20/02/2006

La société virtuelle

L’être et le paraître

Ou la société virtuelle

 

 

 

L’ETRE est passé à la moulinette ou a fait l’objet d’une chirurgie esthétique.  On nous propose le type d’être que nous voulons entendre.  Donc à la mode du moment ; autrement dit ne remettant pas en cause le modèle de société dans lequel nous sommes plongés.  Pour beaucoup, s’identifier à une personne reviendrait à se retrouver soi-même.  Quelle illusion ! Suffirait-il donc de choisir son ETRE dans un catalogue ?  François est de ceux qui préfèrent continuer à le chercher jusqu’à la mort.

Comme le monde, ne sommes-nous pas en perpétuelle évolution ?  Le danger est grand que le PARAÎTRE devienne plus important que l'être.  Nous donnons un capital –au sens propre et figuré- crucial au fait de paraître.  Il n’est pas possible de bâtir une personnalité sur ce simple aspect.  C’est trop illusoire, trop virtuel.

Un entrepreneur ne commence pas la construction d’une maison en plaçant le toit !

 

 

Qui ne connaît la célèbre phrase d’André Malraux : « Le vingt et unième siècle sera spirituel ou ne sera pas » ?

Beaucoup semblent d’accord avec ce propos prophétique.

Cela étant, il ne faudrait pas se cacher la face sur ce qui s’est passé au 20ème siècle.  Celui-ci n’a pas été démuni de « spirituel ».  On y a constaté une éclosion d’informations et de commerce spirituel, et même dans la surenchère.  Dans cet imbroglio, le message de Jésus-Christ n’est plus très bien passé… Et pour cause : le commerce a pris le dessus, emboîtant là aussi, le pas au libéralisme économique.  Si la recherche spirituelle existe toujours, il est temps de se rendre compte que le marché est rempli de charlatans que l’on peut assimiler au marchand du Temple.  (la spiritualité ne s'achète pas !)

 

 

Les discours politiques sont dépourvus de toute substance au profit d’annonces et de stratégies de communication.  Il est plus important pour nos édiles d’avoir une bonne cote de popularité que de risquer de déplaire par une vue politique bien plus réaliste à moyen ou à long terme.  Ce qui prime, c’est de se vendre et de bien communiquer !

 

 

Il y a une bonne trentaine d’année, nous parlions de la société du « zapping ».  Nous sommes maintenant entrés dans celle du virtuel.  Pas plus que le zapping ne concernait le seul usage de la télévision, le virtuel n’est pas l’affaire du seul ordinateur ; il a envahi toutes nos relations.  Le processus est loin d’être irréversible.  Mais il est grand temps de l’affirmer et la vigilance est de mise.

Nous parlons donc maintenant de « cliquage », faisant référence au simple « clic »  qu’il suffit de faire pour introduire un changement dans la société virtuelle.

C’est comme une farandole  du samedi soir où dans une même chanson, le disc-jockey est trop zélé, on attrape facilement le mal de tête, on peut même perdre pour quelques instants, la notion de l’espace si pas l’équilibre.

 

 

Ce constat fait que des images sombres envahissent l’esprit de François.  Ainsi voit-il ce qu’il a appelé une « société emballage » évoluer vers une « société poubelle ».  Les victimes de cette « poubellisation » sont très nombreuses, sans en être toujours consciente ; ce qui est pire.  Qui perd son emploi, risque de perdre son mode de vie et devient proche du dépotoir !  Quant au tiers-monde, il y est passé depuis longtemps ; il y vit sous l’œil de notre « cher occident ».  Il y fouille les déchets pour manger et pour revendre. 

« Que ferions-nous d’eux ? », s’écrient les bien pensants. Dans les pays dit en voie de « développement »  où les « bienfaits » du marché capitaliste arrivent en force, le constat est que le fossé se creuse au plus profond.

16:47 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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