17/11/2005

La mise en observation (fin)

L'audience devant le juge de paix reste gravée dans la mèmoire de François.
Etaient présent : le juge et son greffier, le substitut du procureur du Roi, l'avocat commis d'office, Jean et notre ami.  Le temps des présentations terminé, l'audience commence :
 
-  Le juge : Alors monsieur François, votre court séjour en Israël s'est bien déroulé ?
-  François : Oui, comme vous dites, un peu court...
-  Le juge : Selon le docteur Nabo, les derniers événements montrent une grande instabilité  dans vos humeurs, de plus, selon le docteur vous êtes difficilement prévisibles.  Sur base de ces éléments, il pense que vous devriez rester quarante jours de plus.  Le juge continue : monsieur François, comment voyez-vous votre avenir, et comment vous sentez-vous ?
-  François : J'aimerais tout d'abord vous présentez mes excuses pour le rendez-vous manqué de vendredi dernier.  En ce qui concerne mon avenir, je le vois en dehors de cette institution, j'estime que je suis capable de retourner chez moi.
-  Jean : Excusez-moi, monsieur le juge, je me demande ce que je fais ici ?
-  Le juge : Ce qui m'intéresse c'est de savoir si monsieur François est dangereux pour la société ou pour lui-même ?
-  Jean, surpris par la question : Il n'est certainement pas dangereux pour autrui, quant à savoir s'il représente un danger pour lui, avec toutes les épreuves passées et le nombre de ses copains qui se sont suicidés, si c'était le cas, je pense qu'on le saurait depuis longtemps.
-  Le juge : Bon je vois, et vous Maître, quelque chose à dire ?
-  L'avocat : Non, rien pour l'instant.
-  Le juge : vous pouvez vous retirer.
 
Après quelques minutes, l'audience était terminée, l'avocat rassura François et lui dit que normalement dans cinq jours il pourrait sortir.  Il lui dit également d'essayer de se tenir tranquille durant les cinq derniers jours.  Ce qu'il fit à peu près.  Avec le recul des années, notre ami pense que le juge devait être "amusé" de la situation et devait le trouvé sympathique.
Les derniers jours à "l'Institut de la clairvoyance", notre ami n'a plus vu le docteur Nabo...

18:56 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/11/2005

La mise en observation (suite)

Le jour suivant, François partit en excursion, destination, Jérusalem.  Marlgré la beauté de la ville, ce qui le marque, c'est le fossé entre pelestiniens et juifs...

Pour son retour en Belgique, il a été fouillé en règle à l'aéroport, il lui restait juste son caleçon.  Même le dentifrice à été vidé !  Arrivé à l'aéroport de Zaventem, plus moyen de retrouver sa voiture.  Une fois le problème réglé, il prit la direction de "l'institut de la clairvoyance".

Arrivé au pavillon, il fallait passer par le bureau des infirmières.

-  Alors Monsieur François, le voyage c'est bien passé ?

-  Oui, mais un peu court !

 

Il reprit la direction de cette chambre à quatre personnes qu'il détestait.  L'unique lavabo était à septante centimètres de son lit, il avait droit tous les matins de recevoir les effets de toilettes de ses voisins, sur son lit ; bref l'enfer.

Le retour fut difficile, le lundi matin après le petit déjeuner, il a été appelé chez le docteur Nabo.  Il n'avait pas l'air heureux de son escapade...  Il est vrai qu'il devait se sentir "roulé"...  Il lui apprit que le juge de paix qu'il aurait dû  rencontrer le vendredi, reviendra le lendemain, soit le mardi.  François prit contact avec Jean pour qu'il vienne à l'audience.  Il avait droit à un avocat pro deo et une personne de confiance.

Les enjeux étaient importants pour lui.  Il voulait sortir mais, l'institut de l'entendait pas de cette oreille ; il voulait le garder quarante jours supplémentaires.  Pour sa part il était persuadé que le juge allait lui rendre sa liberté.  L'après-midi de ce lundi là, il a passé son temps à raconter ses exploits en Israël.  Les malades riaient tellement quand il leur racontait ses aventures, qu'il finit pas se rendre compte de l'exploit qu'il avait réalisé.  Pour l'institut, cela leur a peut-être servi de leçon.  En effet, déjà que votre liberté est bouffée par un règlement, infantiliser de surcroît les malades, les motive à manifester leur envie de liberté...  Notre ami, malgré ses nombreuses sorties, a mal vécu cette privation de liberté !

 

à suivre







19:33 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/11/2005

La mise en observation

Mille neuf cent nonante huit, mois de Mars, François "pète un plomb".
Dans un premier temps, les évènements deviennent rocambolesques.
 
-  Allô, Jean.
-  C'est toi ! Où es-tu ? Tout le monde te cherche et ils veulent envoyer Interpol à tes trousses.
-  Je suis à Eilat.  Eilat en Israël, j'ai atterri en Jordanie et pris un bus jusque Eilat au sud d'Israël.
-  Comment es-tu arrivé là bas ?
-  Je suis rentré dans une agence de voyage, j'ai demandé à partir le surlendemain dans un pays chaud et ils m'ont proposé ce voyage.
-  Maintenant, tu téléphones à l'institut !!
-  O.K. je téléphone.
 
Après avoir "déraillé" au domicile familial, le médecin, la famille et le substitut du procureur, décidèrent de l'envoyer en institut psychiatrique dans le cadre de la procédure dite "mise en observation".
 
-  Bonjour, c'est François, je suis bien à "l'Institut de la clairvoyance" ?
-  Oui, à qui voulez-vous parler ?
-  Au docteur Nabo, il parait qu'il me cherche...
-  Ici le docteur Nabo, Monsieur François, vous devez revenir immédiatement.
A entendre sa voix, il comprit qu'il ne rigolait pas.
-  C'est pas possible, demain je pars en excursion à Jérusalem, je reviendrai dimanche, si l'agence veut bien avancer mon retour.
-  Non, vous devez revenir demain au plus tard.
-  Pas possible, demain c'est le jour du sabbat et les bureaux de l'agence sont fermés.
 
Maintenant qu'ils savent où je suis, se dit-il, les problèmes sont réglés.  Il s'est rendu en ville manger et boire un verre.  Notre ami garde en mémoire, une grosse panique ; il lui était impossible de retrouver le chemin pour se rendre à l'hôtel.
 
à suivre
 
 

18:46 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/11/2005

Introduction

L'homme à beau crier fort qu'il est rationnel, pour notre ami, l'homme est complètement irrationnel, mais surtout très malade.  Ce qui le tracasse sérieusement c'est que tout ces hommes malades sont en liberté... et... sans traitement.
La maladie des hommes n'est pas un virus rare, elle porte le même non qu'une chanson  ; la maladie d'amour.  L'homme ne sait ou ne veut plus aimer.  Sans amour, pas d'intéressement pour autrui et le piège de l'égoïsme se referme.
 
Il y a une autre maladie ou plutôt pandémie, celle du pognon qui s'est incrustée sournoisement dans notre société.  L'homme commence seulement à découvrir qu'il est malade, il est grand temps qu'il se soigne !  Ces maladies rendent l'homme occidental insensible aux détresses humaines.  Quant à François, il préfère être très sensible et malade avec traitement qu'insensible et malade sans traitement. 

18:20 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Vivre en espérance et illusion !



Introduction

Vivre sans espérer ; plutôt crever, dit François.
Quand la confiance est "foutue le camp" et que l'espérance s'apprête à prendre le même chemin, que reste-il ?  Il demeure un no man's land situé entre l'espérance et l'illusion.
Ce lieu pour François est un endroit qu'il fréquente souvent malgré lui.
Ceux qui comme lui souffre de maniaco-dépression, peuvent tomber dans l'espérance illusoire qui est un état de désespérance totale, pouvant mener à l'irréparable...

La maladie lui offre la possibilité d'être plus humain ; du moins il le croit.  D'autre part, il se pose toujours la question de savoir qui est le plus malade ?
Est-ce lui ou la société dont tout homme fait partie ?
La question mérite de s'y attarder.
Ainsi, au mois de décembre 2004, la catastrophe du tsunami frappe l'Asie.  Les médias nous montrent l'étendue de la catastrophe avec raison.  Un élan de générosité mondiale se met en marche ;  six mois plus tard la réalité est bien différente...
Pendant la même période, une famine s'installe progressivement en Afrique sous les regards bienveillants des Occidentaux, les victimes risquent bien d'être plus nombreuses.  La couverture médiatique est quasi silencieuse par rapport au tsunami.  Heureusement, la presse écrite n'a pas renvoyé la famine annoncée depuis octobre 2004, aux oubliettes médiatiques !

à suivre


 

15:24 Écrit par Lpv dans Être citoyen... | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |