11/03/2006

La "valeur" de l'homme

La  « valeur » de l’homme 

 

 

Vouloir quantifier et qualifier la solidarité, c’est la porte ouverte à toutes formes d’exclusion.

Une pomme pourrie est pomme avant d’être pomme pourrie. En affirmant cela, je peux dire une pomme pourrie égale une pomme mure.

Ce raisonnement devrait s’appliquer à l’homme.

Un être humain, qui qu’il soit : pauvre riche noir blanc malade portant-…-, est avant n’importe lequel de ses qualitatifs, un être humain.

Il semble donc logique que : un homme pauvre, laid, … soit sur le même pied d’égalité qu’un homme riche, beau, blanc…

 

Difficile à avaler !

 

Pourtant, il « suffirait » de ne plus donner d’importance à ses qualitatifs.

Parlons au conditionnel, là où François parle au présent.

François est bien trop rêveur !

Supprimer tous les qualitatifs serait une catastrophe pour notre  modèle de société.

La valeur de l’homme est basée sur les qualificatifs, donc la différence.  En ce qui concerne ceux qui ne suscitent  pas d’intérêts commerciaux, ils n’ont  pas de valeur !  La société les marginalise et méprise.

Ne perdons pas de vue qu’ils pourraient se réveiller un jour, ne plus avoir de valeur ne veut pas dire incapable de penser et agir ! 

 

Le mépris de l'occident envers le reste du monde, a pour conséquence, de provoquer l’émergence de nouveaux terrains fertiles, donnant ainsi naissance à de nouvelles vocations de terroristes.

A partir de ce constat, une question s’impose : quelle est notre part de responsabilité face aux actes terroristes ?

Indéniablement, notre implication est engagée dès le début de la « vocation »  terroriste et/ou candidat au martyr.  Nous devons impérativement reconsidérer notre mépris pour le transformer en une relation d’espérance fraternelle réciproque. Les relations humaines restent majoritairement superficielles, alors que pour éviter des problèmes, nous devrions bâtir nos rapports en profondeur…

13:30 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Faire naître l'espérance ... d'abord en nous! fraternelle et réciproque, voilà bien deux qualificatifs du mot "espérance" qui sont justes mais pas évidents! D'abord parce que l'espérance ne se décrète pas a priori, elle est la réponse, la conséquence d'une situation qui paraît sans issue. Ensuite parce que, par définition, la fraterie ne se choisit pas (on "tombe dans une famille avec des frères et soeurs qui nous sont donnés" tandis que la réciprocité ne nous laisse pas maître en ce domaine. On n'est responsable que de soi, l'espérance des autres, même fraternelle et réciproque, nous ne pouvons la décréter! reste l'exemple de vie et la cohérence de nos principes au quotidien... c'est déjà pas mal comme responsabilité! Puissions-nous susciter davantage d'espérance fraternelle et réciproque tout en gardant, non pas le jugement sur les personnes ... mais la capacité de discernement ... C'est autre chose! Et nous devons rester vigilant pour ne pas tomber dans des espérances suscitées par des gourrous de toutes sortes!

Écrit par : FC | 12/03/2006

.... Bonjour FC,
J'aime bien tes commentaires.
La responsabilité est un de mes thèmes préférés.
J'ai écris un texte sur la responsabilité d'un acte et le non-acte. Bientôt il sera posté.

a+

Écrit par : Le pèlerin vagabond | 13/03/2006

SOLIDARITE Tous responsables, sauver tous pour sauver chacun, voici un mot d'ordre, cependant, les faits nous démontrent l'inverse, chacun se nourrit de la détresse de l'autre pour assurer une survie vouée à l'échec. Il suffirait d'inverser la machine !

Écrit par : L'Oeil Vagabond | 14/03/2006

Origine du terrorisme J'aime bien quand on en parle. C'est un événement déclencheur qu'on oublie souvent: on soigne les conséquences, pas les causes. Pourtant cela me semble tellement évident (à penser, pas à faire, évidemment).
Peace man!
Et pour la comparaison des pommes, on tombe vite dans les familles d'Aristote. Mais comment déterminer une famille? En fonction de quels critères? Dur dur.

Écrit par : Phano | 15/03/2006

Les commentaires sont fermés.