surréaliste.

Molière savait ce qu’était la comédie. 

A l’époque, il en usait afin de dénoncer les comportements de la bonne société.  Les temps ont changé ; maintenant, ce sont des experts en communication qui mettent en scène les dirigeants, il est vrai souvent mal inspirés.  La sincérité subsiste rarement.  Le seul fait  d’être loyal,  pense François, est beaucoup  trop peu respecté.

 

Lors de ce forum il y a eu l’apparition d’une nouvelle       «  star ».  Ce n’était pas un ancien président d’une grande puissance, ou  un artiste.

La « star » c’était l’épouvantail.

Le spectre était si présent que certains dirigeants n’ont pu se retenir de déclarer : « aucun homme politique, aucun dirigeant dans le monde ne peut plus se permettre de l’ignorer », ce n’est pas pour autant qu’ils acceptent d’endosser leurs responsabilités.  Dès que le sujet est abordé, la raison et notre implication sont rangées dans la case : « amnésies aiguës neurologiques ».

La pauvreté a fait son apparition à ce forum,  il est vrai généralement plus enclin à discuter d’économie.  Ce n’est que justice : des fortunes colossales sont réalisées sur le dos des pauvres.

 

La pauvreté est comme l’épouvantail, elle fait peur.

Elle n’effraie pas dans son état de fait, mais bien dans une envie  de plus de solidarité de la part de l’opinion publique.  N’oublions pas « la communion planétaire », vécue quelques jours auparavant  lors de la catastrophe du tsunami.   Faut-il dans notre société de communication, souhaiter des catastrophes hors normes  afin de tenir compte de l’existence de ces populations ?  Malheureusement la réponse est OUI.  Notre conscience a glissé dans notre inconscience, et le résultat est une fois de plus sans appel ; nous ne voyons que l’événement extraordinaire, la pauvreté ordinaire, cela fait quelques années que nous l’avons occultée.

 

Toutefois, ce ne seront pas les déclarations d’intentions qui amélioreront la condition de la pauvreté. Mais la pression publique peut améliorer, voire changer le cours des évènements,  l’histoire  est    pour nous le rappeler.

 

Lorsque la pauvreté est invisible, elle n’est plus une gêne !

Il y a bien des médias qui osent montrer ce qui ordinairement est  imperceptible.

Néanmoins, la  majorité  préfère exhiber les faits divers, ou les récentes frasques d’un personnage en vue. 

Aujourd'hui, nous connaissons la puissance réelle des médias.  La réaction de ces derniers  face à tel  événement, ou telle situation fera la crédibilité pour bon nombre de citoyens.  N’entendons nous pas fréquemment : « je t’assure c’est vrai, je l’ai vu à la télévision » ?

Voilà comment des imbécillités peuvent être crédibles…bonjour les dégâts !

 

La diffusion de l’information à une heure de grande écoute est souvent réservée aux politiciens ou aux faits divers ou autres réality show.

Après, viennent, soit les films, série B…

Toutefois, il existe des magazines d’informations qui persistent aux heures de grande écoute (généralement sur les chaînes publiques) ; c’est bien la preuve que ce genre de programme intéresse.

Pour le reste, les émissions sur les grands sujets de société sont généralement diffusées après vingt deux heures. Une chaîne de télévision doit être rentable, surtout si elle est privée.  Donc, à l’heure du prime-time, il est « obligatoire » de diffuser du divertissement.   Les programmateurs n’ont quasi plus rien à dire ; l’audimat se charge de la répartition.

L’audimat est devenu l’oracle des temps modernes.

Il ne faut pas perdre de vue que la chaîne de télévision doit gagner de l’argent.  Les annonceurs publicitaires, pour les médias privés, sont leur unique ressource.

 

L’épouvantail, aimerait tant expliquer son évolution.

Il est à la naissance, un être humain comme vous et moi ; mais bien vite, il est classé dans la zone « sous-homme », en d’autres termes, il est devenu… épouvantail.

 

Prochain post : La charité

13:34 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

L'homme se perd! L'homme se perd dans la condition humaine. Il ne prend pas le temps dans sa grande majorité de regarder ce qui se passe autour de lui. C'est bien dommage. Merci de ta visite sur mon blog. A bientôt. au faite n'hésite pas à revenir, les portes sont ouvertes 24/24 heures.

Écrit par : écriture | 22/03/2006

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