24/02/2006

La face et l'arrière du miroir

 La face et l’arrière du miroir

 

 

 

François, à force de vouloir solutionner les problèmes de l’espèce humaine, a petit à petit perdu pied.  Ses troubles sont tels qu’il ne distingue plus le réel de l’irréel, et les rêves des cauchemars.  Il fait peine à voir et son regard est maintenant triste et angoissé. Parler devient une épreuve et sa  capacité d’écoute est réduite à néant. 

 

Ceux qui le connaissent, savent qu’il est régulièrement en danger.  Survivra-t-il à lui-même encore longtemps ?  Tant qu’il préfère l'arrière du miroir, le danger est écarté.  Le miroir n’est pas un simple objet, il peut devenir une arme très dangereuse.  C’est ce miroir qui envoie les chercheurs d’apparences aux bancs solaires et autres services de chirurgie plastique.  Pour les adeptes de la face du miroir, le principal est de sauver les  apparences, et par la même occasion : se « sauver » soi-même.  Malheureusement, c’est aussi lui qui souvent pousse la gâchette et conduit à l’irréparable.

 

Notre ami préfère de loin l’envers du miroir, un peu comme un enfant qui veut découvrir ce qu’il y a derrière la porte…  En quelque sorte, François aime savoir ce qu’il y a dans son assiette, il préfère la cuisine à la salle à manger.

Dans son terroir, il aime cultiver la dérision si nécessaire à notre société.  Sa semence est l’espérance.  Il est convaincu que pour traiter les mauvaises herbes (les égoïstes), le remède est la solidarité.  La terre manque simplement de jardinier pour… : fraterniser. 

 

La plus grande menace (outre les catastrophes naturelles) pour la survie de l’humanité est, quoiqu’on en dise ; la race humaine.  L’homme à une grande partie de son devenir entre ses mains.  Pour ce faire, -c’est essentiel- l’homme doit « atterrir ».  Ce ne sera pas la course au pognon qui nous aidera dans le futur.  Commençons par reconnaître notre petitesse au regard de l’univers infini.

18:31 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Je classe en mémoir! Préférer l’envers du miroir, un peu comme un enfant qui veut découvrir ce qu’il y a derrière la porte… En quelque sorte, François aime savoir ce qu’il y a dans son assiette, il préfère la cuisine à la salle à manger.

Je trouve ces deux images très parlantes! Elles peuvent se glisser dans notre esprit et nous servir de clé de lecture quand nous observons les attitudes de ceux qui vivent autour de nous ... et plus encore quand nous observons les nôtres! Je classe en mémoire! Amitiés!

Écrit par : FC | 24/02/2006

mimoi Oh là là ! Le miroir ! Tous les matins, si je l'écoute, il me dit d'aller me recoucher ! Faut pas l'écouter le miroir ! La vrai diffusion du portrait...C'est celle qu'on veut bien lui donner ! Si on écoute les miroirs maintenant, on ne va plus s'en sortir ! Il y a suffisamment d'imbéciles heureux qui nous disent qu'on a sale mine !

Écrit par : coco | 24/03/2006

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