26/02/2006

L'incurie solidaire

L’incurie solidaire

 

 

 

François s’est forgé une opinion que l’on qualifiera peut-être de « dure » ; il pense plutôt que c’est une critique  rendant meilleur compte de l’état de l’humanité. 

Ses propos très tranchants peuvent aussi faire penser qu’il est  « un gentil rêveur ».  

 

Il répète souvent à qui veut l’entendre  qu’à force de prendre les personnes dites rêveuses et ou idéalistes pour des « doux », on arrive à un état de conscience tranquille, et, par conséquent à une passivité entraînant l’inaction.  Le résultat est que la conscience solidaire et inconscience solidaire posent un gros problème.

 

Comment pourrions nous accepter d’être des « inconscients solidaires » ? Notre bonne morale nous a trop souvent appris à la déceler… chez les autres… !

Quant à la conscience solidaire, nous pensons en faire partie… par nature !

 

L’inconscience solidaire est par contre un état qui nous arrange  bien ; elle nous permet de continuer notre vie tant bien que mal ; de plus cela fait l’affaire de nos dirigeants en quête de « capital sympathie » de la part des citoyens.

Toutefois à bien y réfléchir cet état nous rend immobile face aux défis présents et à venir.

Et la conscience solidaire ?  Elle nous permet, comme dans le cas de l’inconscience solidaire, de continuer notre vie tant bien que mal ; ce sera le point commun entre les deux consciences.

 

Lorsqu’un petit enfant fait ou dit une bêtise, notre première réaction est souvent de dire : « c’est pas de sa faute ; il est inconscient ».  Cette réaction qu’il serait préférable  de nommer « auto suggestion populaire » est un grand raccourci !  En agissant de la sorte nous éliminons la raison du pourquoi.  Il en est de même à l’âge adulte, et cela nous rendra également inconscients …par nature !

 

Cela est bien beau de parler de conscience et inconscience.

Où est ma part de responsabilité vis à vis de l’homme faisant lui-même partie de l’existence ?

 

François  pense depuis belle lurette que l’existence est faite pour l’homme.  Il considère que l’existence est un patrimoine dont l’homme fait partie au même titre que la terre et tous ses éléments.  L’homme est uniquement présent afin de « gérer » du mieux qu’il peut un ensemble d’éléments extraordinaires, donnant ainsi l’existence de toute choses. 

La logique de François est « simple », en gérant le présent nous préparons l’avenir.

Bien trop souvent, l’homme détruit les choses du présent ne se souciant même plus du futur proche.  Le résultat est sans appel comme dit auparavant le « tout aux profits ».

 

La vie sur terre est une question d’équilibre, la formule à de quoi faire sourire.

L’homme serait dès lors une sorte d’équilibriste ?

Rassurez-vous, reprennent en cœur les bien pensants ; ceux-la ne sont que des « allumés » !

Non pour François, l’homme prend ce qu’il veut, à l’endroit qu’il veut, et quand il le veut : c’est une sorte de self-service libéral  dans ses travers.

 

Ce n’est pas tout, certains hommes ont inventé la guerre préventive menée en partie grâce à des frappes « chirurgicales ».  Le plus difficile à accepter, c’est que des hommes politiques annonce ces guerres avec légitimité. Ce qui devient incompréhensible pour François, c’est qu’ils sont suivis par des millions de personnes et que Dieu bénirait les troupes dans les deux camps !  Il serait plus juste de parler de guerre ultra- libérale en lieu et place de guerre préventive.

 

Fréquemment,  François se dit qu’il s’est trompé de monde, et/ou d’époque.  La logique et l’histoire le rappellent à la réalité.

L’homme n’est que homme, et ceci ne justifie en rien ses comportements.  Il considère que l’homme recommence les mêmes erreurs avec des répercussions bien plus graves.  Cependant pense-t-il tout n’est pas négatif, l’espérance à prit la place de la confiance, cette dernière étant trop souvent trahie.

11:11 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Un petit poème pour te remercier de ton éternel soutien.
Exister et saisir,
de la vie tous plaisir,
et l'essence de l'existence.
Partir pour établir,
un authentique devenir,
et oublier le passé,
pour trouver la liberté
Ne pas croire qu'au hasard,
élargir le regard.
Découvrir sa conscience,
la connaître mieux que la science.
Exister et mourir
Mourir de plaisir.
Malika

Écrit par : Malika | 28/02/2006

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