31/12/2005

Meilleurs Voeux de "dégoût" pour 2006

Meilleurs vœux de dégoût pour 2006

 

 

Chaque année, nous échangeons nos meilleurs vœux ; par tradition et savoir vivre.

Personnellement, l’année 2005 aura été, je pense la meilleure.

 

Oui, je suis passé du statut du révolté à celui du dégoûté.

Vous allez sans doute penser que je suis "tombé dans le  trou" de l’aigreur.  Pas du tout !

 

La révolte est un passage obligé pour tout qui veut progresser dans la voie de l’humanisation.

Le revers de la médaille, c’est que cela demeure majoritairement de l'ordre de la réflexion « intellectuelle »,  assimilable à de l’embourgeoisement malsain ou une réflexion gauchisante « caviarisée ».   Par conséquent, la révolte est devenue un piège. 

 

Notre conception de la solidarité à malheureusement des œillères ; elle est, si j’ose dire, « marchandisée ».

Alors stop !!!

Comme j’aime à le rappeler, il nous reste l’espérance. 

 

Pourquoi le dégoût ? Parce qu'il peut être stimulant.

Le dégoût est enraciné dans la profondeur de notre être ; il peut être le début d’une espérance concrète pour un monde meilleur, c'est-à-dire en tenant compte des  autres.

Le dégoût est également le moteur de l’action déboulant sur l’espérance.

Si nous voulons que l’espérance ne reste pas sous sa forme abstraite, il faut devenir dégoûté pour agir.

 

Je vous souhaite mes meilleurs et sincères vœux, que l’année 2006 soit remplie, je vous le souhaite de "dégoût" !!!

 

 

Le pèlerin vagabond

 

 



17:21 Écrit par Lpv | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/12/2005

Hypocrisies

Cette année, je n'aime plus NOEL.   
Les raisons en sont multiples, et je ne vais pas me lancer dans des explications.
 
Je souhaite du fond de mon âme un joyeux Noël aux victimes toujours plus nombreuse de l'indifférence et de l'oubli : cette veillée est la leur !
 
Le pèlerin vagabond
 
 

19:22 Écrit par Lpv | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/12/2005

Être ET ne pas être

La dépression n'est pas une invention pour ne rien faire !
La maniaco dépression est une maladie des plus pénible à vivre ; et surtout mal comprise.
On entend souvent dire : "il n'est pas dépressif, regarde, il va bien, c'est de la comédie...".
Toutes ces personnes imbéciles ne savent pas tout le mal qu'elles font.
François dit souvent que si il avait le choix, il préférerait se casser un membre tous les ans.
Les victimes des maladies invisibles souffrent cruellement plus souvent qu'à leur tour !
 
Dans sa vie, il lui faut obligatoirement relativiser l'existence pour pouvoir survivre tant bien que mal.  C'est une exigence pour tenir le coup.  Sans cela, il croit qu'il passerait définitivement vers l'espérance illusoire qui est souvent synonyme de "fin".
Le relativisme et le second degré sont pour lui vitaux.  C'est une manière de se positionner et surtout se protéger.  Se protéger de qui ?
Notre ami est arrivé à devoir se protéger de lui-même, son plus grand ennemi, c'est toujours lui...  Il se neutralise, ainsi il ne perd plus de temps à se larmoyer sur son sort.
 
En temps ordinaire, François est un "simple" écorché vif.  Lorsqu'il est dans une période de "déprime" profonde, il n'arrête pas de se dire qu'il ne tombera pas plus bas ; et l'inverse se produit, il rentre alors dans ses périodes de non-être.  Il n'est plus lui et les évènements tragiques de l'existence humaine prennent le dessus en lui transperçant le corps.
Le dépressif est toujours une personne très sensible qui est incapable de contrôler ses émotions.  François prétend que c'est ce qui fait la richesse d'un dépressif.
Il ne voit plus du tout les choses de la même manière.
Maintenant il éprouve souvent l'idée d'écouter de la musique, de se promener, prendre le temps de regarder la vie simplement.  Malheureusement ces périodes sont souvent de courte durée.
 
"Être et ne pas être" ne se résume pas à sa simple expression.  Cela synthétise bien son existence, quand notre ami à découvert qu'il est et n'est pas ; au début cela produit un choc.
Il est devenu avec le temps un funambule de l'existence, le tout est d'essayer de rester sur la corde.  Quand il tombe, soit il rentre dans une période d'exaltation intense (devenue rare) ou une période de mélancolie qui le paralyse.
 
Malgré les période de trou noir, sa vie de maniaco dépressif s'enrichit fréquemment de nouvelles émotions.  Il n'a plus envie d'une vie "normale", il préfère la sienne, avec son lot d'interrogations, de douleurs, et de dégoûts qu'il manifeste souvent à l'égard de notre société.

18:54 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |