16/02/2006

Etre et liberté

La rencontre entre l’homme et l’existence

 

 

  

 

 

 

Introduction

 

 

 

L’espèce humaine, au même titre que les autres espèces, est partie intégrante de l’existence.  Lorsque l’homme rencontre l’existence, sa vie prend enfin tout son sens.

En effet, croire que l’espèce humaine existe uniquement pour elle,  posera d’énormes problèmes.  C’est, pense François, la porte ouverte à l’individualisme qui conduira, à des comportements irrationnels auto-destructeur. 

 

L’homme, croyant avoir chassé Dieu, a pris sa place, et pense être au-dessus de tout.  L’humilité et le droit à la vie de centaines de million de personnes sont bafoués voir inexistants.  Malencontreusement,  les personnes faisant face à ce genre de vie, sont considérées comme étant des « utopistes,… ».  Heureusement, l’homme n’a pas trouvé de solution pour supprimer l’espérance.  Face aux défis à venir, l’homme doit retrouver son être, il n’existe pas d’autres solutions… 

 

 

 

 

Etre et liberté 

 

 

Faudrait-il rentrer dans le rang pour espérer être entendu et écouté ?

Il lui est en tout cas impossible de retourner dans un de ces moules pour lui si bien préparés dès le plus jeune âge.  Non il « regrette », il n’est plus possible  de participer à cette mascarade de l’égocentrisme tourné vers le « tout au profit » ; plus possible de fermer les yeux sur le reste du monde.  En restant dans le système, il deviendrait automatiquement un complice passif du « génocide » humanitaire.  Car la question est bien là : devrions-nous accepter de plonger dans un profond égoïsme et nous replier sur nous-même, en continuant à geindre comme des animaux condamnés à mort ?

Quant à l’attitude qui consisterait à vivre « normalement » en partageant un minimum, pour se donner à soi bonne conscience (même si cela vaut mieux que rien), elle lui pose beaucoup trop de problèmes.

 

Oui, on a l’impression que notre liberté, que ce soit dans son affirmation ou dans ses choix, est vraiment mise à mal.  Certes, dans nos pays industrialisés, nous jouissons d’une certaine liberté, liberté de produire, de consommer, et jusqu’à un certain point, liberté de parler…mais encore de laisser l’autre « crever » !

 

L’EGO est devenu volumineux, énorme, dévorant tout sur son passage.  Pour François, la liberté ne peut pas se trouver là.  Où son être se trouverait-il dans tout cela ? Son être et la liberté –qui sont synonymes- il ne peut les concevoir sans la prise de responsabilité vis-à-vis des autres. 

Comment alors envisager une société qui serait basée sur la solidarité et le respect de la différence ? Il est nécessaire que chaque individu ayant un minimum de bonne volonté, commence à réfléchir sur l’existence de ETRE (quand c’est encore possible) et son DEVENIR.

 

Parlons aussi de l’écueil de tous les leurres de la liberté.

Il est vrai, par exemple, que je peux choisir de voter pour un candidat dans une émission « réality show » !  Or ce ne sera pas pour une personne que le vote se fera, mais bien pour son emballage qui suscite admiration et envie.  Cessons donc cette mauvaise farce ! Choisissons avec critère, la personne elle-même et non son emballage, cassons cet environnement virtuel, et cela se passera déjà un peu mieux !  Ce qui gène le plus dans ce genre de relation virtuelle, c’est la disparition de la réalité elle-même.

 

Prenons un autre exemple.  Une dame se trouve dans un grand magasin.  Son regard est d’abord attiré par un produit à l’emballage et à l’aspect extérieur séduisant.  Elle est tentée de l’acheter quand elle découvre qu’il est plus cher qu’un produit voisin de composition identique.

La RAISON va-t-elle l’emporter sur le DESIR ? L’envie est plus forte que tout.  La pression extérieure, marketing, etc., est devenu tellement forte qu’il est très difficile d’effectuer un achat raisonnable.

Force est de constater que la liberté de choix devient quasi inexistante, voire en voie de déliquescence.  Les attaques visibles et non-visibles du marketing capitaliste sont si présentes dans notre environnement quotidien et dans nos choix qu’il est presque héroïque de s’en séparer.  Il est grand temps de réagir consciemment pour protéger notre liberté de choix corrects.

 

Cependant François réalise qu’il existe des dérapages encore plus grands, avec des conséquences bien plus graves.

16:56 Écrit par Lpv | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

Commentaires

liberté? minime! seulement entre le "conditionnement" de ce que je suis et la "pression" d'être comme on voudrait que je sois ou que je voudrais être! pas facile tout cela, mais tout compte fait, si je ne suis pas responsable de mon identité, je le suis quand même un peu de ce que j'en fais. minime liberté! amicalement. et putain préfère la simple masturbation de la bite que celle du cerveau, mais bon, faut parfois les deux... lol. salut!

Écrit par : mik | 16/02/2006

Et si ... Et si on se trompait ? Et si la liberté n'était ni un droit ni un devoir ? Et si la liberté était LE défit de chaque vie humaine, le défit de réussir sa vie en dépit du fait que nous sommes tous effroyablement libres !

Écrit par : Artatum | 16/02/2006

On peut etre libe en prison !
Bien amicalement,
Malika :-). Bien entendu :-)

Écrit par : Malika | 17/02/2006

et bien voilà et bien voilà une pensée simple, concise et claire. Et vu les délires qu'on peut lire dans certains blogs, c'est un hâvre serein un repas pris en famille.

Écrit par : elchandail | 18/02/2006

Liberté Quelle soit restreinte ou "démocratisée", elle est et sera source de conflits.
Elle est également, et je le pense un combat de tous les jours.
Liberté, un sujet qui a fait couler beaucoup (trop) d'encres.
La liberté absolue est-elle utopique ?
Liberté et simplicité voila pour moi ce qui me semble indissociable !

Merci pour vos commentaires.

Écrit par : Le pèlerin vagabond | 18/02/2006

être et liberté être est antinomique avec devenir: il n'y a aucune sorte d'avenir dans être mais le seul avenir d'un individu consiste justement à être.
"...cette ville était gigantesque, elle avait la population de dix cités, on n'y rencontrait pas un homme" (Rumi)

-la liberté est-elle un concept crédible dans un monde constitué exclusivement d'interdépendances?

dans le même ordre d'idée:
- comment un concept appelé justice peut-il exister dans un monde où il est impossible de trouver un seul homme juste?
- comment l'égalité peut-elle exister dans un monde constitué exclusivement de dissemblances?

et, pour le plaisir, un petit morceau de Khalil Gibran:

LE CULTE DE L'ESCLAVAGE

"....j'ai vu les peuples sacrifier garçons et filles aux pieds de l'idole qu'ils appellent Dieu, brûler l'encens devant sa statue en l'appelant Fils de Dieu, se soumettre à sa volonté en l'appelant l'Ombre de Dieu sur terre, verser sur elle vin et parfum en l'appelant Reine, l'adorer et s'agenouiller devant elle en l'appelant Loi, travailler et lutter, voire voler, pour elle en l'appelant Fortune et Bonheur, combattre et mourir pour elle en l'appelant Patriotisme, détruire et démolir en son nom en l'appelant Fraternité, et enfin tuer pour elle en l'appelant Egalité.

Nombreux sont les noms de cette idole, mais unique est la réalité. Elle plusieurs facettes, mais elle est faite d'un seul élément.
En vérité, c'est une maladie perpétuelle transmise de génération en génération."

Écrit par : gmc | 18/02/2006

Tout, liberté et respect... Ce François m’est bien sympathique… : ) )

J’apporterais quelques petites nuances à cette vision très occidentale et imprégnée du monde moderne…

L’homme a cru chasser Dieu, mais c’est en tant qu’espèce qu’il a adopté ce comportement ; et c’est toujours en tant qu’espèce qu’il se place au-dessus de tout.
Le fait qu’il ait chassé Dieu importe d’ailleurs très peu pour une grande part de l’humanité : toutes les religions dites "du livre" placent l’homme au-dessus de tout, au moins en théorie.
L’homme en tant qu’individu, s’il a fait le choix (raisonné) de l’athéisme, a aussi chassé Dieu ou –du moins- l’idée de dieu… mais il ne se place pas au-dessus, bien au contraire : il devient alors partie prenante de tout ; il est au milieu de tout. C’est du moins ainsi que je me sens en tant qu’athée : parmi le vivant, au même titre que le ver de terre, le babouin ou le roseau (pensant ?)…

Quant à la liberté, tout ce qui est décrit ici est bien exact… mais exact dans le cadre d’un monde occidentalisé et "développé". Il y a une foule d’autres notions de liberté qui valent tout autant, à un lieu et à un moment donné… La liberté universelle est illusoire...
Et oui, la liberté absolue est également utopique. A mon sens, il ne peut y avoir d’absolu que sa vieille définition : "la liberté de chacun s’arrête où commence celle d’autrui".
Ce ne sont pas les lois qui devraient régir cela (depuis le temps qu’elles essaient, on devrait avoir constaté que ça ne marche pas !) , mais la simple éducation et, par-dessus tout, celle du respect de l’Autre, le Différent…

Écrit par : François (eh oui...!) | 19/02/2006

Franc arbitre... perfide! Croire pouvoir être libre dans l'illusion c'est encore subir l'esclavagisme mental...

Écrit par : phène | 19/02/2006

Pas peur Voilà le christianisme que je l'aime c'est à dire un christianisme qui n'a pas peur de se penser, de se mettre à l'épreuve de l'expérience. Alors continue comme ça tu as un lecteur de plus.

Écrit par : Djilo | 19/02/2006

Merci, pour vos riches commentaires !

A bientôt

Écrit par : Le pèlerin vagabond | 20/02/2006

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